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Art contemporain en province

Samedi 10 avril 2010 6 10 /04 /Avr /2010 09:11

À partir du 15 mai 2010, le Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole présente trois nouvelles expositions temporaires de Richard Nonas, Marina Paris et Omar Galliani. Le programme d’attractivité culturelle du territoire se poursuit avec « Local Line 2 », une exposition d’œuvres d’artistes basés à Saint-Etienne. Enfin tout au long de l’été, « Consommables » invite à un parcours dans la collection permanente sur le thème de l’objet, de Victor Brauner à Philippe Favier, de Fernand Léger à Bertrand Lavier.


Richard NonasRichard Nonas

Richard Nonas est né en 1936 aux Etats-Unis. Sa première activité, anthropologue, et les missions qui ont été les siennes (vivre auprès des Indiens du Mexique, des Inuits du Canada, ou des Indiens de l’Arizona) imprègnent l’ensemble de sa création plastique.

Ce qui pourrait apparaître en premier lieu comme un art minimal voire conceptuel est en fait plus proche d’un art environnemental : les réflexions de l’artiste et leur mise en œuvre portent sur la sensibilité des matériaux, et plus largement sur un rapport physique, sensible, au lieu. Richard Nonas met en place des dispositifs simples, répétitifs, qui vont marquer un territoire donné – espace naturel ou salles de musée. Les matériaux utilisés sont toujours liés à l’histoire du lieu dans lequel il s’inscrit.

L’exposition au Musée présentera notamment deux installations in situ à l’intérieur des salles, pour lesquelles l’artiste utilisera de l’acier et des blocs de granit, animant la surface au sol de formes géométriques simples répétées, de signes, de marquages, de codes détournés d’une certaine modernité. A l’extérieur, des rochers issus de carrières voisines du Musée s’aligneront pour former une crête ressurgie d’un passé imaginé ou ressenti. La rétrospective que lui consacre le Musée d’Art Moderne, outre ces installations in situ d’envergure, sera l’occasion, pour la première fois dans un musée en France de rassembler une vingtaine de sculptures, présentées au mur et au sol.

Le travail de Richard Nonas, qui a notamment été proche de Gordon Matta-Clark et de son groupe Anarchitecture dans les années 1970, a contribué avec Denis Oppenheim et Richard Tuttle à une forme de re-contextualisation du langage formel minimal. Ses sculptures sont entrées dans les plus grandes collections comme celle du Guggenheim Museum ou du MoMA de New York.

« Je veux que mes sculptures créent un monde, un espace, un lieu, qui aient un effet sur vous. [...] le lieu porte une empreinte émotionnelle et une empreinte humaine qui excèdent la réalité physique. » (Richard Nonas).
 

Marina Paris, Other Spaces / Other Chances

L’œuvre de Marina Paris (née en 1965 à Sassoferrato, Italie, vit et travaille à Rome) aborde le thème de la persistance de la mémoire et de ses fluctuations. Elle s'exprime par l'utilisation de diverses techniques telles que le dessin, la photographie et les installations in situ. Pour sa première exposition monographique muséale à l’étranger, cette jeune artiste présente des photographies récentes et une vidéo.

Longs couloirs vides, abandonnés, salles d’attentes froides, déprimantes, sans âme qui vive, ameublement réduit, lieux de transit et d’attente... Ici la répétition monotone d’espaces vides aménagés par l’homme constitue la seule trace de vie, aucune autre présence visible, ni tangible. Tout est silencieux, tout est neutre et impersonnel. L’observateur a l’impression de tout savoir ; il lui semble qu’il a déjà tout vu, et il a le sentiment de se trouver dans un contexte d’une familiarité ennuyeuse. Malgré cela, il reconnaît en son for intérieur quelque chose de mystérieux et de troublant : une sensation indéfinissable et inexplicable. La nature statique des objets ainsi que l’absence d’action créent une tension latente synonyme d’attente, de frustration, d’une lente incertitude. Les lieux désertés nous attendent dans une sorte d’espoir mélancolique d’une réactivation par la présence).
 

Omar Galliani

Omar Galliani (né en 1954 à Montecchio Emilia, Italie) est une figure du groupe italien « Anacronisti » (les Anachronistes) et du mouvement « Magico Primario » (Magie Primaire), fondés dans les années 1980 en opposition à l’art conceptuel international, au développement des installations et du multimédia. Très largement connus en Italie, ses dessins, réalisés au crayon, à l’encre ou au pastel, vont puiser dans les techniques classiques du clair-obscur et du sfumato. A partir des années 1980, Omar Galliani participe à plusieurs éditions de la Biennale de Venise, de la Biennale de Sao Paulo au Brésil et de la Biennale de Pékin, où il remporte le premier prix en 2003. Ses figures féminines évanescentes au carrefour de l’orient et de l’occident combinent l’iconographie occidentale à la sérénité orientale.

Il présente à Saint-Etienne dans le Cabinet d’arts graphiques des œuvres récentes, 45 dessins de petit format de la série « Notturno  » (2007), deux ensembles de grands dessins l’un sur papier de soie, l’autre intitulé Disegno Siamese (dessin siamois) et enfin quelques œuvres réalisées en 2009 sur toile (série « Sant’Appolonia »).

 

Local Line 2

Deuxième édition d’un cycle d’exposition qui a débuté au printemps 2010, « Local Line 2 » se veut le reflet de la création en train de se faire sur le territoire stéphanois. Dans ce cadre également, certains des artistes présentés au MAM seront invités dans les prochains mois à exposer à l’étranger dans des institutions partenaires. Pour cette deuxième édition, le thème fédérateur n’est plus lié au medium utilisé, mais plutôt au sentiment mélancolique qui émanerait d’un ensemble d’œuvres d’artistes d’une génération (35-40 ans) qui ont choisi de travailler sur notre territoire.

Artistes (en cours de sélection) : Christophe Vailatti, Emma Ré, Linda Roux, Sandra Sanseverino...

 

Consommables

De février à août 2010, le choix d’œuvres est organisé autour de l’objet dans tous ses états, du début du XXe siècle à nos jours. L’occasion de découvrir des acquisitions récentes et très contemporaines, comme l’installation Who’s afraid of design ? d’Arnaud Labelle-Rojoux (2009), ou de redécouvrir des œuvres plus anciennes, régulièrement présentées, telle La partie de campagne de Fernand Léger (1953) ou L’Accumulation de haut-parleurs d’Arman (1963). Une série de dessins de Victor Brauner illustre la vision surréaliste de l’objet et permet de revoir une partie de ce fonds exceptionnel légué par la veuve de l’artiste. Bien représentés dans la collection du musée, les courants du Pop Art et du Nouveau Réalisme font également partie du parcours.

 

[Visuel : Richard Nonas / Photo Yves Bresson]

 

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Mardi 30 mars 2010 2 30 /03 /Mars /2010 08:00
Acquise en 1947 avec Jean Marais, la maison de Milly-la-Forêt a été le théâtre de la création des plus grandes œuvres de Jean Cocteau. Entre ses murs sont nées les phrases mémorables du Testament d’Orphée, de Requiem, et bien des toiles, bien des dessins et des pastels. Il y a vécu les dix-sept dernières années de sa vie avec son compagnon, Edouard Dermit. A la mort du poète en 1963 et jusqu’en 1995, ce dernier a scrupuleusement veillé sur l’ensemble des objets qui constituaient son décor quotidien.
 

Maison Jean CocteauL’exception de sa situation à l’orée du centre-ville, l’étroite relation entre paysage et bâti, les qualités plastiques du lieu ont incité Jean Cocteau à faire de son « refuge » une œuvre d’art en soi, conforme à son image, à ses rêveries. A moins d’une heure de Paris, il établit à Milly-la-Forêt une familiarité entre le lieu et son œuvre, intégrant dans les jardins des éléments de décors de ses films, notamment des sculptures.
 
Témoignage majeur des goûts et de l’intimité de l’artiste, la Maison Jean Cocteau offre au public, après 5 ans de travaux, la parfaite restitution de la chambre, du bureau et du grand salon, dans lequel se trouve notamment une toile magistrale de Christian Bérard. Le projet d’aménagement, conduit par l’architecte François Magendie et le duo Dominique Païni-Nathalie Crinière (qui avait réalisé l’exposition « Jean Cocteau » au Centre Pompidou en 2003), permet également l’exposition d’une sélection des œuvres graphiques de la succession Cocteau, comprenant, outre le meilleur de Cocteau, des pièces de Picasso, Warhol, Modigliani, Buffet, Blanche, Man Ray… Photographies, manuscrits, lettres, journaux et affiches évoquent les moments importants de la vie et de l’œuvre de Cocteau (cinéma, théâtre, musique, enfance, adolescence, guerres, amitiés...). Au rez-de-chaussée, une salle de projection programme des films de et sur le poète. Sous la pergola du jardin est proposée une restauration légère, et une librairie-boutique conclut la visite.
 
Le jardin domestique, le verger et le bois (2 hectares au total), confiés au paysagiste Loïc Pianfetti, sont eux aussi des lieux de promenade privilégiés pour le visiteur. L’omniprésence de l’eau, traversée par des passerelles, la couleur des parterres fleuris (rosiers, pivoines, lys…), les arbustes fruitiers plantés par Cocteau et le château en vis-à-vis sont les principales caractéristiques extérieures du domaine.
 
Pierre Bergé, titulaire du droit moral sur l’œuvre de Jean Cocteau, président et mécène de ce projet, a acquis la propriété en 2002 avec l’aide du Conseil régional d’Ile-de-France et du Conseil général de l’Essonne (partenaires également des travaux), pour en faire un lieu vivant de mémoire et de redécouverte de l’œuvre de Jean Cocteau.
 
A la sortie de la ville, la Chapelle Saint-Blaise-des-Simples, dont les fresques furent réalisées par Jean Cocteau, abrite aujourd’hui sa tombe. L’ouverture au public de la Maison Jean Cocteau donne une nouvelle résonance à son épitaphe : « Je reste avec vous ».
 
                                                        
Maison Jean Cocteau                       
15, rue du Lau - 91490 Milly-la-Forêt                          
Du 1er mars au 30 octobre : mercredi-dimanche, 10h-19h
Du 1er novembre au 15 janvier : mercredi-dimanche, 14h-18h
Fermée lundi et mardi et du 15 janvier au 28 février


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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 12:09
Organisée au Lieu unique (Nantes) du 11 juin au 29 août 2010, « Rétrospective / prospective ! » réunit des courts métrages, des installations vidéo, des théâtres optiques et des dispositifs audiovisuels participatifs de Pierrick Sorin. Deux créations sont également présentées avec des interventions musicales “live".


Pierrick Sorin au Lieu Unique« Cette exposition au lieu unique est la plus importante que j’aie jamais réalisée. En terme quantitatif, en tout cas. Pour ce qui est du qualitatif , on verra... Les visiteurs jugeront. Ce qui est sûr, c’est qu’ils pourront s’en mettre plein la lampe : une trentaine de courts métrages de 2 à 26 minutes, une vingtaine d’installations vidéo, des photos, des textes... et un parcours sur 2000 m2.
Côté dessert, le service aura lieu à quelques encablures : la jeune galerie melanieRio accueillera environ 8 pièces montées. Enfin... j’espère qu’elles seront effectivement montées, car avec tout le travail que j’ai,ça ne va pas être “du gâteau”.
Tiens..., à propos : ma défunte grand-mère, Constance, faisait des gâteaux, des “Petit Beurre LU”. Me voici sur ses traces, à trimer dans la même usine, avec, quand même, cette chance qui ne fut pas la sienne : pouvoir librement tartiner mon ego sur les grands murs de briques.
Il n’ y aura pas “Tout Sorin” dans cette exposition, car il y a des pièces que je n’aime pas, d’autres qui sontvraiment trop pénibles à monter, d’autres qui ont été conçues pour des lieux ou évènements très spécifiques, d’autres qui seraient trop redondantes, d’autres qui sont coincées dans des collections lointaines..., mais la sélection offrira quand même une vision “assez exhaustive” de mon activité depuis les années 80, des petits films Super 8, dits “de fonds de tiroirs”, aux captations sophistiquées d’ opéras à gros budgets.
C’est donc bien une rétrospective. Je tenterai de lui donner la forme d’un parcours plein de vie. De manière générale, le fait d’exposer me passionne moyennement. Je préfère inventer de nouvelles histoires plutôt que scènographier du “déjà fait”. Certains diront que la conception d’une exposition peut faire “oeuvre en soi”... mais ça, “c’est une autre histoire”.
Toujours est-il que, dans le cas présent, c’est avec une grande joie (voyez ma queue qui frétille) que je m’installe en ce lieu unique à l’égard duquel j’ai un réel attachement et qui verra passer, je l’espère, nombre de mes connaissances et amis du terroir.
L’exposition complémentaire présentée par la galerie melanieRio donne à voir, entre autres, plusieurs pièces qui ont en commun un côté “easy viewing” (si le terme n’est pas usité, je le lance et ce, malgré mon respect de la langue française) et une propension à s’intégrer dans l’espace de la maison.
Titre de l’exposition, donc : Curiosités domestiques. Quant au titre de l’exposition au lieu unique : Rétrospective/Prospective !, donné avec mon plein accord, il est à prendre comme une formulation rimée et sympathique qui exclut l’idée que l’on m’enterre trop vite. En vérité, le besoin vital de créer et les propositions hétéroclites me poussent en des directions inconnues : je ne prospecte pas et n’ai pour perspective que de fuir un point vide. En rigolant, quand même. » (Pierrick Sorin)


Les œuvres présentées au Lieu Unique

  • Une vie bien remplie (1993 - installation) : adaptation spéciale pour l’exposition sur 10 écrans suspendus. Accompagnement sonore par les machines automatiques de Pierre Bastien. Dans Une vie bien remplie, Pierrick Sorin accomplit frénétiquement un ensemble de petites activités du quotidien répétitives et dénuées d’intérêt. Transportant des tonnes de linge sale, avalant des verres de vin à répétition, répondant sans arrêt au téléphone, remplissant et vidant sa valise au moment de partir, ce Mister Bean français renouvelle l’art du slapstick. A l’occasion de cette exposition, l’artiste propose une adaptation nouvelle de l’oeuvre.
  • Les Décorateurs (théâtre optique) : Deux petits Sorin holographiques habillés en père Noël, font des expériences picturales sous l’objectif d’une caméra de surveillance. Les images qu’elles captent forment une vidéo-peinture riche de références.
  • Sorino le Magicien (théâtre optique) : Avec la complicité de son assistante (Karine Pain), Sorino effectue divers tours de magie un peu dérisoires, dans lesquels le pain est l’accessoire essentiel. L’artiste s’affirme ici, non sans ironie, comme amuseur public. Les personnages “holographiques” apparaissent dans une maquette en volume. A la magie de la prestation elle-même de Sorino, se superpose la magie du dispositif de représentation.
  • Titres Variables (série de 3 théâtres optiques) : des petits Sorin courent désespérément sur des tourne-disques...
  • Chorégraphie d’aujourd’hui (théâtre optique) : Un personnage s’essaye à la danse contemporaine dans un vrai aquarium avec poissons rouges.
  • 143 positions érotiques : Un personnage nu prend des poses vaguement érotiques, sur un lit, avec, pour partenaire, un polochon.
  • Quelques inventions remarquables (série) : Démonstrations d’inventions du futur... Le visualiseur personnel d’images mentales. Le téléportateur d’objets vivants. L’opérateur personnel de chirurgie faciale. La télévision holographique. Prototype de cheminée virtuelle 1. Des claviers d’ordinateur brûlent au coeur de l’exposition.
  • It’s really nice (installation vidéo) : Trente-deux écrans vidéo présentent des visages animés, en gros plans. Ces portraits ont été réalisés numériquement à partir de portions de visages empruntés à une quarantaine de personnes de races, de sexes et d’âges différents. Ils n’en restent pas moins très humains...
  • La belle peinture est derrière nous (installation vidéo) : Le visiteur, qui participe involontairement à l’oeuvre en étant filmé par une caméra cachée, est pris à partie par l’artiste, par jeu d’images interposées : “Poussez-vous! Je suis en train de regarder la belle peinture qui est derrière vous...”
  • L’homme qui a perdu ses clefs (installation vidéo) : Un homme cherche frénétiquement ses clefs. La mise en espace des images fait de lui un lilliputien stressé qui s’agite devant une image en grand format : des gros plans de ses propres mains fouillant ses vêtements et son visage inquiet...
  • Pierrick et Jean-Loup (4 épisodes) : Produite pour l’émission de Bernard Rapp My télé is rich, cette série de quatre autofilmages met en scène les aventures banales de deux frères, joués par Pierrick Sorin. Les deux garçons, en proie à l’ennui, se livrent à des activités où se mêlent la bêtise, la créativité et l’agressivité.
  • Nantes : projets d’artistes : Ce court métrage présente, sous la forme d’un vrai-faux reportage, sept projets d’artistes européens passionnés par les nouvelles technologies. Les protagonistes sont tous interprétés par Pierrick Sorin.
  • Un artiste à la mer : Autoportrait d’un artiste en résidence de création au bord de la mer. Il est un peu dépressif et en proie au doute. Son beau-frère traÎne dans les parages...
  • Opéra “La Pietra del Paragone” Rossini (Théâtre du Châtelet) - Extrait de 10’ : Pierrick Sorin applique à l’opéra de Rossini certaines des méthodes qu’il a développées dans ses oeuvres. Mis en scène au Théâtre du Châtelet en 2007 par Giorgio Barberio Corsetti et Pierrick Sorin, dirigé par Jean-Christophe Spinosi.
  • C’est mignon tout ça : Grâce à un dispositif vidéo basique, un homme partiellement vêtu en femme, s’excite à la vue de ses propres fesses... C’était bien du coulis de tomate. Avec intervention musicale live de Diane Nicolle (piano). Ce court métrage raconte un drôle de voyage dans le temps à dos d’éléphant... L’auteur, comme à son habitude, interprète tous les rôles et ironise sur la notion même de spectacle. Création pour la compagnie Royal de Luxe.
  • Des clips : Un après-midi à Paris (Philippe Katerine), Le chien mouillé (Miossec), Le bruit (Ternyl) + Présentation Châtelet Saison 2008.
  • Photos et textes : With Michel. Série de photos de vacances avec Pierrick et son copain Michel. Textes et tirages photos créés pour le magazine Kostar.
  • Courts-métrages : Vieilleries (Films super 8 réalisés entre 1980 et 1987) : Où la mère ne tient qu’à un fils, Jean-Loup Pichon seigneur de la nuit, A vieille mule, frein doré. Des autofilmages 1987/88 : Réveils, Je m’en vais chercher mon linge, De Belles sculptures contemporaines, Une bonne leçon, L’homme qui aimait les biscottes, Martin met ses lunettes, Oui mais j’ai envie et Pendant ce temps dans ma chambrette.
  • Installation : Leçon de mode - une œuvre de commande réalisée en 2002 pour les Galeries Lafayette Hausmann
  • Performances : jeudi 10 juin (horaires communiqués ultérieurement) : Diane Nicolle interprète au piano sa musique pour C’était bien du coulis de tomate. Dimanche 13 juin (horaires communiqués ultérieurement) : Interventions musicales ponctuelles de Pierre Bastien sur ses Machines à Musiques avec Pierrick Sorin en V.J. un peu mou en rapport avec les projections sur écrans suspendus. Pierre Bastien a longuement construit et mis au point un orchestre domestique et privé fait de dizaines de robots en Meccano, joueurs d’instruments de musique traditionnels et parfois d’objets usuels. C’est avec ces machines regroupées sous le terme Mecanium, et d’autres issues de pratiques voisines, qu’il enregistre ses albums et donne ses concerts depuis douze ans.


Pierrick Sorin à la galerie melanieRio - « Curiosités domestiques »

La galerie melanieRio (34 bld Gabriel Guist’hau - Nantes) a ouvert ses portes en juin 2009 avec pour intention de défendre et produire des artistes émergents français et internationaux ouverts sur le monde, questionnant notre devenir, notre espace, nos comportements. Située dans un ancien hôtel particulier, la galerie offre à l’exposition et à la création in-situ trois salles d’exposition, un espace librairie et un jardin de 1200m2.
L’exposition organisée au lieu unique permet aujourd’hui à cette jeune galerie de présenter en parallèle une mise en scène d’oeuvres que Pierrick Sorin a envisagée comme un clin d’oeil à l’esthétique et à l’histoire du bâtiment.
Pierrick Sorin introduit dans l’architecture 19ème de la galerie ses dispositifs vidéos et théâtres optiques. Il joue ici avec les codes de l’intérieur bourgeois et tourne en dérision l’art contemporain. Dans la cheminée virtuelle brûlent des livres d’art conceptuel, l’aquarium du salon renferme une étrange créature nageant au milieu des poissons rouges et la stupeur entre dans le salon lorsqu’on observe l’extérieur à travers un oeilleton...
Les oeuvres mises en scène dans la galerie s’apparentent à des Curiosités Domestiques. L’artiste se moque gentiment de l’oeuvre d’art, objet de collection que l’on installe au-dessus du canapé ou dans la chambre à coucher. Le spectateur, qui oscille entre rire et malaise, est confronté à des situations absurdes où perce l’inanité de nos désirs et de notre existence. Le travail scénographique de Pierrick Sorin est également présenté en parallèle avec la projection de l’opéra vidéo La Pietra del Paragone de Rossini et l’exposition de ses croquis préparatoires.


>> Vidéo interview de Pierrick Sorin, réalisée lors des
Designer's Days au Sony Style George V

 
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