Magazine culturel sur l'actualité de l'art contemporain

Art contemporain à Paris

Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 09:54
A l'occasion de la FIAC (Grand Palais, du 22 au 25 octobre 2009), la Galerie Le Minotaure rend hommage à l'artiste américain de génie Erwin Blumenfeld. Au travers de cette sélection d’œuvres, les amateurs découvriront notamment des collages/photomontages dadaïstes et satiriques dénonçant le pouvoir et le totalitarisme. Par la suite, du 27 octobre jusqu’à mi-décembre 2009, des tirages photographiques d’époque seront, cette fois, présentés dans les murs de la galerie.


Erwin Blumenfeld

Né à Berlin en 1897 dans la bonne bourgeoisie juive, Erwin Blumenfeld reçoit son premier appareil photo à dix ans. Après le traumatisme de la première guerre mondiale où il part au front comme ambulancier alors que son frère y perd la vie, sa jeunesse se passe entre le rejet de la bourgeoisie dont il est issu et son intérêt pour l’avant-garde artistique européenne. Ami de Paul Citroën et de George Grosz, il s’initie en autodidacte à la photographie, au dessin et au collage.

L’accession de Hitler au pouvoir provoque la chute de son commerce de maroquinerie et, par désœuvrement, il commence à faire poser ses belles clientes devant l’objectif. Le hasard des rencontres et la crise économique lui font bientôt quitter les Pays-Bas pour tenter sa chance à Paris où l’essor de la presse illustrée donne des ailes aux photographes. Arrivé sans passeport, sans argent et sans famille, tirant gratuitement le portrait du Tout-Paris pour se construire une réputation, Blumenfeld parvient rapidement à publier ses photographies dans les meilleurs magazines de l’époque : Arts et Métiers Graphiques, Verve, Vogue, Harper’s Bazaar, Life...

« En 1936–1937, Blumenfeld se procure une tête de veau, un grand tissu de soie et une reproduction en plâtre d’un torse de Vénus. Avec ces éléments, il a tous les ingrédients nécessaires à sa photographie Le Minotaure ou le Dictateur. Il n’a plus besoin d’un portrait pour que son image soit comprise : l’autocrate dramatisé par un éclairage de feux de rampe, évoquant clairement la décadence du pouvoir Romain, pose triomphalement. Mais Blumenfeld dégrade le Minotaure – mi-taureau, mi-homme – il le transforme en un hermaphrodite d’un autre genre, empestant la putréfaction. Ici, dans le contexte de l’année 1937, la présentation du Guernica de Picasso au pavillon espagnol à l'exposition universelle de Paris ainsi que l’exposition d’ "Art Dégénéré" à Munich doivent être rappelés pour mémoire. En 1941, Francis Picabia s'inspire du Minotaure de Blumenfeld pour un tableau à l’huile qu'il appelle L'adoration du veau. Il y ajoute des mains de fanatiques jurant fidélité à un monstre au nez rose. » (extraits du catalogue : texte d’Helen Adkins)

Surpris par la déclaration de guerre, recherché par la police française puis par la Gestapo, prisonnier des camps d’internement pour étrangers, Blumenfeld parvient à quitter la France avec sa famille et trouve refuge à New York accompagnant cette émigration artistique et culturelle qui fuit l’Europe en guerre. Il partage, un temps, l’atelier de Martin Munkacsi avant de s’établir au 222 Central Park South et devient rapidement l’un des photographes les plus reconnus de sa génération, travaillant pour Vogue, Harper’s Bazaar et la publicité.

L'artiste décède à Rome en 1969, quelques semaines après avoir achevé son autobiographie, Einbildungsroman, parue en France sous le titre Jadis et Daguerre.


L'événement conçu par la galerie Minotaure

Le directeur de la galerie Minotaure, Benoît Sapiro, a privilégié les premières années de l’artiste, entre 1916 et 1939 : quand il  dénonçait le régime nazi avec ses photomontages accusateurs ou quand il expérimentait le champ de la création photographique dans la mouvance du Dadaïsme, du Surréalisme.

Créées au cœur d’une période noire de l’histoire, ces œuvres sont toutes d’une extraordinaire force et de grande modernité. Jamais publiées ou exposées par l’artiste, elles constituent plutôt une sorte de journal intime teinté d’humour noir et de sarcasmes, faisant allusion à Hitler, à Charlie Chaplin, au champion de boxe Jack Johnson…


Articles connexes :



Par Paddythèque - Publié dans : Art contemporain à Paris
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Samedi 8 août 2009 6 08 /08 /Août /2009 13:06

A l’occasion de l’exposition « Vraoum !  Trésors de la bande dessinée et art contemporain » (à la Maison Rouge, jusqu'au  27 septembre 2009), la Fnac des Ternes organise, le vendredi 11 septembre à 17h30, une table ronde d’artistes et d’experts issus de la bande-dessinée et de l’art contemporain :  Moebius, Gilles Barbier, Pierre Sterckx, David Rosenberg, Eric Leroy, Vincent Bernière et Jean-Jacques Launier.


Jean Giraud est un dessinateur et scénariste français. Sous les noms de Giraud ou Gir, il conçoit ses premières séries et notamment Blueberry. Il est aussi connu sous le pseudonyme Moebius qu’il adopte lorsqu’il réalise des ouvrages de science-fiction.

Gilles Barbier, artiste français, originaire du Vanuatu déploie sur des supports variés, un œuvre dont la technicité révèle une force visuelle remarquable. Son esthétique s’inspire fortement de l’univers de la bande dessinée qu’il détourne, parodie ou analyse avec humour et finesse. Il est représenté par la galerie G.-P. N. Vallois.

Pierre Sterckx est critique d'art et auteur. Il travaille pour diverses revues d'art dont Beaux-Arts magazine. Outre des publications sur l'art moderne et contemporain, il a consacré plusieurs ouvrages à la bande dessinée et en particulier à Hergé qu'il a bien connu. Il est aussi l'un des chroniqueurs de l'émission de Guillaume Durand : l'Objet du Scandale sur France 2.

David Rosenberg est commissaire d'exposition et auteur. Il a publié diverses monographies et ouvrages consacrés à l'art moderne et contemporain. Il enseigne l'histoire et les théories de l'art à l'université de Vincennes — Saint-Denis, Paris 8. En 2006, pour la Maison Rouge, il a été commissaire de l'exposition « Busy Going Crazy, collection Sylvio Perlstein ».

Eric Leroy est avec François Tajan l’initiateur du département bande dessinée pour Artcurial (2005). Spécialiste du neuvième art, il est aujourd’hui l’expert de ce genre pour la première maison de ventes aux enchères française.

Vincent Bernière est écrivain et journaliste pour Technikart, Beaux-Arts magazine ou France Culture. Spécialisé dans la bande dessiné, il est le créateur du magazine Bang ! et éditeur de bd aux éditions du Seuil.

Jean-Jacques Launier a créé en 2004 la Galerie Arludik, qui fut la première galerie au monde à exposer les œuvres originales issues du film d’animation, du cinéma, de la bande dessinée, des mangas, du jeu vidéo, afin de les instituer en véritable courant artistique contemporain : l’art ludique. La galerie a programmé les expositions d’artistes contemporains des quatre coins du monde, dont la diversité et la richesse de style ont conquis les amateurs d’art du monde entier : Moebius, John Howe, Toby Gard, Zack Snyder, Marjane Satrapi…


Par Paddythèque - Publié dans : Art contemporain à Paris
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 11:21

Alors que la crise économique bat son plein, les foires parisiennes prennent une nouvelle fois de l'ampleur. Fin octobre 2009, quatre salons Cutlog, Art Elysées, Show Off et Slick présenteront de l'art contemporain en marge de la Fiac.


Cutlog :

Nouvelle foire d'art contemporain, Cutlog s'installe, pour sa première édition, sous les 1'000 m2 du dôme de la Bourse du Commerce. Se voulant complémentaire et alternative aux autres foires internationales et parisiennes, elle réunira entre 30 et 40 galeries émergentes (ou présentant des artistes émergents).

Le vendredi 23 octobre, un jury constitué de professionnels - Sandra Terdjman (Kadist Art Foundation), Suzanne Van Hagen, (membre fondateur du Tokyo Art Club), Patrice Joly (directeur de la revue 02) et Jesus Martinez Clara (critique d’art) - remettra un prix à l’artiste le plus surprenant de la foire et une invitation à exposer son travail dans le cadre de cutlog 2010.


Show Off
:

Show Off revient du 22 au 25 octobre 2009. Pour cette 4ème édition, les galeries fondatrices (Magda Danysz, Olivier Houg et Vanessa Quang) confirment leur dynamisme et leur envie de renouvellement, en choisissant d’établir leur foire dans un nouveau lieu, aux pieds du Grand Palais : le Port des Champs Elysées.

La foire aura lieu aux pieds du Pont Alexandre III, port des Champs-Elysées (portion de quai située entre le pont des Invalides et la passerelle Solférino) dans une nouvelle structure : une tente lumineuse qui permettra d’obtenir une circulation plus fluide, des allées plus larges, et des stands plus homogènes.
 
Une quarantaine de galeries d’art strictement contemporain, dont la majorité étrangère, présenteront plus de 200 artistes, toute pratique confondue (peinture, photographie, sculpture, vidéo, nouvelles technologies, édition…).


Slick :
 
Pour sa quatrième édition, Slick se tiendra une nouvelle fois au 104, le dernier grand établissement artistique de la Ville de Paris. Cette foire de découvertes en art contemporain s'étendra et se déploiera sur 4000 m2, pour le confort des 60 galeries françaises et internationales des artistes et des visiteurs.

L'événementiel investira la halle et les salles de projection pour proposer une scène dédiée aux arts vivants et aux pratiques immatérielles.

Slick ouvra également ses portes, à l'art culinaire avec une pièce gourmande monumentale, Slick Dessert, la remise d'un prix Art Food...


Articles connexes :



Par Paddythèque - Publié dans : Art contemporain à Paris
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Rechercher

Ailleurs


Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés