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Art contemporain à Paris

Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /Juil /2009 10:53

Du 22 au 25 octobre 2009, la 36ème édition de la foire internationale d'Art contemporain (FIAC) réaffirme les deux points forts de son identité : sa vocation généraliste on retrouve un panorama équilibré de l’art moderne, de l’art contemporain et de la création émergente et son ancrage au cœur de Paris (Grand Palais, Cour Carrée du Louvre, Jardin des Tuileries et Auditorium du Louvre), en étroite liaison avec tous les acteurs de la scène artistique parisienne.




L'édition 2009 rassemble 196 galeries d’art moderne et d’art contemporain, venues de 21 pays. La France compte 75 galeries, soit 39%, puis viennent l’Allemagne avec 21 galeries, les USA avec 18 galeries, l’Italie avec 16 galeries, la Belgique avec 14 galeries… Les pays nouvellement représentés sont : la Finlande, la République Tchèque et la Hongrie.


Grand Palais (art moderne et contemporain) :

115 galeries, dont 30 nouveaux exposants.

Parmi les expositions personnelles, on peut notamment citer celles de : Tony Cragg chez Buchmann, George Condo chez Simon Lee, Rachel Whiteread chez Luhring Augustine, Balla chez Toninelli, Peter Blake chez Claude Bernard, Erwin Blumenfeld chez Minotaure, Gérard Deschamps chez Martine et Thibault de la Châtre et John Armleder chez Catherine Issert.

Plusieurs présentations thématiques, sont organisées : un panorama de l’art italien au XXème siècle, du futurisme à Boetti, en passant par de Chirico, Fontana ou Manzoni chez Tornabuoni, une exposition autour du thème des Machines (Picabia, Tinguely, Takis...) présentée par Nathalie Seroussi, les points de vue sur l’art historique du XXème siècle brésilien chez Gabinete de Arte Raquel Arnaud, ou espagnol chez Oriol et Guillermo de Osma, l’expressionnisme allemand chez Henze&Ketterer...

On peut également découvrir une présentation de pièces exceptionnelles de Pierre Soulages chez Applicat Prazan et chez Karsten Greve, Krisztov Wodiszko chez Gabrielle Maubrie, Sarkis chez Jean Brolly...

De nombreuses galeries s"unissent pour concevoir des stands partagés autour de projets spéciaux : Jocelyn Wolff avec gb agency, Kamel Mennour avec Jan Mot et Johann Koenig, Isabella Bortolozzi avec Daniel Buchholz, ou encore Bortolami avec The Approach.


Cour Carrée du Louvre (création émergente) :


80 galeries, dont 30 nouveaux exposants : ACDC (Bordeaux). Balice Hertling (Paris), Gaudel de Stampa (Paris), Semiose (Paris), Triple V (Dijon)...

Parmi les événements à suivre : Aurélien Froment et Raphaël Zarka chez Motive Gallery, Jean-Pascal Flavien et Julien Bismuth chez Catherine Bastide, Pamela Rosenkranz et Martin Soto-Climent chez Karma International, Pablo Bronstein chez Herald Street, Carol Bove, Carter et David Noonan chez Hotel, Javier Tellez chez Figge van Rosen, TJ Wilcox chez Rafaella Cortese, Pascal Convert chez Eric Dupont, Elke Kristuffek, présentée conjointement par Akinci et Barbara Thumm, ainsi que la redécouverte de certaines figures majeures de l’art contemporain comme Gianni Pettena chez Fornello ou Alina Szapiczinkow et Babette Mangolte chez Broadway 1602...

Avec le soutien du groupe Galeries Lafayette (partenaire officiel de la FIAC 2009), la Fiac organise un nouveau secteur rassemblant 14 galeries internationales remarquables pour la qualité de leur programmation prospective.
Celles-ci ont été sélectionnées - par un jury composé de : Christine Macel (Centre Pompidou - Paris), Hans-Ulrich Obrist (Serpentine Gallery - Londres) et Marc-Olivier Wahler (Palais de Tokyo - Paris) - sur la base d'un projet spécifique pour la FIAC comportant de un à trois artistes.
Les galeries retenues sont : Balice Hertling (Paris), Catherine Bastide (Bruxelles), Lucile Corty (Paris), Ellen de Bruijne (Amsterdam), Vilma Gold (Londres), Herald Street (Londres), Hotel (Londres), Iris Kadel (Karlsruhe), Karma International (Zürich), Monitor (Rome), Motive Gallery (Amsterdam), Nogueras-Blanchard (Barcelone), et Schleicher+Lange (Paris).
Ce programme apporte à chaque galerie un soutien financier significatif, et donnera lieu à l'attribution, le 21 octobre, d'un nouveau prix, le prix Lafayette (acquisition d'une œuvre par le groupe Galeries Lafayette, et présentation d'une exposition, assortie d'une dotation pour une production nouvelle, dans une grande institution parisienne).

La FIAC réaffirme également son engagement aux côtés de l’ADIAF et du Centre Pompidou en accueillant dans la Cour Carrée les projets des quatre artistes présélectionnés pour le Prix Marcel Duchamp 2009 : Saâdane Afif, Damien Deroubaix, Nicolas Moulin, Philippe Perrot.
> Cf. l'article Saâdane Afif - Prix Marcel Duchamp 2009


Jardin des Tuileries :

Pour la quatrième année, les Jardins des Tuileries accueillent, à l’invitation de la FIAC et du Musée du Louvre, une douzaine de projets extérieurs, sculptures, installations, pièces sonores, œuvres à caractère performatif...

En préambule à la Fiac, le 20 octobre à 22h, Fabien Giraud et Raphaël Siboni (représentés par la galerie Loevenbruck) organiseront un gigantesque feu d’artifice de 800 bombes tiré en une seule fois.


Auditorium du Louvre :

Le programme « Ouvertures / Openings 2009 », conçu et organisé en collaboration avec le Musée du Louvre, explorera les relations entre les arts visuels et la musique, telles qu’elles apparaissent aujourd’hui au cœur de recherches originales.

Trois événements gratuits sont au programme :
  • Vendredi 23 octobre à 21h : création de Gary Hill
  • Samedi 24 octobre à 21h: Christian Marclay, Zoom Zoom et Ephemera, premières en France
  • Dimanche 25 octobre à 15h : Eliane Radigue, Nadjorlak I, II, III, première à Paris


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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 09:49

Pour sa première participation au Designer's Days, le Sony Style George V (39, avenue George V – Paris 8ème) fait appel à Pierrick Sorin. Ce dernier revisite, à travers ses œuvres et par le biais des produits Sony, la boutique...



Réalisation : Jean-David Boussemaer
Images / Montage : Victor de Guigné

Emission produite pour l'Atelier BNP : www.tv.atelier.fr
Art and You TV : www.art-and-you.com/tv

> Reportage sur Dailymotion


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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 17:52
Dans le cadre du Parcours Saint-Germain, du 29 mai au 12 juin 2009, la boutique Christian Dior présente un ensemble de « Portraits grandeur nature » ainsi qu'une série de peintures de ciels d’Agnès Thurnauer.


J-D. B. : Pouvez-vous nous présenter, en quelques mots, vos « Portraits grandeur nature » ? Que cherchez-vous à montrer à travers ces représentations conceptuelles ?

Agnès Thurnauer : Les portraits qui sont dans la vitrine ont spécifiquement été créés pour Dior. C’est un travail qui est certes conceptuel, mais qui se situe également dans le droit fil de la tradition des portraits. Au lieu qu’il y ait un visage comme dans la tradition artistique, il y a un nom.
Au départ, je cherchais une forme pour montrer qu’il n'y avait eu que peu de femmes dans l’histoire de l’art, et je me disais qu'il serait intéressant de solariser l’histoire de l’art. J’ai donc inversé la forme.
Pour la boutique Dior, j’ai décidé de créer le portrait de Jacqueline Lacan (on est ici à l’emplacement de l’ancienne librairie Le Divan), puis ceux de  Jeanne Galliano et de Christiane Dior, en référence aux noms du fondateur et du créateur qui travaille en ce moment pour cette maison de haute-couture.
 

Quel est le rôle du nom dans votre œuvre ?

Pour moi, le nom est une forme en soi. Le nom se détache et devient une forme qui va retraverser toutes les autres. Ces portraits sont inscrits sur une demi-sphère en plan américain. On est dans un registre assez proche de celui de l’histoire de la peinture, sauf qu'ici ce ne sont pas des portraits en plan américain où on voit des visages, mais des portraits où le nom tient lieu de figure.
 

S'agit-il plutôt de confrontations, ou d'assemblages de plusieurs noms ?


Il s'agit plutôt d'une expansion. Le cadre dans lequel ce travail s’inscrit génère une réflexion, une créativité... Chez Dior, il était intéressant d'obtenir une carte blanche totale. Je pense que c’est un signe de la qualité de cette maison et de sa sophistication. Quand j’ai décidé de travailler sur Jacqueline Lacan et de créer le portrait par rapport à la mémoire du lieu, j'ai voulu mettre la petite prédelle bye-bye légèrement ironique par rapport à la question de la valeur, du marché... Qu’est-ce qu’une valeur ? A-t-elle une durée ? Pour moi, c’est une contrainte mais qui crée une forme de créativité de la même façon que les ciels qui sont ici...
 

Pouvez-vous nous en dire plus sur ces ciels ?

J’ai décidé de produire cette série parce que cela m’intéressait de confronter l’injonction de la mode, du temps et des saisons avec mon temps qui est celui de la peinture. Ce sont des ciels, vraiment des ciels… Ce sont de tout petits tableaux qui ont l’air très poétique mais qui ont une connotation assez forte pour moi.
Quand vous commencez à peindre un ciel, votre sujet a déjà changé. Il s'agit à la fois d'une quête et d'une impossibilité pour le peintre. Peindre un ciel, c’est représenter un temps impossible ; lorsque vous commencez à le peindre, il est déjà en mouvement et le modèle n’est déjà plus le même.
 

Article initialement publié sur Art and You, 10 juin 2009


Par Jean-David Boussemaer - Publié dans : Art contemporain à Paris
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