Lundi 8 juin 2009
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Dans le cadre du Parcours Saint-Germain, du 29 mai au 12 juin 2009, Louis Vuitton présente Le Fiasco (ou quand les règles du jeu sont mal comprises) de Philippe Ramette.
J-D. B. : Pouvez-vous brièvement nous parler de votre projet à l'occasion du Parcours ?
Philippe Ramette : J’ai essayé avec cette installation de répondre au thème de cette année qui est le jeu. Au départ, on m’avait proposé de montrer des photographies, des choses qu’on
avait peut-être un peu plus vues dans mon travail. Et au final, j’ai plutôt opté pour la réalisation d’une installation qui pourrait tout à fait être imaginée en tant qu’image photographique.
Du jeu, de la mise en scène…
Le titre de cette installation est pour moi très important, c’est Le Fiasco (ou quand les règles du jeu sont mal comprises). J’imagine qu’il peut y avoir plusieurs interprétations, mais
mon intention était de mettre en scène deux personnages énigmatiques. On ne voit que des pieds et on suppose une présence cachée derrière les rideaux...
C’était aussi l’idée d’un fiasco, d’une situation bloquée par rapport à un jeu qui aurait pu être une partie de cache-cache, mais dont les deux protagonistes n’auraient pas compris les règles et
se seraient cachés simultanément. On se retrouve face à une situation qui peut apparaître absurde.
D'où vous est venue cette idée des rideaux ?
Lorsque j'ai conçu cette installation, je regardais par hasard un documentaire sur Staline. J’ai trouvé très drôle l'idée qu'il fasse raccourcir les rideaux de ses appartements par peur d’un
complot ; cela permettait de voir s’il y avait des gens cachés derrière...
Vous avez également placé une sculpture dans la vitrine de Vuitton.
Oui, j’avais envie de montrer mon travail de sculpture et j’ai installé, au milieu de ces deux personnages, un objet qui s’appelle le Casque miroir. Celui-ci est réalisé en verre, et
contrairement à un casque classique ne fait pas office de protection. Lorsqu'on le porte, une réflexion se fait et l’utilisateur est automatiquement mit en écho avec la périphérie, avec le monde
qui l’entoure.
On peut aussi imaginer que les deux personnages sont les gardiens de cet objet qui est présenté d’une manière très évidente et très directe.
Article initialement publié sur Art and You, 8 juin 2009
Par Jean-David Boussemaer
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Publié dans : Art contemporain à Paris
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Jeudi 4 juin 2009
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Du 4 au 7 juin 2009, à l'espace Champerret, Paris 17ème.
Un aperçu de Art Affordable Art Fair, qui a ouvert ses portes le 3 juin 2009.
Réalisation : Jean-David Boussemaer
Images / Montage : Victor de Guigné
Art and You TV : www.art-and-you.com/tv
> Reportage sur Dailymotion
Par Paddythèque
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Publié dans : Art contemporain à Paris
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Mercredi 3 juin 2009
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17:02
Dans le cadre du Parcours Saint-Germain, du 29 mai au 12 juin 2009, l’Hôtel présente Born to Be Wilde de Jean-Charles de Castelbajac. Une installation multimédia très rock, très
noire...
J-D. B. : Vous semblez apprécier les atmosphères étranges et les apparitions fantasmagoriques.
Jean-Charles de Castelbajac : J’ai passé mon enfance à hanter les champs de batailles et à chercher des fantômes, j’étais une espèce de ghostbuster. Je me suis fait
enfermer à Fontainebleau et à Versailles quand j’avais quinze ans. J’emmenais mes copines dormir dans des châteaux en espérant apercevoir la Montespan ou des hommes du XVIIIème. Lorsque je suis
arrivé dans le XXIème siècle, je me suis aperçu qu’on avait essayé de gommer tous les fantômes et que pour votre génération, il n’y avait plus du tout ce lien avec l’histoire ou avec le mystère
tout simplement.
Dans le cadre du Parcours Saint-Germain, vous vous attachez particulièrement au fantôme d’Oscar Wilde.
Lorsque Anne-Pierre d’Albis m’a demandé de monter un projet pour le parcours Saint-Germain, j’ai tout de suite pensé à l’Hôtel. D’abord parce j’y avais fait mon premier défilé quand j’avais
dix-sept ans et demi mais également parce que j’avais dormi dans cette chambre où Oscar Wilde est mort en criant « que ce papier peint disparaisse ou je disparaitrais ».
A cette époque, il portait étrangement un pseudonyme depuis trois ans, depuis qu’il avait quitté l’Angleterre. Il se faisait appeler Sébastien Melmoth (en référence à Melmoth the Wanderer, un
personnage crée par son grand oncle qui avait vendu son âme au diable pendant 150 ans).
Tous ces concours de circonstances, toutes ces étranges histoires non seulement autour de Wilde et de sa dimension rock and roll m’intéressent. Tout ce qui fait qu’il était vraiment le premier
King of Rock and roll, sa vision du monde, sa manière d’affirmer sa différence en font quelqu’un d’exceptionnel.
Votre pièce est troublante, totale. Elle tourne autour de la notion de la perte de repères.
Je voulais tout brasser, récupérer cette musique du Bauhaus, cette chanson que j’adore - Bella lugosi is dead - quelques enregistrements d’orages dans la région du Gers, et une évocation de
Wilde aujourd’hui dans ce personnage qui est derrière vous, et qui est entre la gloire et le grotesque, l’absolu, le vertige, le désarroi et la question surtout.
Après la mode, vous explorez de nouveaux terrains...
J’ai utilisé la mode comme médium, comme point de départ. Aujourd’hui, on arrive à une époque où tout est possible, où il n’y a plus de frontières entre les modes d’expression ; c’est peut-être
Internet qui a rendu tout ça possible ? J’ai enfin trouvé un territoire de jeu, et je me plonge dans l’exploration des sens. Par exemple aujourd’hui, je joue avec l’odorat ; il y a ici 180 lys
qui dégagent une odeur éblouissante et à la fois inquiétante. Il y a également un sol mou sur lequel on ne se sent pas très à l’aise… C’est toute cette dimension sensorielle qui me passionne,
et que j’ai découverte au travers de la mode.
Finalement, comment qualifieriez-vous votre art en quelques mots ?
Transversal, manifeste, faussement optimiste et au début surtout.
Article initialement publié sur Art and You, 3 juin 2009
Par Jean-David Boussemaer
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Publié dans : Art contemporain à Paris
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