Publié par Paddythèque

 

Du 12 décembre 2014 au 11 janvier 2015, le Palais de Tokyo présente, dans les modules - Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, des œuvres des lauréates du 59ème Salon de Montrouge : Qingmei Yao (Prix Spécial du Jury) Louise Pressager (Prix Spécial du Jury) Virginie Gouband (Prix du Conseil Général des Hauts-de-Seine) et Chan Aye.

 

Virginie Gouband (née en 1988, vit et travaille en Dordogne - www) nous invite dans un espace clos et y présente une installation intégrant des matières réfléchissantes jouant avec la lumière. Ses œuvres questionnent la matérialité de l’image en repoussant les limites entre l’objet photographié et la forme abstraite qui en résulte. Son intérêt se porte sur les rapports que la photographie et la vidéo entretiennent avec la lumière. La couleur y est intégrée par transparence, perméabilité, fondus, dans un jeu délicat et poétique qui intègre aussi la dégradation volontaire, la brûlure et l’usure par la lumière.

Qingmei Yao (née en 1982, vit et travaille à Paris et Limoges - www) présente plusieurs films poétiques et burlesques, dont certains sont produits tout spécialement pour son exposition au Palais de Tokyo, ainsi que divers objets, accessoires et éléments techniques qui forment ici un environnement spécifique. Ses œuvres dialoguent et se déploient dans une installation inédite renvoyant aux spectacles vivants et dévoilant l’envers du décor. Au moyen de performances absurdes et critiques, qui intègrent musique et danse, costumes et décors de théâtre, ainsi que des éléments vidéos et photographiques, l’artiste travaille à la formulation d’un questionnement politique et social. Fascinée par la survivance en Chine d’un idéal communiste encombrant, elle campe des personnages poétiques, obstinés et caricaturaux, qui s’interrogent sur la conquête et la perte du pouvoir, le sens de la hiérarchie et  la symbolique de l’autorité.

La croix latine est un motif récurent dans l’exposition de Louise Pressager (née en 1985, vit et travaille à Malakoff - www). Synthèse des dynamiques horizontales et verticales de la société, elle incarne pour l’artiste l’ascension sociale et la chute, la quête d’élévation spirituelle ou encore le déploiement horizontal de l’énergie. Ses dessins, objets, photos, vidéos associent notamment les symboles de la religion et de la médecine pour aborder les tensions entre compétition et solidarité, marginalité et obstination, en soulignant l’absurdité de nos habitudes et de nos espoirs. 

Au Palais de Tokyo, Chan Aye (né en 1954 à Mandalay, vit et travaille à Rangoun et Pyin Oo Lwin, au Myanmar // www) crée sa plus grande oeuvre à ce jour. Quatre scènes encadrent l’escalier d’honneur et évoquent la nature changeante de l’humanité en lien à l’environnement naturel et les transformations du temps. Les symboles créés par l’artiste, les espaces impossibles mis en scène, débordant du cadre grâce à des jeux de trompe-l’oeil, couplés à des objets réels évoquent certains questionnements ancestraux qui hantent encore notre vie sensible contemporaine.

 

Exposition des lauréates du 59ème Salon de Montrouge

Du 12 décembre 2014 au 11 janvier 2015

De midi à minuit tous les jours, sauf le mardi

Fermeture annuelle le 1er janvier, le 1er mai et le 25 décembre

Fermeture exceptionnelle à 18h le 24 et le 31 décembre

Commissaire : Bernard Marcadé (sauf pour Chan Aye : Jo-ey Tang)

 

Palais de Tokyo

13, avenue du Président Wilson - 75116 Paris

palaisdetokyo.com

 

Exposition des lauréates du 59ème Salon de Montrouge - Palais de Tokyo

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