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Art contemporain - Divers

Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /Oct /2008 17:37
Le Ministère de la Culture et de la Communication – Centre national des arts plastiques (CNAP) a procédé pour la quatrième année consécutive à une série d’acquisitions d’œuvres exposées à la Fiac.


La commission nationale consultative des arts plastiques a proposé l’acquisition d'œuvres d'art contemporain pour un budget de 400'000 euros : 34 pièces de 30 artistes ont été acquises auprès de 23 galeries. Elles viennent enrichir le fonds national d’art contemporain dont le CNAP assure la garde et la gestion pour le compte de l’État.


Les œuvres :

  • Saâdane AFIF, Trait d’union, 2007
. Néon, fil électrique, 12 cm, 1/15. Galerie des Multiples, Paris.
  • Davide BALULA, Follow Venice, 2008. 
Acier, miroir. Galerie Franck Elbaz, Paris.
  • Taysir BATNIJI, Miradors, 2008
Série de 12 photographies, n&b, 1/5. Galerie la B.A.N.K., Paris.
  • Christophe BERDAGUER & Marie PEJUS, Arbres, 2008. 
Résine, 5 œuvres de la série. Galerie Martine Aboucaya, Paris.
  • Etienne BOSSUT, Gamme, 2005. 
Résine teintée, 1/120. Galerie des Multiples, Paris
  • Yannick BOULOT et Olivier LELLOUCHE, Sans titre, 2008. 
Medium. Galerie Florence Loewy, Paris.
  • Stéphane CALAIS, Copenhague, 2008
. Sérigraphie, gouache, 105,4 x 75,4 cm, 1/30. Galerie des Multiples, Paris
  • Patty CHANG, Flotsam, Jetsam, 2007
. Vidéo couleur 3/5, 30 mn. Galerie Gabrielle Maubrie, Paris.
  • Claude CLOSKY, 51 minutes, 2004
. Sérigraphie, 65 x 50 cm. Galerie des Multiples, Paris.
  • Alain DECLERCQ, Border’s Coree Nord, 2008.
Impacts de tir sur mélaminé. Galerie Hervé Loevenbruck, Paris
  • Thomas FOUGEIROL, Confessionnal, 2007
. Technique mixte sur toile, 245 x 200 cm. Galerie Praz Delavallade, Paris.
  • Nicolas GUIET, Sregqrseg, 2008. 
Acrylique sur toile, 120 x 29 x 28 cm. Galerie Jean Fournier, Paris.
  • Anton HENNING, Portrait n°197, 2007
. Huile sur toile, 100 x 100 cm. Galerie Arndt & Partner, Berlin.
  • Delphine KREUTER, Le chien, 2007. 
Photographie couleur. Galerie Frédéric Giroux, Paris.
  • Jan KOPP, Mohamedia, 2008
. Vidéo n&b avec son. Galerie Maisonneuve, Paris.
  • Suzanne LAFONT, Index, 2007 - 2008. 
Ensemble de 30 photographies couleur, 37,6 x 32 cm chaque. Galerie Erna Hecey, Bruxelles.
  • Sigalit LANDAU, Barded Salt Lamp, 2007. 
3 suspensions, sel cristallisé sur structure en fil barbelé. Galerie Kamel Mennour, Paris.
  • Laurent MONTARON, La reine au dessous du creux de ma main, 2008
. Photographie couleur, 140 x 180 cm. Galerie Schleicher + Lange, Paris.
  • Maxime ROSSI, True spirit (Aspirine Edition), 2008. 
Bronze nickelé, 1/15. Galerie des Multiples, Paris.
  • Lucas SAMARAS, Book, 1968. 
Livre d’artiste Edition Pace. Galerie Florence Loewy, Paris.
  • Vittorio SANTORO, Concrete aeroplane (six studies on an unwritter novel Jeff Tonnington), 2008. 
6 impressions couleur sur papier. Galerie Cortex Athletico, Bordeaux.Bojan SARCEVIC, Sans titre (3), 2008
. Matériaux divers sous vitrine, 103 x 144 x 164 cm. Galerie Carlier / Gebauer, Berlin.
  • Jérôme SCHLOMOFF, Amsterdam, 2007
. Vidéo, 20 mn. Galerie Jousse Entreprise, Paris.
  • Franck SCURTI, Bridget’s comb, 2008. 
Impression sérigraphique et peigne, 40,5 x 32,5cm, 1/25. Galerie des Multiples, Paris.
  • Walter SWENNEN, Sans titre (Plan VDB), 1995. 
Huile sur bois, 160 x 143 cm. Galerie Aliceday, Bruxelles.
  • Tatiana TROUVÉ, Sans titre, 2008. 
1 dessin de la série « Intranquility » et 2 dessins de la série « Deployments ». 
Crayon sur papier, plastique, brûlure, cadre graphite, 82,5 x 119,5 cm. Galerie Emmanuel Perrotin, Paris.
  • Hannah VAN BART, Sweet Surrender, 2008
. Acrylique sur toile, 165 x 145 cm. Galerie Bob van Orsouw, Zurich.
  • Xavier VEILHAN, Yogi, 2006. 
Faïence émaillée, 60 cm, 1/6. Galerie des Multiples, Paris.
  • Régina VIRSERIUS, Una Cosa Mentale #8, #3. 9
3 photographies n&b, tirage jet d’encre, papier baryté.  Galerie Éric Dupont, Paris.
  • Franz Erhard WALTER, Werkzeichnungen (Diagrammes), 1964-1969
. 58 dessins recto-verso. Galerie Jocelyn Wolff, Paris.
 

Les membres de la commission Arts plastiques 2006-2008 :

Personnalités qualifiées :
Artistes : Daniel FIRMAN et Bernard PIFFARETTI
Collectionneurs : Bruno CARON et Michel POITEVIN
Critiques d’art : Henri-François DEBAILLEUX et Philippe PIGUET
Directeurs de lieux de diffusion en région : Lorand HEGYI, directeur général du musée d’art moderne de Saint-Étienne et Jean-Charles VERGNE, directeur du FRAC Auvergne

Ministère de la Culture et de la Communication et établissements publics :
Olivier KAEPPELIN, délégué aux arts plastiques
Richard LAGRANGE, directeur du Centre national des arts plastiques (CNAP)
Philippe HARDY, inspecteur général de la création artistique, Délégation aux arts plastiques
Isabelle MANCI, conseillère pour les arts plastiques DRAC Ile de France
Catherine DAVID, conservatrice à la DMF
Emma LAVIGNE, conservatrice au MNAM - CCI

 

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Mercredi 16 juillet 2008 3 16 /07 /Juil /2008 09:04

Les designers de Sismo dessinent des objets et surtout de nouveaux usages. Ils nous donnent leur définition du design et nous présentent quelques unes de leurs créations...




Par Paddythèque - Publié dans : Art contemporain - Divers
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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /Juin /2008 17:33
À l'ère des révolutions bio-technologiques et de la culturalisation machinique, le corps humain est irrépressiblement rattrapé par les nouvelles voies de la connaissance, perd son statut de « sanctuaire » et s'avère fort malléable en tant que réceptacle expérimental.
 

Dans « l'antichambre d'une humanité future », les savants préfigurent la posthumanité. Ils s'emparent de leurs trousses à outils pour défricher de nouveaux terrains identitaires et concrétiser ce qui avait souvent déjà été esquissé par les mythes anciens (Métamorphoses d'Ovide, mythes du Golem...), puis par la science-fiction (le cyberpunk William Gibson, Philip K. Dick, Greg Egan, Maurice G. Dantec...). Happés par ces hybridations et manipulations transgressives, les artistes - qui ont toujours porté leur attention sur l'hybride, comme en témoignent, par exemple, les hommes-serpents de Bosh, et la Grande Odalisque d'Ingres - se plaisent à explorer les limites de la chair mutante, à interroger la portée de cette reconfiguration du sensible, le statut du vivant, et celui « des images comme forme du devenir réel du possible ». Qu'en est-il lorsque l'espace artistique est envisagé comme un laboratoire où se reconfigure l'homme ? C'est, résumé en quelques mots, le chantier de réflexion auquel Denis Baron s'attelle.
 

Technologie charnelle

Afin de mieux cerner l'étendue de son sujet, l'auteur s'essaie, dans un premier temps, à dresser un panorama des avancées de la technologie charnelle.

Denis Baron commence par évoquer la notion de cybercorps et replace, dans le contexte de la cyberculture, le mythe du cyborg - espèce située entre l'entité non biologique et l'humain au cerveau boosté de milliards de nano-robots. Pour les adeptes de ces concepts (les cyberpunks et quelques scientifiques tels que Kurzweil, le pape de l'Intelligence artificielle), le corps fusionnera irrémédiablement avec la machine et laissera la place à une « humanité technologique ».
 En attendant cette nouvelle donne, une poignée de techno-performeurs mène des expériences de biocompatibilité corps-machines et se lancent dans la création d'organes-machines fonctionnels : se positionnant comme objet d'expérimentation, Marcel.li Antunez Roca pratique des danses robotiques grâce à des exosquelettes (structures métalliques, munies de pistons pneumatiques et télé-manipulables par le public), Stelarc opére le redesign de son corps (en 1981, il s'ajoute un troisième bras, et à partir de 1998, s'implante des puces en silicium), et James Auger exploite les procédés de télépathie électronique.

Jouant avec les nouvelles possibilités virtuelles, quelques artistes préfèrent expérimenter le corps dans « un milieu non biologique, où la chair de l'individu est vécue sans que son organicité soit directement mise en cause ». Le collectif Kolkoz place des personnages et paysages en images de synthèse dans des films de vacances d'apparence banale, Matthieu Briand transforme le virtuel en art perceptif...

Plus ancrés dans le réel, d'autres créateurs s'engagent dans le Bio Art en exploitant l'ensemble des techniques modernes : la chirurgie esthétique, la culture de tissus, les neurosciences, la biomécanique, le clonage... À titre d'exemples, « Joe Davis implante dans des micro-organismes des dessins ou des textes écrits directement avec l'alphabet du vivant que sont les quatre paires de base (ATGC) formant l'ADN des cellules, [et] Marc Quinn expose un spécimen de son ADN comme un ready-made organique ».

Parfois les expériences artistiques vont assez loin et font débat au sein du monde scientifique. L'art a-t-il tous les droits ? Marion Laval Jeantet s'est, par exemple, injecté du sang de panda rendu compatible, et Eduardo Kac a modifié les gènes d'un lapin pour le rendre vert fluorescent... Lors de cette intervention, le Brésilien ne considérait pas le génome humain comme une limite, mais bel et bien comme un point de départ de nouvelles expérimentations ; une manière efficace d'affirmer que les bio-artistes sont devenus des bio-hackers et que l'homme ne relève plus seulement de l'évolution.


La chair mutante : matières et identités

Suite à cette courte typologie de la fabrique posthumaine, Denis Baron s'interroge sur les nouvelles matières et les identités induites par le développement de cette chair mutante. Il se penche alors plus précisement sur les réalisations de deux artistes brisant les stéréotypes de la beauté et prônant une libération de la matière corporelle : le cinéaste Matthew Barney qui met en valeur un « nouveau corps érotique, mi-humain, mi-mécanique, capable d'exploits inenvisageables par le passé », et Orlan qui laisse les chirurgiens pénétrer sa chair et insérer des implants en silicone à des endroits inhabituels.

« Exister ne suffit plus, il faut se sentir exister. » Des artistes, comme les photographes Keith Cottingham et Erwin Olaf, brisent les frontières de l'altérité, jouent sur l'androgynie des corps et réfléchissent à de nouvelles zones de plaisir. David Cronenberg imagine des êtres hybrides dotés de nouveaux organes excitables, tels les joueurs d'Existenz dotés de bio-ports (orifices se situant en bas de la colonne vertébrale, devant être humidifiés et excités pour fonctionner").

D'un point de vue éthique, le « remodelage identitaire par les sciences biologiques interroge l'intégrité de l'Homme tel que défini historiquement dans notre culture. » Qu'en est-il lorsqu'on modifie le codage et l'encodage d'un individu ? Qu'en est-il des doubles numériques et des identités biologiques technologisées ? « L'identité conçue critère de différenciation des espèces, sous l'influence de la mutation biologique, ne peut qu'amorcer une redéfinition de l'homme qu'on appellerait posthumaine ».


En moins de 100 pages et avec un style relativement limpide, Denis Baron signe une publication captivante, utile à tous les curieux désirant en savoir plus sur les mutations corporelles à l'ère biotech. Au travers d'un choix d'œuvres significatif, son lecteur perçoit aisément à quel point notre monde change, et à quel point l'art peut être considéré comme une activité des plus sérieuses. Précieux, non ?


Article initialement publié sur Art and You, le 19 juin 2008


Par Jean-David Boussemaer - Publié dans : Art contemporain - Divers
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