Magazine culturel sur l'actualité de l'art contemporain

Art contemporain à Paris

Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 10:47

Après le succès de CHIC ART FAIR en octobre 2010, CHIC revient, du 1er au 3 avril 2011, avec son volet dédié au dessin contemporain, replaçant cette discipline dans une atmosphère qui lui correspond : l’intime et le cossu.

 

CHIC DESSIN 2011Installé pour la seconde année consécutive à l’Atelier Richelieu, CHIC DESSIN a pour objectif de faire découvrir à son public une ambiance parisienne oubliée, celle du salon d’artiste, dans un esprit contemporain, ancré dans le XXIème siècle.

En prenant leurs distances avec le modèle traditionnel des foires d’art contemporain, Cécile Griesmar et Sandrine Bisognin, les deux directrices de CHIC DESSIN affirment leur positionnement décalé et leur souhait de créer un moment propice au plaisir de la découverte. Ainsi, plus de cloison, plus de séparation, CHIC DESSIN sera une promenade entre des planches d’artistes jeunes, pêchus, et accessibles.

 

 

 

Les exposants

A1 : GALERIE DU BUISSON : One man show de Matt Coco.

A2 : GALERIE DANIEZ & DE CHARRETTE ET DRAWING GALLERY : Ces très jeunes galeries présentent ensemble une sélection d’artistes de leur génération, le plus souvent une jeune scène issue des Beaux-Arts de Paris.

A3 : GALERIE MA COLLECTION : La directrice de la galerie Jeanne Truong, présente une sélection exigente dans la continuité des expositions qu’elle a montées auprès de curateurs comme Christian Bernard ou Hans-Ulrich Obrist. Ici, l’artiste présent physiquement, incarne sa pensée dessinée.

A4 : MAISON D’ART (Osaka) : A l’occasion de son second nouveau passage à Paris, Maison d’Art présente entre autres le travail délicat de Yukari MIYAGI.

A5 : GALERIE ELISABETH COUTURIER (Lyon) : La galerie présente un face à face de Jean-Marc Scanreigh, artiste malicieux issu de support-surface et d’Aurélie Bauer - issue de l’ENSBA, la jeune artiste dissèque les relations dessin/cinéma au travers d’une série installation de 100 tableaux sur le thème de « Fenêtre sur cour ».

A6 : JM GALERIE : La galerie spécialisée dans les artistes caribéens, présente une installation murale de Sentier, ainsi que l’univers troublant de Jorge Pineda.

A7 : GALERIE GHP (Toulouse) : La galerie met en avant les grands paysages obsédants d’Océane Moussé et présente également des travaux d’Anne Brunet, Sophie Bacquié, Frédéric Sallaz et Jean-Luc Favero.

A8 : GALERIE L'ISSUE : Lieu désormais célèbre pour ses expositions de graphisme et de dessins, autant que pour la musique, le Point Ephémère présenteune sélection des meilleurs artistes suivis par la galerie.

A9 : POINT ÉPHÉMÈRE : Spécialisée en graphisme et dans l’évolution muséale des mouvements issus de la rue, la galerie présente l’univers rock’n’roll des personnages libidineux de Mcbess mis en relation à la vision sensible et à la critique sociale de Ghislain Garlin.

A10-A11 : GALERIE DUFOIS (Senlis) : La galerie confronte l’univers inquiétant des sfumatos d’Etienne Bideau-Rey aux dessins de l’artiste et designer André Borderie.

A12 : GALERIE MATHIEU (Lyon) : La galerie met en avant le travail de Mohamed Lekleti, artiste marocain puissant réinterprétant des thèmes classiques; les travaux coloristes de Miloslav Moucha et de Pierre Mabille; les fondus subtiles d’Agnès Maes.

A13 : GALERIE CASSINART (Londres) : One man show de David Ortsman : Un rêve. Ce projet présente une vidéo projection d’animation de dessins complétée par les oeuvres sur papier à mi chemin entre le monde de l’enfance, et celui de la psychanalyse.

B1 ET B2 : VIP ART GALERIE (Marseille) ET LISE CURRY FINE ART (New York) : One man show de Jérémy Chabot, artiste né en 1971 : L’exposition présente un ensemble de ses dessins mis en regard avec les artistes de toutes générations qui l’inspirent et l’entourent dont Aymeric Hébrard. Le projet pose la question de la création, de l’inspiration et de l’univers mental de l’artiste.

B3 : GALERIE MONDAPART (Boulogne) : La galerie prend le parti de jouer le dessin en démesure, avec les grands formats de Sandra Krasker.

B4 : GALERIE PIERRICK TOUCHEFEU (Sceaux) : Duo show de Pat Andréa Elena Monzo : les deux artistes aux dessins remplis d’allusions sexuelles se rencontrent autour de deux univers pour autant différents : issu du surréalisme pour Pat Andréa, plus rock’n’roll pour Elena Monzo.

B5 : GALERIE TALMART ET C’ART PROJECTS : Marc Monsallier et Alexandre Pottier ont récemment collaboré sur plusieurs projets d’exposition et de commissariat : leur proposition pour CHIC DESSIN consiste à confronter une approche spirituelle plus traditionnelle à un iconoclasme audacieux. 

B6 : GALERIE GOLDENBRAIN : Golden Brain propose une rencontre d’artistes contemporains et bruts ayant pour lien une formidable maîtrise technique : Le travail noir de Pierre Citron propose une réinterprétation des maîtres anciens ; Pascal Boyer Colonna dit Godmickey vit un hédonisme punk polymorphe ; enfin le travail de Patrick Jannin d’une richesse époustouflante exprime toutes les variations de son univers artistico-philosophique, qu’il appelle Universensualiens.

B7 : GALERIE MINSKY : Spécialiste de Leonor Fini, la galerie organise une signature à l’occasion de la sortie des Lettres de Leonor Fini et André Pieyre de Mandiargues. Les pièces de Leonor Fini dialoguent avec l’univers délicat de l’artiste américain Win Knowlton.

B8 : GALERIE NATHALIE FIKS : One man show de Pierre Matthey, artiste suisse, né en 1927. Frénétiques, prolifiques, immédiats, les papiers de Matthey montrent le trait d’acier de son crayon sur le fil de l’abstraction et d’une corporalité à la dureté chatoyante.

B9 : MONADE-NOMADE GALERIE : La galerie présente une confrontation de deux univers : celui de Cécile Carpena, autour du thème du parachute et de l’accident, le thème envahit le travail quotidien de l’artiste qui en propose toutes les variations possibles préfigurant ses installations et celui de Aazclairicia aux dessin végétaux monumentaux.

B10 : MH GALLERY (Bruxelles) : La jeune galeriste Mathilde Hatzenberger propose une réflexion autour de l’oeuvre graphique, dépassant le stricte cadre du dessin conventionnel et habitant toutes les techniques. Avec Raphaël Denis, Lucile Friedli, Yann Goerlinger, Dominique Kippelen, Gabriel Léger, Laurie Legrand et Yoshie Sugito.

B11 : GALERIE MIOMAO : La galerie italienne Miomao spécialisée dans le dessin et l’édition présente un ensemble d’artistes jeunes incarnant la scène italienne et internationale.

 

Au programme

Montrant qu’une foire peut s’exprimer au-delà de ses ambitions économiques, et pour soutenir la création contemporaine, CHIC DESSIN propose ainsi un certain nombre de performances liées à la thématique du Dessin permettant à un public moins averti de mieux connaître cette forme d’expression artistique.

Jeudi 31 mars à 19h et smedi 2 avril à 19h : accompagné de ses 11 cailleras, ferdinand(corte)™ livrera une improvisation dessinée par 22 éléments, du Territoire du M2 Fred Forest en Georgie aux squats de Brooklyn en passant par le plateau WPS1 a la Biennale de Venise, le Moma a Moscou ou The Traders’Ball a The Lab Gallery du Roger Smith Hotel a New York. ferdinand(corte)™ jouera du geste, des amplitudes vocales, du bagout comme de la conscience.

Vendredi 1er avril à 17h30 : Présentation officielle et dégustation de la Cuvée millésimée CHIC avec une étiquette à son nom dessinée par un artiste. (sur invitation)

Vendredi 1er avril à 18h : Remise du prix CHIC DESSIN – Remise du prix à l’Espace Salon de thé - exposition corridor RdC.

 

Atelier Richelieu

60 rue de Richelieu

75002 Paris

 

[Visuel : L775.fr]

 

 

 

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Mercredi 2 février 2011 3 02 /02 /Fév /2011 12:20

Producteur de cinéma depuis une vingtaine d’années, Claude Kunetz ouvre une nouvelle galerie à Paris, au 4 rue Martel, dans le Xe arrondissement. Du 4 mars au 30 avril 2010, il propose une exposition personnelle de Kongo, l’un des représentants majeurs de la scène du street art.

 

Kongo Kongo

Né en 1969, Cyril Phan – célèbre sur la scène du graffiti sous le pseudonyme de Kongo – peint et tagge les murs aux quatre coins du globe depuis une vingtaine d’années. On a pu voir ses oeuvres à Paris dans les expositions « TAG » au Grand Palais et « Street Heart » au Palais de Tokyo en 2009.

« Citoyen du monde », Kongo vit hors des frontières avec le graffiti comme fil rouge : des Etats-Unis – New York avec le collectif Tats Cru “The Mural Kings” du Bronx – à l’Amérique latine – São Paulo, Bogotá, San Salvador –, en passant par l'Asie – Hong Kong, Canton, Hô Chí Minh Ville au Viet Nam d'où il est originaire – et l'Europe – Madrid, Barcelone, Rome, Genève, Berlin, Amsterdam… –, il part à la rencontre de graffeurs. 

En 2002, Kongo co-fonde le « Kosmopolite», le 1er festival international de graffiti, à Bagnolet – et en 2007, le « Eating Frogs Tour «, en Chine, manifestation annuelle qui voit une troupe de graffeurs, danseurs, et DJ’s parcourir le pays à la rencontre des artistes chinois.

Kongo est aujourd’hui l’un des représentants majeurs de la scène graffiti française. Maître de sa discipline, il a acquis une maturité artistique lui permettant de répondre tout à la fois aux commandes des grandes marques – Hermès, Moleskine, Paco Rabanne, Nissan… – à la promotion d’artistes de la scène hip hop, rap ou ragga – Saian Supa Crew, Don Choa, Daddy Mory… – et à son travail personnel, tout en conservant sa tradition de la fresque et du mur peint avec les crews des quatre coins du monde.

 

L'exposition à la galerie Wallworks

Pour l’inauguration de la galerie Wallworks, « De la rue jaillit la couleur » rassemblera une trentaine d'oeuvres récentes, sur toile et sur plexiglas, des stickers d'un mètre par un mètre, et des T-shirts en série limitée en collaboration avec le designer Julien Soone. Kongo a réalisé ces oeuvres entre ses ateliers de Bagnolet, “Narvaland”, de Guadeloupe et celui qu’il partage avec le graffeur Ceet à Shenzhen en Chine.

Des oeuvres très colorées, nourries par la lumière de la Guadeloupe et son exubérance de couleurs, mais aussi des travaux plus sombres, inspirés par le contraste entre la surindustrialisation qui règne en Chine, où les buildings sortent de terre à un rythme éffréné, et le calme apparent du Vieux Continent dont fait partie Paris. Une réflexion sur le monde contemporain par le biais de l'écriture automatique et du graffiti.

 

Claude Kunetz, fondateur de Wallworks

Producteur de cinéma depuis une vingtaine d’années, Claude Kunetz a créé la société de production Wallworks pour développer une politique de production de longs-métrages pour le cinéma d’auteur.

On lui doit entre autres la production de premiers films : Mima (1990) de Philomène Esposito avec Virginie Ledoyen, Grande Petite (1993) de Sophie Fillières avec Judith Godrèche, Encore (1996 - nominé aux Césars en 1996, dans la catégorie meilleur premier film) de Pascal Bonitzer avec Valeria Bruni-Tedeschi, Rien voilà l’ordre (2001) de Jacques Baratier avec Laurent Terzieff, ou Lost in Love (2007) de Rachmania Arunita avec Richard Kevin… Il prépare actuellement la production du premier long-métrage d’Abdellah Taïa, adaptation de son roman L’armée du salut

Après le tournage de Rien voilà l’ordre à l’hôpital de Prémontré dans l’Aisne, Claude Kunetz crée un espace culturel au sein même de l’établissement hospitalier en 2003. Il s’agit d’y développer pour les patients un programme d'activités artistiques et culturelles, libres et gratuites. Il y implique, entre autres, des étudiants des Beaux-Arts et des artistes graffeurs – Kongo, Lazoo et Colorz – qui viennent créer avec les patients. L’aventure s’avère passionnante et se conclut par une exposition dans la salle d’honneur de l’Ensba à Paris. Suite à cet engouement, Claude Kunetz lance une nouvelle expérience en 2010 avec des personnes âgées atteintes de la maladie d’Alzheimer au Centre hospitalier gérontologique de La Fère, “La Lucciola”.

 

La galerie Wallworks

Claude Kunetz découvre l’Indonésie en 2002, alors qu’il est invité par l’Ambassade de France pour donner des cours à l’Université de cinéma de Jakarta. Il se lie avec le pays et y rencontre sa future épouse, Dewi Astuti, qui dirige aujourd’hui la galerie avec lui. Il y fait également la connaissance de la commissaire d’exposition Alia Swastika, avec qui il monte en 2010 l’exposition « Wall Street Arts » à Jakarta. L’exposition confronte deux générations de graffeurs, soit une quinzaine d’artistes de la scène du graffiti française et indonésienne, cette dernière n’ayant pas plus d’une dizaine d’années.

Fidèle à son esprit de dénicheur de jeunes talents, Claude Kunetz décide d’ouvrir un lieu d’exposition, en adaptant à la galerie ce qu’il sait faire au cinéma, du financement à la distribution et de la fabrication à la promotion. Afin de privilégier un travail de fond, la galerie Wallworks propose un programme de quatre à cinq grandes expositions par an : des graffeurs français, des plasticiens indonésiens et, dans un futur proche, les oeuvres issues du travail en milieu hospitalier.

L’espace de 140 m2 qu’inaugure l’exposition personnelle de Kongo continue d’abriter ses activités de producteur de cinéma d’auteur et lui permet, en bref, de produire et de montrer les oeuvres qui lui tiennent à coeur.

Les artistes représentés par la galerie sont : Ceet, Colorz, Darbotz, Gilbert, Kongo, Lazoo, S.Teddy, Soni Irawan et Sonic.

 

Galerie Wallworks

4, rue Martel - 75010 Paris

Métro Château d’Eau

Du lun. au sam. de 14h à 19h

 

[Visuel : Kongo, Soufrière, 2011. Technique mixte sur toile. 100 x 100 cm]

 

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Mardi 18 janvier 2011 2 18 /01 /Jan /2011 11:03

ArtParis, l’événement parisien pour le marché de l’art moderne et contemporain du printemps, revient au Grand Palais du 31 mars au 3 avril 2011. Focus sur les projets d’exposition de quelques galeries mettant à l’honneur des artistes issus de l’art moderne.


ArtParis 2011 « Face à face, sculptures-reliefs » - Galerie Lahumière (Paris)

Dans un face à face d’oeuvres d’art abstrait datant des années 1937 jusqu’à nos jours, la galerie Lahumière explore sur son stand le thème de la sculpture et du relief. La galerie a demandé à l’un des sculpteurs qu’elle représente, Jean-Gabriel Coignet, d’être le commissaire de cette exposition.

Parmi les grands noms de l’art moderne et contemporain qu’il a choisi de montrer, on peut notamment citer Jean Arp (1887-1966) qui adhère en 1929, au mouvement « Cercle-Carré » dont fait partie Piet Mondrian (1872-1944) et Jean Gorin (1899-1981), dont on retrouve les reliefs néo-plastiques sur le stand de la galerie Lahumière. A voir aussi : le travail de l'un des fondateurs du groupe Abstraction-Création, Etienne Béothy (1887-1961), mais aussi les bétons de Denis Pondruel (né en 1949) dont les oeuvres se trouvent à la Fondation Salomon à Alex et les reliefs d'Antoine Perrot (né en 1953) présent chez Martin Margulies (grand collectionneur de Floride) dès les années 80. On retrouve également sur le stand de Lahumière l’oeuvre du maître de l’OP Art (optical art ou cinétique) : Victor Vasarely (1906-1997) ainsi que celle de l’un des représentants majeurs de l’abstraction géométrique : François Morellet (né en 1926).

 

L’abstraction géométrique mise en espace par l’architecte Odile Decq pour la galerie Oniris (Rennes)

Vera Molnar (née en 1924) s’est tournée dès la fin des années 40 vers l’art abstrait et géométrique, refusant la composition, et se basant sur l'utilisation de systèmes : séries, permutations ou rotations de lignes et de formes géométriques simples, occupant l'espace d'une manière rationnelle et contrôlable. Vera Molnar a participé en 1960 à la création du G.R.A.V. (Groupe de recherches d'art visuel), notamment avec François Morellet. Leurs oeuvres trouvent place sur le stand de la galerie rennaise Oniris aux côtés de celles d’autres peintres et sculpteurs de l’abstraction géométrique – Gehrard Doehler (né en 1953), Aurélie Nemours (1910-2005), François Perrodin (né en 1956) et Yves Popet (né en 1946), Norman Dilworth (né en 1931) dans une exposition scénographiée par une passionnée de lignes et de formes : l’architecte Odile Decq.

L’Agence Odile Decq et Benoît Cornette Architectes développe depuis une vingtaine d’années des projets d’architecture et d’urbanisme faisant valoir des notions de mouvement dans la conception de l’espace et qui leur ont notamment valu un Lion d’or à la Biennale de Venise en 1996. Elle vient notamment de signer la rénovation du musée d’art contemporain de Rome [le MACRO] ainsi que le bâtiment du futur FRAC Bretagne à Rennes.

 

L’art cinétique mis à l’honneur conjointement par l’Espace Meyer Zafra (Paris) et la Fondation Atlas Sztuki (Pologne)

L'Espace Meyer Zafra présente une exposition collective mettant en avant le travail d’artistes cinétiques internationaux reconnus, parmi lesquels on trouve le père de l’art cybernétique : Nicolas Schöffer (1912-1992). Dans les années 1950, il invente le « spatiodynamisme » et introduit l'interactivité et la programmation dans ses créations sculpturales, architecturales et urbanistiques. Reflets de l’esprit visionnaire de Schöffer, des peintures et des sculptures « interactives » inédites sont présentées, aux côtés d’oeuvres hypnotisantes comme celles de l’artiste allemand Ludwig Wilding (1927-2010), rendues vivantes par les déplacements qu’effectue celui qui les contemple. D’autres grands noms de l’art cinétique trouvent également place sur ce stand : Jésus Soto (1923-2005), Yaacov Agam (né en 1925), Antonio Asis (né en 1932), Carlos Cruz-Diez (né en 1923)…

L’Espace Meyer Zafra a proposé à la Fondation Atlas Sztuki de Lodz (Pologne) d’être son partenaire pour ArtParis ; celle-ci présente à cette occasion le travail de l’artiste Roman Lipski (1969, Pologne), exposé pour la première fois en France.

 

Focus sur le mouvement Supports / Surfaces, avec Claude Viallat en solo-show sur le stand de la galerie Bernard Ceysson (Saint-Etienne), et Sergio Rossi en guest.

Bernard Ceysson consacre son stand à Claude Viallat (né en 1936), membre fondateur du mouvement Supports/Surfaces. N’ayant d’autres sujets que la peinture elle-même, ce dernier développe une critique pratique et théorique du tableau traditionnel. Viallat emploie ainsi au départ des toiles non tendues, des fils, des cordes, des noeuds, tandis que sa couleur s’organise à partir d’empreintes répétées de formes ; un travail qui vise à mettre en évidence la démarche du peintre. L’image ne renvoie qu’à elle-même et ne brigue aucun autre sens. On reconnaît très vite dans son travail sa forme fétiche, sorte de haricot, qu’il appose sur divers supports.

Pour ArtParis, la galerie Ceysson fait appel à un « guest » issu de l’univers de la mode : il s’agit de la maison italienne Sergio Rossi, réputée pour ses chaussures de luxe. Elle présente à ArtParis une collection de bottes peintes par l’artiste spécialement pour Sergio Rossi. Trois séries de chaussures en sérigraphie trouveront ainsi place sur le stand de la galerie Ceysson.

 

D’autres galeries mettent à l’honneur l’art moderne…

Pour sa première participation à ArtParis, la galerie Mayoral (Barcelone) réunit notamment des pièces de Delaunay, Sam Francis, Picasso, Miró, Salvador Dalí, Wesselmann, aux côtés d’oeuvres plus contemporaines comme celles de Barceló, Fontcuberta, Sixeart, Aballí, Andrew Bush… ou encore Cindy Sherman, qui fut l’une des premières artistes femmes, depuis le milieu des années 1970, à construire son oeuvre exclusivement autour de la photographie. C’est ainsi qu’elle dénonce les stéréotypes culturels et sociaux auxquels sont soumises les femmes occidentales.

La galerie Sapone consacre un one manshow à un grand représentant de l’Action Painting, Hans Hartung (1904-1989) et met l’accent sur ses toiles et encres de Chine des années 50 et 60.

La galerie Tamenaga (Tokyo, Paris, Osaka) fête quant à elle 40 ans de peinture moderne et contemporaine depuis l’ouverture de sa galerie, et présente également à ArtParis des tableaux de maîtres : Marc Chagall, Odilon Redon, Sam Francis, Paul Klee…

Nouvelle venue à ArtParis, la galerie berlinoise Werkstatt s’associe à la Galleria Nove (Berlin) pour présenter un one-man-show consacré à Francis Bacon (1902-1992) dont on découvre ici les dessins méconnus... Le critique d’art Edward Lucie-Smith commente : « Il s’agit de travaux ambitieux, signés, à grande échelle, manifestement conçus comme oeuvres d’art indépendantes. À de nombreux égards, ces dessins semblent résumer l’essence de ce que Bacon essayait de faire. Pourquoi ont-ils été réalisés et pourquoi sont-ils restés cachés, ou du moins à moitié cachés, pendant si longtemps ? […] » La galerie Werkstatt répare ici cet oubli en exposant ces dessins de Bacon qui récapitulent les thèmes de travaux réalisés à un stade bien plus précoce de sa carrière.

 

ArtParis

Nef du Grand Palais

Avenue Winston Churchill - 75008 Paris

 

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