Magazine culturel sur l'actualité de l'art contemporain

Art contemporain en province

Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 15:40
Première édition d’un événement national en faveur de la jeune création, « Imaginez maintenant » invite des jeunes créateurs de moins de trente ans (toutes disciplines et métiers d’art confondus : arts plastiques, arts de la scène, musique, cirque, design culinaire, danse, mode, poésie, architecture, etc.) à investir et détourner des lieux de patrimoine. Conçue pour toucher un large public, cette manifestation se déroulera du 1er au 4 juillet 2010 dans neuf villes de France métropolitaine et d’outre-mer.


La création est partout dans la société. Elle oeuvre dans tous les domaines et irrigue notre quotidien. Aujourd’hui, les jeunes sont porteurs d’une créativité nouvelle qu’il convient de faire connaître et reconnaître. « Imaginez maintenant » rassemble et invite cette jeunesse à manifester ses talents et son savoir faire : cuisine, paysagisme, scénographie, stylisme, recherche scientifique, communication, mais aussi et surtout l’ensemble des domaines artistiques, arts plastiques, arts de la scène, danse, musique, littérature, etc.

Pendant quatre jours, les « clés » de notre société sont symboliquement remises à ces jeunes talents qui ont déjà fait leurs preuves et qui en sont pourtant à leurs débuts. « Imaginez maintenant » fait le pari de cette jeunesse et ouvre la création à un large public. Il s’agit de sensibiliser chaque spectateur aux potentiels exceptionnels qui sont en train de se constituer en France et de permettre à tous de prendre la pleine mesure des enjeux de la créativité aujourd’hui.

« Imaginez maintenant » a pour vocation de créer des passerelles entre les jeunes créateurs et le monde professionnel. Temps de rencontres, de découvertes et d’échanges, « Imaginez maintenant » est une occasion unique de créer du lien : elle permet de nouer des relations utiles et de consolider l’insertion professionnelle de ces jeunes talents. C’est aussi l’occasion pour les jeunes visiteurs de s’informer sur les métiers de la création et de se découvrir une vocation.

La manifestation se construit par-delà les frontières artistiques et envisage la création sous toutes ses formes. Par où passe la création aujourd’hui? Quels sont les nouveaux visages de l’inventivité, du savoir-faire, de l’originalité ? Il ne s’agit pas de travaux d’écoles, mais bien de jeunes créateurs invités qui ont déjà réalisé un premier projet professionnel et qui sont en recherche de décloisonnements et d’horizons nouveaux. Sélectionnés par appel à projets, par un comité artistique ou par parrainage, ces créateurs sont là pour surprendre et dérouter.

« Imaginez maintenant » est une commande du Haut commissaire à la jeunesse au Conseil de la création artistique dans le cadre du fonds d’expérimentation pour la jeunesse. Il bénéficie du soutien des institutions partenaires et des collectivités locales et régionales dans les neuf villes. Les institutions partenaires sont : La Maison de la Culture d’Amiens, l’Artchipel - Scène Nationale de la Guadeloupe, Le CAPC - musée d’art contemporain de Bordeaux, La MC2: Grenoble, Les Subsistances à Lyon, Marseille-Provence 2013, Le Centre Pompidou - Metz, Le Théâtre National de Chaillot, Le Centre de développement chorégraphique Toulouse Midi-Pyrénées.


Par Paddythèque - Publié dans : Art contemporain en province
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 11:06
Le CCC (Tours) a confié à l’artiste Claude Rutault le soin d’interroger l’une des plus importantes collections d’entreprise en France : celle de la Société Générale.


L'artiste conceptuel français Claude Rutault (né en 1941) a choisi d’exposer les œuvres de 17 grands photographes contemporains (*) au sein de ses « définitions/méthodes » (dm), dispositifs qui constituent le cœur de son travail.

Claude Rutault se revendique comme peintre. Un peintre dont la peinture existe principalement, depuis 1973, sous forme écrite grâce aux « définitions/méthode »: ces textes décrivent comment réaliser et mettre en place une œuvre de Claude Rutault. Elles reposent sur un principe très simple : peindre une toile de la même couleur que le mur. A partir de cet acte minimal, les « dm » de Claude Rutault proposent une infinité de réalisations possibles, comme autant de façons d’interpréter l’art. Sur les murs colorés considérés comme les toiles d’un peintre, les photographies de la collection Société Générale engageront un véritable dialogue avec la peinture.

Au CCC de Tours, des clichés de grands noms de la photographie internationale actuelle - largement représentés dans les événements internationaux de l’art contemporain (notamment lors de la récente FIAC ou lors de mise aux enchères de la collection Guerlain chez Artcurial le 24 octobre dernier) - seront exposés selon la définition/méthode de Claude Rutault intitulée « dm 145. légendes ».




(*) Photographies de : Renaud Auguste-Dormeuil (récent lauréat du Prix Meurice pour l’art contemporain), Valérie Belin, Marie Bovo, Elina Brotherus, Alain Bublex, Philippe Chancel, Stéphane Couturier, Danica Dakic, Luo Dan, Thomas Demand, Jean-Paul Dumas-Grillet, Werner Feiersinger, Werner Hannapel, Gábor Ösz, Philippe Ramette, Thomas Ruff et Anna-Katharina Scheidegger.


Articles connexes :


Par Paddythèque - Publié dans : Art contemporain en province
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 13:21
Dans la nuit du 23 au 24 janvier 2009, la région Aquitaine a subi de très forts vents qui ont dévasté une partie de la forêt et mis à terre 42 millions de mètres cubes de bois. Un an quasiment jour pour jour après cette tempête, prénommée « Klaus », le Frac Aquitaine présentera un ensemble d’œuvres liées au monde de la forêt.


Réunissant une sélection de nouvelles acquisitions du Frac (Laurent Le Deunff, Gregory Giquel et Daniel Dewar, Eric Poitevin, Daniel Schlier), complétées par des prêts (Maya Andersson, Josef Bartscherer, Martin Boyce, Rodney Graham, Benoît Maire, Bruno Serralongue, Nathalie Talec) et deux nouvelles productions (Lilian Bourgeat et Fanny David), l’exposition « Dans la forêt » - du 22 janvier au 17 avril 2010 au Frac Aquitaine, Bordeaux - invitera le visiteur à plonger au cœur d’un espace complexe. Chacune des pièces présentées déclinera, à sa manière, une thématique : le paysage, le cycle des saisons, la chasse, le braconnage, le refuge, l’industrie du bois, l’espace du conte…

Force est de constater que l''élément constitutif de la forêt - l’arbre - fascine depuis longtemps les artistes. Dans l'exposition, cela sera notamment visible chez Dan Graham qui isole un arbre centenaire et majestueux en inversant sa frondaison, ainsi que chez Benjamin Brecknell Turner qui montre, en négatif, un arbre solitaire sous les voûtes de Crystal Palace à Londres en 1851, dont l’échelle par rapport à l’architecture lui donne des allures de bonzaï...

De l’arbre, on glissera fort logiquement vers la forêt : l’installation de Martin Boyce constituée d’arbres « en néon » composera un espace boisé à la fois synthétique et abstrait, proche de l’immatériel. Et plus loin, La Châsse, film de Benoît Maire montrera une forêt futuriste peuplée d’arbres identiques, agencés dans un alignement répétitif sur un plateau dépouillé, à l’image d’un labyrinthe.

Et la forêt comme il est d’usage de se la représenter habituellement ? Elle sera observable du côté de la grille photographique de Joseph Bartscherer qui, dans une visée documentaire et objective, reconstitue le décor d’une forêt sous forme d’un « puzzle » incomplet et au fil des saisons, dans sa luxuriance comme dans son habit hivernal.

L’exposition présentera également les « hôtes de ces bois » avec un renard aux oreilles dressées se détache d’une clairière à une heure que l’ont dit « entre chien et loup » (Maya Andersson), et une photographie monumentale d'Eric Poitevin représentant dans la longue tradition des natures mortes, le cadavre d’un gibier pendu par les pattes.

Lieu de culte, la forêt sera aussi présentée comme un refuge pour les hommes, marginaux ou immigrants, un espace hors-la-loi (ex.  l’enceinte de la « jungle de Calais », protectrice pour les uns et impénétrable pour les autres, vue par Bruno Serralongue). Par-delà les menaces qui pèsent sur nos existences (illustrées par Daniel Schlier en s’appuyant sur la tradition congolaise de l’Innakale), la forêt ouvre également au merveilleux des Contes et Légendes. Aussi, il n'y aura rien d’étonnant à rencontrer une paire de bottes géantes (Lilian Bourgeat), une tête de cerf sur un corps de femme (Nathalie Talec), ou encore Carl Cox, célèbre DJ assoupi sur un talus après une nuit d’ivresse, sculpté en terre glaise par Daniel Dewar & Gregory Giquel...
 


Par Paddythèque - Publié dans : Art contemporain en province
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire

Rechercher

Ailleurs


Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés