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Glassbox : Expo d'Etienne CLIQUET « Deplié International » (18h30-)
? : L'origami est l'art de plier une feuille de papier. De mon point de vue, c'est aussi l'art de plier toute chose. A l'invitation de Glassbox et Citéculture, j'ai réalisé 6 études d'architectures pliables présentées dans la maison internationale de la Cité Universitaire de Paris. Il s'agit de dessins vectoriels imprimés au traceur et disposés à l'intérieur des encadrements dans la coursive. Ils figurent des pliages ou des dépliés, c'est à dire la trace que laissent les plis sur une feuille. En m'appuyant sur le patrimoine architectural, ces études renvoient à des interventions dans le parc de la Cité (l'espace-sud, la fondation Suisse de Le Corbusier et la pelouse principale) ou font référence à certains bâtiments (le collège Néerlandais de Willem Marinus Dudok). Les interventions dans le parc prennent plusieurs formes :
- Le dessin d'un déplié de 70 mètres de coté est appliqué sur la pelouse principale.
- Les étapes d'un pliage sont reproduites sur la façade en verre de l'espace-sud.
- Une bâche recouvre l'échafaudage de la Fondation Suisse en travaux.
- Un programme informatique embarqué sur le téléphone portable d'un habitant de la Cité déploie vers les autres téléphones environnants des poésies de Sonia Marques, invitée à initier ce dispositif et développé avec l'aide de Julien Gachadoat pour l'occasion.
Par ailleurs, j'ai bénéficié du soutien de Robin Fercoq pour la programmation d'un générateur de dépliés complexes et de Manuel Siabato pour la modélisation 3D d'une architecture en forme de boîte origami. Depuis les années 80, l'origami a fait l'objet de recherches approfondies en mathématiques et informatiques, souvent en amateur, au point qu'on parle dans le milieu scientifique anglo-saxon de "Mathematical origami" et "Computational origami". Une section de l'exposition de design "Elastic mind" au Moma lui est d'ailleurs dédié en ce moment. Motivé par la lecture de plusieurs articles scientifiques (David Huffman, Robert Lang, Erik Demaine entre autres), j'ai entrepris il y a quelques années une recherche artistique consacrée à l'origami avec le projet Ordigami = origami + ordinateur. 
http://www.ordigami.net
Je publie sur mon site Internet des notes concernant les enjeux contemporains du pli. La publicité actuelle pour le forfait "Origami" d'un opérateur téléphonique qui se "plie à nos envies" m'interroge autant que le pliage d'une feuille de papier. La capacité de se plier aux contraintes et aux opportunités est devenue un critère important dans le milieu du travail aujourd'hui (flexibilité). Pourtant, il y a peu, plier connotait la soumission et "ne pas plier" était synonyme de résistance (comme l'atteste le groupe de graphistes engagés du même nom qui s'est formé au début des années 90). Entre temps, le pli semble devenu dans l'imaginaire collectif un modèle abstrait du réseau Internet sous l'influence de l'ouvrage de Gilles Deleuze consacré au pli baroque dans l'oeuvre de Leibniz (Le Pli, G.Deleuze, Ed. de Minuit, 1989), non sans malentendus. L'origami est devenu dans ma démarche un moyen de parodier la technique, une réflexion sur le passe-temps et l'esthétique amateur dans une société post-industrielle. A travers l'acte de plier une feuille de papier, je me préoccupe du pliage de toute chose comme l'information et le sens car l'étymologie du verbe plier renvoie à des termes tels que implicite, explicite, appliqué, compliqué ou impliqué qui proviennent tous du latin "Plicare", plier. (Etienne Cliquet, mai 2008)
17, boulevard Jourdan - 75014 Paris

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Jeu de Paume (Concorde) : Visite de l’exposition de Valérie MREJEN (19h)
? :  Visite commentée de l'exposition par Élisabeth Lebovici, critique d'art.
1, place de la Concorde - 75008 Paris - site - fiche

- Palais de Tokyo (librairie) : Signature de L'art à ciel ouvert, de Caroline Cros et Laurent Le Bon (19h-21h)
? : Lancement de L'art à ciel ouvert, Caroline Cros et Laurent Le Bon, en co-édition entre le Centre national des arts plastiques et Flammarion. Le livre revient sur 20 ans de commande public en France. Premier ouvrage thématique de la collection La création contemporaine, L'art à ciel ouvert permettra à tout lecteur de saisir l'importance qu'ont pris les différents courants artistiques de l'art contemporain depuis ces vingt dernières années. Plus que jamais visible par et pour tous, l'art investit, depuis 1982, l'espace public en France, grâce à l'impulsion donnée par le ministère de la Culture et le principe de la commande publique. Le présent ouvrage réunit, pour la première fois, l'ensemble de ces interventions, soit plus de 700 oeuvres réalisées par plus de 400 artistes, français et internationaux, tels que Daniel Buren, James Turell, Richard Serra, Sophie Calle, Arman et Louise Bourgeois. Les oeuvres, pérennes ou éphémères, présentes dans l'espace urbain aussi bien que dans les espaces paysagers, dressent un panorama de la création artistique contemporaine, dans toute sa richesse et ses diversités. Un catalogue chronologique de la commande publique, accompagné d'un index scientifique, est complété par plusieurs essais thématiques autour de la manière dont l'art peut investir la sphère publique et notre vie quotidienne.
13, avenue du Président Wilson - 75016 Paris - site - fiche

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Aucun événement n'est mentionné pour le moment...

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La vidéo bonus du jour : Lost and Delirious



Lost & Delirious
envoyé par pelyet

Réalisation: Stéphane Fournier
Animation: Pierre-Emmanuel Lyet
Illustrations: Pierre-Emmanuel Lyet
Maylis Point
Production: Bonzai Films, Ottoblix
2008, Montréal, Qc
Musique: The Blue Seeds, "Lost and Delirious"


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- Centre Pompidou (petite salle) : « Internet on Amour » (18h-20h)
? : Kit de survie dans un monde P2P. Invités : Alain Prochiantz, neurobiologiste, Michel Bauwens, président de la P2P Foundation et Annie Abrahams, artiste.
Jamais il n'avait été possible de voir et/ou contrôler à distance et dans l'instant d'aussi vastes territoires (humains, objets ou signes) depuis un même point, qu'il s'agisse d'un centre de commandement, du siège d'une multinationale ou d'un moteur de recherche. Jamais non plus les échanges horizontaux n'avaient permis l'émergence de nouvelles formes de savoir et d'organisation à la Wikipédia. Alors que les internautes transgressent allègrement les lois (« tous pirates ! »), les entreprises prennent la place des gouvernements sur les questions de vie privée… Ces mutations s'accompagnent d'une crise d'identité profonde, soit que les individus ne se reconnaissent plus dans les édifices hiérarchiques (Etats, organisations commerciales, etc.), soit que les échanges non hiérarchisés ne représentent pas (encore) une réalité tangible pour eux. Peut-on imaginer de s'affranchir du centre physique, comme le suggèrent les développements des protocoles du P2P (peer to peer, pair à pair ou point à point, les transferts d'informations d'un ordinateur à un autre) dans la future version de l'Internet (IPv6) ?
Comment vivre dans un monde pair à pair, de qui à qui et d'où à où? Pour leur deuxième édition, les rencontres « Internet mon Amour », à l'initiative d'«artisans» du réseau (chercheurs, artistes, critiques, observateurs et activistes), invitent à croiser les regards : Annie Abrahams, net-artiste sensible, qui, au travers de performances on et offline, interroge la part organique des échanges virtuels, Alain Prochiantz, neurobiologiste professeur au Collège de France, qui a mis à jour certains phénomènes d'échanges intercellulaires (des échanges P2P biologiques ?) et Michel Bauwens, président de la Fondation P2P qui défend un modèle non-hiérarchique d'interaction sociales) rapprocheront leurs visions d'un corps social et d'un corps biologique en cours de redéfinition.
Après une première séance, « Faut-il avoir peur du Web 2.0 ? », en février dernier autour de Geert Lovink, théoricien des médias, les rencontres «Internet mon amour» tissent des liens entre réseaux immatériels et monde de la pensée (écrivains, biologistes, philosophes). Parce que les enjeux culturels, économiques, politiques, sociaux et identitaires d'Internet dépassent ses acteurs.
Les « artisans » d'Internet mon amour: Olivier Auber, chercheur, Xavier Cahen, net-artiste, Agnès de Cayeux, net-artiste, Géraldine Gomez, curatrice au Centre Pompidou, David Guez, artiste hacktiviste, Valentin Lacambre, figure de l'Internet indépendant, fondateur d'Altern et Gandi, Nathalie Magnan, tacticienne des médias et cyberféministe, Albertine Meunier, net-artiste, Annick Rivoire, créatrice du site Poptronics, Anne Roquigny, curatrice nouveaux médias, et Cyril Thomas, historien de l'art.
Place Georges Pompidou - 75004 Paris - site - fiche
 
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