La seconde édition de CHIC Art Fair, enrichie d’une section Photo et de nombreux événements in situ
et hors de la Cité de la Mode et du Design, s’est imposée comme un événement majeur incontournable de l’automne culturel parisien.
Les 58 exposants français et étrangers — qui ont présentés des artistes émergents et établis — ont permis au salon d'accueillir 30% de visiteurs de plus que l’an dernier, soit près de 15000 visiteurs. 300 journalistes, des acteurs majeurs du monde de l’art, institutionnels et privés, des collectionneurs avertis, des curieux de l’art actuel et des amateurs...
En tout, 508 oeuvres de 10 à 7'000 euros ont été vendues.
Parmi les œuvres et artistes remarqués :
Des événements et instants appréciés :
Le Prix CHIC Photo :
Concours La Tribu des Artistes, Canson & Azart Photographie - Sous la présidence de Gérard Rancinan
Sur 445 oeuvres de 150 participants :
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sorties.
Progressivement, La Paddythèque y indiquera ses impresssions et
ses recommandations : une liste des meilleures galeries d'art contemporain, une sélection de foires intéressantes à Paris...
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Pour sa 38ème édition, la FIAC s’aventure rive gauche, pour un
événement hors les murs au Jardin des Plantes. Seize œuvres de douze artistes sont installées dans des sites intérieurs et extérieurs d’une grande variété : les jardins, la ménagerie, les grandes
serres et la grande galerie de l’évolution du muséum.
Dans le jardin des Plantes, huit pièces sont disséminées dans les grandes allées mais aussi dans des espaces plus intimes.
Au pied du Labyrinthe, Olivier Millagou (né en 1974 à Bandol où il vit et travaille) présente des Lava Tree (2011), des arbres en béton,
recouverts de lave sculptée en rocaille qui laissent apparaître sur l’écorce des motifs Tikis, divinités originelles d’Hawaii.
Dans le Jardin écologique, José Maria Sicilia (né à Madrid en 1954, José Maria Sicilia vit entre Paris et Majorque) expose des Colmenas (ruches), dont les formes s’inspirent des diverses ruches observées au gré de voyages. Au-delà de leur immédiate et inquiétante beauté, les œuvres de José Maria Sicilia nous transposent dans des territoires frontières, où le familier se fait étrange et où la mémoire est mise en abîme.
Autres œuvres présentées dans le parc : Strange Fruit (2009-2011, 180 x 300cm, amas de baskets) de Malachi Farrell, Average
Satisfaction/Full Satisfaction (2011, marqueur d’inondation, 230x30 cm) de Werner Reiterer, Klein Bottle for a blowgun (after
Lévi-Strauss) (2011) de Bettina Samson, Moon 2 (2011, feuille d’Inox martelée, boule de 170 cm de diamètre) de Not Vital, Le théorème des dictateurs (2009, 5m de diamètre, bois, acier, aluminium) de Vincent
Mauger et Mutant (2006, 135 x 150 cm) de Olav Westphalen, un bonhomme de neige difforme qu’un enfant aurait mal
assemblé.
Dans les serres, Alain Séchas (né en 1955 à Colombes, vit et travaille à Paris) présente Platée (2005, polyester & acrylique, 290x195x130 cm). Depuis le milieu des années 1990, le travail de l'artiste est identifié à la figure du chat, endossant, en sculpture comme en dessin, des comportements humains à l’humour corrosif. Mais depuis quelques années, la disparition de la figure et de l’anecdote au profit d’une abstraction acérée caractérise ses travaux. Dans la redécouverte des classiques et la reprise des thèmes éternels, Platée succède à Artemis...
Sous le péristyle à l’entrée des serres, Mark Dion (né en 1961 à New Bedford, Etats-Unis) présente Iceberg & Palm Trees (330x170x100 cm), un ours en peluche dans un seau en aluminium rempli de goudron, portant sur le dos un palmier en pot. L’artiste met ainsi un point final à une réflexion de plusieurs années sur les conditions de préservation des ours dans le monde. Contrairement à d’autres oeuvres antérieures, celle-ci dresse le constat de leur situation plus qu’elle ne tire la sonnette d’alarme. La caisse de transport qui fait office de socle joue ici un rôle prépondérant, l’anoblissement de ce support comme icône des échanges marchands de toute sorte.
Dans la ménagerie, Laurent Le Deunff (né en 1977, vit et travaille à Bordeaux) présente une Tête colossale (2011, bois lamellé collé, 150x150x130 cm) et Monument à la promesse tenue (2011, chêne, fougère, 100x320 cm). Ces deux œuvres reprennent des archétypes du bestiaire et du monde végétal en jouant avec le contexte dans lequel elles sont exposées. L’artiste invoque des formes ancestrales, voire préhistoriques, dont l’élaboration relève de techniques artisanales.
Dans la Grande Galerie de l’Evolution, Mark Dion présente deux pièces : l'installation multi-média Fieldwork (2007, 213x182x853 cm), déjà présentée au Muséum d’Histoire naturelle de Londres, et l'installation The Sturgeon (2010, résine, goudron, bijoux de fantaisie sous vitrine, 157x61.5x71 cm). La première brouille la frontière entre méthode de travail scientifique et artistique. L’artiste a prélevé des échantillons dans différents milieux naturels à Londres, chacun reflétant à la fois la situation actuelle et les aspects historiques de la capitale. Exposé dans la galerie des espèces disparues, la seconde — un esturgeon en résine sur son lit de verroteries et sous sa chape de verre — joue sur la mise en scène macabre de l’animal aux oeufs d’or, pointant par la même occasion la prochaine pénurie de caviar. La finesse du produit contraste avec l’aspect rebutant de l’animal.
Enfin, Lionel Sabatté (né à Toulouse en 1975, vit et travaille à Paris) expose Chevêche Athéna (2010, 10 x 6 cm), une chouette exclusivement composée de peau et d’ongles. Celle-ci révèle à nos yeux l’intimité de l’artiste, comme un pied de nez au narcissisme créateur...