Du 1er au 31 décembre 2010, la galerie Taglialatella présente une exposition personnelle de Russell Young. Cet artiste britannique s'inscrit dans la lignée des artistes du courant Pop Art américain des années 1970 et 1980. Son style, le traitement et le choix de ses sujets sont une référence directe à la production de ces années-là...
Alors que Warhol s’est penché sur le phénomène de gloire instantanée versus le Mythe, l’artiste contemporain Russell Young, porte lui une réflexion sur le sens et la finalité de la célébrité et de l’Image inscrite dans l’inconscient collectif. Pour réaliser ses œuvres, il utilise des photographies recueillies à partir de coupons de presse ou offertes par les célébrités-mêmes, ou encore des clichés d’arrestation recueillis auprès de services de police (notamment pour sa série intitulée « Pig Portraits »).
Une partie de son travail lui permet de réinventer les images connues en leur donnant une poésie nouvelle, une tournure plus subjective. Les couleurs, le grain et la matière de ce qui avait été vu et revu, se transforment.
Un autre aspect de son travail démystifie les stars en les projetant dans leur extrême simplicité : des crooners (Frank Sinatra), des rock stars (Jim Morrisson, David Bowie, Johnny Cash, Sid Vicious), des grands acteurs (Steve McQueen)… au plus bas de leur gloire, en état d’arrestation comme le commun des mortels... Russell Young transforme, sublime ou détruit pour attribuer un relief inédit, empreint d'une grande élégance esthétique, à ces icônes de papier glacé.
De l'anonymat à la gloire...
En 1987, Russell Young sort de l'anonymat grâce à la célèbre photographie de l'album Faith de Georges Michael. Il devient alors l’un des photographes people les plus en vogue et sollicités. Des artistes comme Morrissey, Bjork, Bruce Springsteen ou encore Bob Dylan et REM passent ensuite sous son objectif.
En parallèle de cette carrière prometteuse de photographe et vidéaste (il réalise de nombreux clips pour la chaîne musicale MTV), l'artiste se tourne vers la peinture. Ses travaux restent secrets assez longtemps cependant, en 2003, sa première exposition intitulée « Pig Portraits » rencontre un immense succès et le public, conquis, se porte acquéreur en grand nombre.
Parmi ses œuvres les plus prisées, se distinguent un ensemble de sérigraphies uniques parsemées de poussières de cristaux Swarovski. L’unicité de ces pièces relève des différents tons de couleurs utilisés et de la manière avec laquelle l’artiste s’est appliqué à répandre les cristaux sur la toile. Le procédé exact est toujours tenu secret par son atelier.
Aujourd'hui, les œuvres de Russell Young ornent les murs de grands collectionneurs comme les Getty ou le magnat de l'immobilier Aby Rosen, et font également partie des collections de nombreuses célébrités telles qu'Elisabeth Taylor, David Hockney, David Bowie ou encore Brad Pitt, sans oublier le président Barack Obama.
10, rue de Picardie - 75003 Paris
Du 1er décembre 2010 au 5 février 2011, la galerie Guillaume présente une exposition personnelle du sculpteur Marcoville.
« Pour exposer Marcoville il faut faire la queue. Comme au cinéma. J’ai donc patienté quelques années très sagement. Devant moi il y avait le Musée de Sèvres,
le Musée de Rouen, « Genève », « le Danemark », etc. Derrière moi, il y a « Marseille 2012 capitale européenne de la Culture» et d’autres.
Il faut dire que Marcoville est un Jeff Koons à l’envers. Ce dernier produit quelques œuvres par an aidé de plus de cent assistants ; Marcoville, lui, fabrique tout seul des sculptures précieuses qui peuvent consister en d’innombrables morceaux de verre (dix mille poissons pour l’immense installation du Musée de Berck-sur-Mer !), magnifiées par une technique très complexe qui n’appartient qu’à lui. Alors on comprend qu’il y ait la queue. Et même si le Musée Crozatier du Puy en Velay n’est pas Versailles, je lance ici un pavé dans la mare : pourquoi pas, un jour, une allée de bananiers-baobabs de Marcoville dans la Galerie des Glaces ?
Certains artistes montrent la gravité et les profondeurs du monde. Marcoville n’est pas moins spectateur de la société que ceux-là. Plutôt que d’en faire une photo, il crée un univers imaginaire et poétique, à l’esprit léger, qui nous donne simplement à rêver, à sourire et qui réveille cette part de nous-mêmes appelée à célébrer la joie, le bonheur, l’insouciance. Des instants fugaces mais auxquels ces Cancans et ces Nanas pimpantes donnent un air d’éternité. Rien que cela me diriez-vous ? Oui, rien que cela ! » (Guillaume Sébastien, commissaire de l'exposition)
32, rue de Penthièvre - 75008 Paris
Ouvert du mardi au vendredi de 11h à 19h et le samedi de 14h à 19h.
Fermeture du 25 décembre 2010 au 3 janvier 2011
[Visuel : Marcoville, Il y a des jours où l’on se sent seul. Verre découpé, sablé, coloré et gravé. 70 cm de haut]
Du 11 au 19 décembre 2010, la plateforme curatoriale Le peuple qui manque, en partenariat avec le Département Film du Centre Pompidou, propose des rencontres intitulées « Que faire ? Art, film, politique ».
Offrant un état des lieux des nouvelles stratégies critiques qui se font actuellement jour au sein de la création
internationale, et en premier lieu au sein de la production contemporaine des images en mouvement, ces rencontres « que faire ? » s'intéressent aux relations entre art & politique.
La manifestation se tient les week-end des 11-12 et 18-19 décembre 2010 au Centre Pompidou, et est également constituée d'actions-satellites entre les deux week-ends : manifestations aux Laboratoires d'Aubervilliers, aux Beaux-Arts de Paris, au Palais de Tokyo et à l'Espace Khiasma.
Symposium et projections en présence de : Rabih Mroué (Liban), Ursula Biemann (Suisse), Catherine David (FR), Joaquin Barriendos (ES), Elvan Zabunyan (FR), Coco Fusco (US), Christophe Marsat & Alejandro Arozamena / Brumaria (ES), Dmitry Vilensky / Chto Delat ? (RU), Rasheed Araeen / Third Text (UK), Natasa Petresin-Bachelez (FR), Frédéric Moser & Philippe Schwinger (Suisse), Hila Peleg (Allemagne), Steve Kurtz / Critical Art Ensemble (US), Maurizio Lazzarato (FR), Laurence Allard & Olivier Blondeau (FR), Tania Bruguera (Cuba), Beatriz Preciado (ES), Gérald Raunig (AU), Stephen Wright (Canada), Elisabeth Lebovici (FR), Jean-Claude Moineau (FR), Sylvain George (FR), Kodwo Eshun & Anjalika Sagar / The Otolith Group (UK).
La programmation vidéo & film présente une sélection d'œuvres aux confins du film d'artiste et du documentaire, constituant un état des lieux prospectif de ce que voudrait dire aujourd'hui « faire des films politiquement ».
Œuvres vidéos/films de : Lida Abdul, Yael Bartana, Larissa Sansour, Almagul Menlibayeva, Adrian Paci, International Errorista, Armin Linke & Francesco Mattuzzi / decolonizing architecture, Itamar Rose & Yossi Atia, Nastio Mosquito, Dmitry Gutov + Radek Community, Benj Gerdes & Jennifer Hayashida / 16 Beaver Group, Tania Bruguera, Hila Peleg, Irina Botea, Mark Tribe, Frédéric Moser & Philippe Schwinger, Jeremy Deller & Mike Figgis, Sylvain George, Critical Art Ensemble, Chto Delat ?, Brad Butler & Karen Mirza, José Alejandro Restrepo, Boris Groys, Alain Declercq, Ursula Biemann, Chen Chieh-Jen, Lin Yilin, Liu Wei, Oliver Ressler & Dario Azzellini, Christophe Marsat/Brumaria, etc.
De janvier à mai 2011, la manifestation se prolongera avec plusieurs rendez-vous à la Maison Pop et au Cinéma le Méliès de Montreuil.
>> En savoir plus sur les rencontres « Que faire ? Art, film,
politique ».