Dans le cadre du Mois de la Photo Off (du 2 au 30 novembre 2010), des photographies urbaines, des projections vidéos et des œuvres originales de L’Atlas sont réunies à la Galerie G / Bombes Production.
Depuis l'enfance, L'Atlas se plait à
inscrire son nom dans les endroits qu'il traverse, pour que ceux-ci gardent en mémoire la trace de son passage.
Après des études d'histoire de l'art, il s'installe au Maroc pour étudier la calligraphie arabe chez un maître classique, puis s'établit en Egypte auprès d'un autre maître qui lui apprend à transgresser les règles. A son retour à Paris, il se lance dans une quête de pureté graphique, aussi bien dans la forme que dans l'usage parcimonieux des couleurs.
L'Atlas ré-interprète alors l'alphabet latin en le soumettant aux techniques du Koufi, écriture arabe géométrique ; il en résulte une écriture singulière, tout à la fois personnelle et universelle, en phase avec l’esthétique urbaine de notre temps. De manière récurrente, il se penche également sur les motifs du labyrinthe et de la boussole - des invitations à la pause et à la réflexion.
A de nombreux égards, son œuvre évoque « le mouvement contestataire italien de la fin des années 60, l'Arte Povera. A l'instar de ses prédécesseurs, l'artiste renonce, la plupart du temps, à un équipement lourd qui pourrait le rendre tributaire de l'économie et des institutions culturelles. Il accorde une grande importance au processus, et plus précisément au geste créateur. » (Sandrine Villa, Bombes Productions)
Sélection d'expositions de L'Atlas
23 rue des Lilas - 75019 Paris - M° Place des Fêtes
Du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rdv les lundi et mardi
Tél : 06 48 09 27 82
Du 19 novembre au 24 décembre 2010, la Coming Soon Galerie présente, dans le cadre du Parcours du Mois de la Photo Off, la première exposition personnelle à Paris de Matthieu Gafsou, lauréat du Prix de la Fondation HSBC pour la photographie 2009.
« Ce qui m’importe, c’est d’insuffler de la poésie dans le monde désenchanté dans lequel nous vivons. On peut arracher le banal à sa signification quotidienne, pour en faire
un nouvel objet qui donne matière à penser et à s’évader... L’impression de légèreté, et même de fragilité que je recherche dans mes photographies vient contredire l’ordinaire de la ville qui
nous enferme dans ses certitudes. » (Matthieu Gafsou)
Après des études d'histoire et esthétique du cinéma, philosophie et littérature, Matthieu Gafsou (né en 1981, vit et travaille à Lausanne) se forme à la photographie à l’Ecole d’Arts Appliqués de Vevey. Depuis 2006, il participe à de nombreuses expositions collectives et personnelles en Europe et aux Etats-Unis (dont « reGeneration2 », organisée par le musée de l’Elysée...). Il a également publié Surfaces, une enquête photographique sur l’incohérence de l’espace public tunisien chez Actes Sud en 2009 et Le Corbusier à Firminy, chez Gallimard.
Parmi les figures qui l’ont influencé, Matthieu Gafsou cite Walker Evans : « il y a dans son travail, une beauté de l’objet banal qui me fascine. » Son point de vue serait celui de « l’usager-flaneur-esthète » ; il est passionné par la dialectique art/réel de la photographie, ce qui le conduit à créer des images qui transcrivent une forme « d’inquétante étrangeté architecturale » et l'emmène réfléchir sur sa relation à la photographie : « chaque photographie est manipulation, discours. »
« Ordinaires »
Dans sa série « Ordinaires », « c’est notre rapport même au réel qui est mis en question. Car à force de baigner dans des espaces virtuels, d’être confronté au plausible, au possible, la ligne de démarcation sensée séparer l’artifice de l’authentique s’érode dans un brouillard aussi dérangeant que libérateur. »
Pour Frédéric de Gouville, directeur de la Coming Soon Galerie, Matthieu Gafsou transmet, à travers cet ensemble de clichés inédits, « son exploration à la fois critique et romantique de l’espace urbain et témoigne d’une fascination ambiguë pour la ville contemporaine, entre beauté et inquiétude latente. Ses variations picturales sont autant d’évocations poétiques de ce paradoxe,et oscillent entre réalité et utopie. Du geste photographique simple aux retouches complexes, les images de ce travail s’inscrivent dans un paysage instable, fragilisé, qui invite le spectateur à la méditation... Les images de Gafsou résonnent comme un écho sublime du réel. La mise en espace qu’il effectue spécialement pour la galerie prolonge cette démarche. »
3, passage Lemoine - 75002 Paris
[Visuel : © Matthieu Gafsou "Ordinaires 04"]
La 37ème édition de la FIAC - organisée du 21 au 24 octobre au Grand Palais, à la Cour Carrée du Louvre et au Jardin des Tuileries - a rencontré un immense succès et le public était au rendez-vous. « La meilleure FIAC depuis 20 ans » selon de nombreux exposants...
La FIAC est parvenue à confirmer son attractivité. Durant les 5 jours d'ouverture, les organisateurs ont enregistré 85'662 entrées ; ce qui représente une augmentation de 6% par rapport à l’édition 2009.
Elle témoigne également de la solidité du marché parisien. Les publics spécialisés - collectionneurs et professionnels - se sont déplacés en masse : 21'608 invités ont assisté aux deux journées professionnelles (soit 8% de plus par rapport à 2009).
Près de 35 groupes de collectionneurs étrangers ont visité la foire ; ceux-ci sont venus d’Arabie Saoudite, d’Allemagne, d’Angleterre, d’Argentine, de Belgique, du Brésil, du Canada, de Chine, des Etats-Unis, des Pays-Bas, du Japon, de Russie, de Suisse...
Quelques ventes significatives
A la Nef du Grand Palais
Mais également à la Cour carrée du Louvre
Les lauréats des prix organisés durant la FIAC
La 38ème édition de la FIAC se déroulera, du 20 au 23 octobre 2011, au Grand Palais et au Jardin des Tuileries. La disponibilité de nouveaux espaces au Grand Palais permettra de rassembler l’ensemble des galeries.