Magazine culturel sur l'actualité de l'art contemporain

Art contemporain à Paris

Jeudi 4 novembre 2010 4 04 /11 /Nov /2010 10:11

Du 16 au 28 novembre 2010, la galerie Mathgoth présente « Burning Hearts », une exposition de COPE2 et de sa compagne INDIE 184, deux légendes du graffiti outre-Atlantique. Une première en France qui permet au public de découvrir des pièces rares, parfois réalisées à quatre mains...

 

Cope2-et-Indie184.jpg Lorsqu’il débute en 1978, Fernando Carlo, Jr (alias COPE2) est comme tous les gamins de sa bande : il souhaite s'exprimer et se faire remarquer par ses pairs. Cela passe par l'écriture de leurs surnoms (blazes) sur les métros et les murs de leur quartier, un geste underground, totalement coupé du système courant. Très vite, il s'impose comme le « King de la ligne 4 », celui qui y peint le plus, et le mieux. 

Aujourd'hui,  COPE2 peint toujours et vit de son art. Il a fait l'objet de plusieurs documentaires, des biographies lui ont été consacrées... Sa notoriété est telle que ses œuvres apparaissent dans le troisième opus du film « Shrek » et dans le jeu vidéo « Grand Theft Auto IV ». Il est également devenu l’un des personnages d’un autre jeu : « Marc Ecko's Getting Up : Contents Under pressure ». Courtisé par le magazine Time Life pour créer une vaste campagne publicitaire dans le quartier de Soho, il a conçu des chaussures Converse en édition limitée, ainsi qu’une ligne complète pour Adidas.

Sa compagne Soraya Marquez (alias INDIE184), qui n'est pas issue du Bronx, mais de Washington Heights, est une graffeuse également très connue et facilement identifiable grâce à son style ludique, coloré, très féminin et son lettrage simple. Son histoire d'amour avec le graffiti a commencé dans les années 90 quand elle aperçoit une pièce réalisée par TRACY168. Elle commence alors à fréquenter d'autres graffeurs, à apprendre leur histoire, à s’imprégner de leur univers, jusqu'au jour où elle rencontre COPE2. C'est le moment qu'elle définit elle-même comme « le grand virage ». Depuis 2001 une large production graphique qui s’étend jusqu'à sa toute récente marque de vêtements Kweenz Destroy.

 

COPE2 - bibliographie, expositions et ventes aux enchères (sélection)

2010 : « True Legend » (exposition personnelle à la Dirty Pilot Gallery, Cochituate), « Down By Law » (Eric Firestone Gallery, East Hamptons), « Pop Art » (Freeman‘s Auction, Philadelphia), « Artefacts » (TT-Underground Gallery, New York), « NY Color Correct » (Eden Gallery, New York), « Graphic Attack » (1AM Gallery, San Francisco), « N’ap Boule: A Benefit for the people of Haiti » (Anonymous Gallery, New York), « Art of the 21st Century » (Phillips De Pury & Company, New York)

Bibliographie : From Style Writing to Art: A Street Art Anthology (Magda Danysz)

2009 :  «  Fine Lines  » (exposition personnelle au Skalitzers Contemporary Art, Berlin), « New York, New York » (Phillips De Pury & Company, New York), « The Generations » (The Showroom Gallery, New York), « TKid 170 x Cope2 » (M2 Gallery, New York), « Graffiti – Street Art » (Millon & Associés Auction, Paris), « Street Art » (Artcurial Auction, Paris), « TAG au Grand Palais, Gallizia Collection » (Paris), « All that Glitters is Gold » (McCaig Welles Gallery, Brooklyn)

Bibliographie : Born in the Streets: Graffiti (Thames & Hudson, Hervé Chandès), New York City (Black Book Masters, On The Run, Alain Maridueña), Graffiti New York (Abrams, Eric Felisbret & James Prigoff) et New York Subway Graffiti (Schiffer Publishing, Todd Lange)

2008 :  « Cope2 » (exposition personnelle au  Broken Bread Gallery, Denver), « Cope2 » (exposition personnelle à la Muse Gallery, New London), « Art Urbain » (Dominique Asselin, Paris), « The Style God » (Artdrenaline Gallery, Den Haag), « Top of the Line » (The Showroom Gallery, New York), « Come Correct » (The Showroom Gallery, New York), « The Rabbit » (Hole Gallery, Atlanta), « Made From Love » (The Bronx Museum of Arts, Bronx)

 

Portrait-COPE-02.JPG

 

 

INDIE184 - bibliographie, expositions et ventes aux enchères (sélection)

2010 : « Sweet Things » (Crewest Gallery, Los Angeles), « N’ap Boule: A Benefit for the people of Haiti » (Anonymous Gallery, New York), « Graffiti Galore » (Ivana Helsinki, Art Factory, New York), « NY Encounters » (AE GAllery, Long Island City), « Feverary » (34 Cliff Street Loft, New York), « Paper Dolls, 24SF Gallery, Los Angeles)

Bibliographie : Fresh Paint: New York City (Schiffer Publishing, Billy Schon), Graffiti Tattoo: Kings on Skin (On The Run, Alain Maridueña’), 50+1 (New Star Press, Rebec Hohoh), « The Oven’s Hot » (Da Bakery NYC, Bronx)

2009 :  « The Generations » (The Showroom Gallery, New York, NY ), « Queenz Arrive » (McCaig Welles Gallery, Brooklyn), « Vente Graffiti Street Art » (A La Cigale, Millon Cornette De Saint Cyr, Paris), « Street Art » (Artcurial Auction, Paris, New York), « Express to: Brisbane » (The Fort Arts Hub, Brisbane), « All that Glitters is Gold » (McCaig Welles Gallery, Brooklyn), « Hats Off » (Axxcis Gallery, Shibuya), « Gimme Art: Urban Culture » (Irondale Center, Brooklyn), « The Sharpie Show » (Crewest Gallery, Los Angeles)

Bibliographie : Graffiti New York (Abrams, Eric Felisbret & James Prigoff)

 

Portrait-Indie.jpg

 

 

La galerie Mathgoth

Inaugurée au début de l’année par Gautier et Mathilde Jourdain, fondus d’arts urbains, la  galerie Mathgoth réunit des légendes telles que Cornbread et Taki183, mais également de jeunes artistes urbains qui, par leur technique ou leur message, révolutionnent la discipline, de Paris à New York en passant par Téhéran ou Jakarta.

Récemment, le couple a réussi à rassembler 400 artistes intercontinentaux autour d’une seule et même performance : 400ml Project. Chacun d’entre eux avait pour mission de customiser la traditionnelle bombe des graffeurs, d’une contenance de... 400 millilitres.

 

Espace In My Room

32, rue Rodier - 75009 Paris

Vernissage en présence des artistes : 17 novembre à partir de 17h00

Exposition ouverte au public de 14h à 19h (sauf le lundi) 

 

Par Paddythèque - Publié dans : Art contemporain à Paris
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 2 novembre 2010 2 02 /11 /Nov /2010 12:14

Dans le cadre du Mois de la Photo Off (du 2 au 30 novembre 2010), des photographies urbaines, des projections vidéos et des œuvres originales de L’Atlas sont réunies à la Galerie G / Bombes Production. 

 

L'AtlasDepuis l'enfance,  L'Atlas se plait à inscrire son nom dans les endroits qu'il traverse, pour que ceux-ci gardent en mémoire la trace de son passage. 

Après des études d'histoire de l'art, il s'installe au Maroc pour étudier la calligraphie arabe chez un maître classique, puis s'établit en Egypte auprès d'un autre maître qui lui apprend à transgresser les règles. A son retour à Paris, il se lance dans une quête de pureté graphique, aussi bien dans la forme que dans l'usage parcimonieux des couleurs.


L'Atlas ré-interprète alors l'alphabet latin en le soumettant aux techniques du Koufi, écriture arabe géométrique ; il en résulte une écriture singulière, tout à la fois personnelle et universelle, en phase avec l’esthétique urbaine de notre temps. De manière récurrente, il se penche également sur les motifs du labyrinthe et de la boussole - des invitations à la pause et à la réflexion.

A de nombreux égards, son œuvre évoque « le mouvement contestataire italien de la fin des années 60, l'Arte Povera. A l'instar de ses prédécesseurs, l'artiste renonce, la plupart du temps, à un équipement lourd qui pourrait le rendre tributaire de l'économie et des institutions culturelles. Il accorde une grande importance au processus, et plus précisément au geste créateur. » (Sandrine Villa, Bombes Productions) 

 

Sélection d'expositions de L'Atlas

  • « L'invention du monde » (Centre Georges Pompidou, 2004) ;
  • « Graphology » (Palais de Tokyo, 2007) ;
  • « Lay Down the Reality» (Galerie Moretti Moretti, 2008) ;
  • « Né dans la rue » (Fondation Cartier, 2009) ;
  • « TAG » (Grand Palais, 2009) ;
  • « International Biennale for Young Art » (Moscou, 2010) ;
  • Cutlog (Bourse du Commerce, 2010)…

  • « Le M.U.R. de l’Art fête ses trois ans » (Espace des Blancs-Manteaux, oct. 2010) 

 



Galerie G / Bombes Production

23 rue des Lilas - 
75019 Paris - 
M° Place des Fêtes

Du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rdv les lundi et mardi

Tél : 06 48 09 27 82



 

Par Paddythèque - Publié dans : Art contemporain à Paris
Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 31 octobre 2010 7 31 /10 /Oct /2010 08:04

Du 19 novembre au 24 décembre 2010, la Coming Soon Galerie présente, dans le cadre du Parcours du Mois de la Photo Off, la première exposition personnelle à Paris de Matthieu Gafsou, lauréat du Prix de la Fondation HSBC pour la photographie 2009.

 

Matthieu-Gafsou.png« Ce qui m’importe, c’est d’insuffler de la poésie dans le monde désenchanté dans lequel nous vivons. On peut arracher le banal à sa signification quotidienne, pour en faire un nouvel objet qui donne matière à penser et à s’évader... L’impression de légèreté, et même de fragilité que je recherche dans mes photographies vient contredire l’ordinaire de la ville qui nous enferme dans ses certitudes. » (Matthieu Gafsou)

Après des études d'histoire et esthétique du cinéma, philosophie et littérature,  Matthieu Gafsou (né en 1981, vit et travaille à Lausanne) se forme à la photographie à l’Ecole d’Arts Appliqués de Vevey. Depuis 2006, il participe à de nombreuses expositions collectives et personnelles en Europe et aux Etats-Unis (dont « reGeneration2 », organisée par le musée de l’Elysée...). Il a également publié Surfaces, une enquête photographique sur l’incohérence de l’espace public tunisien chez Actes Sud en 2009 et Le Corbusier à Firminy, chez Gallimard.

Parmi les figures qui l’ont influencé,  Matthieu Gafsou cite Walker Evans : « il y a dans son travail, une beauté de l’objet banal qui me fascine. » Son point de vue serait celui de « l’usager-flaneur-esthète » ; il est passionné par la dialectique art/réel de la photographie, ce qui le conduit à créer des images qui transcrivent une forme « d’inquétante étrangeté architecturale » et l'emmène réfléchir sur sa relation à la photographie : « chaque photographie est manipulation, discours. »

 

« Ordinaires »

Dans sa série « Ordinaires », « c’est notre rapport même au réel qui est mis en question. Car à force de baigner dans des espaces virtuels, d’être confronté au plausible, au possible, la ligne de démarcation sensée séparer l’artifice de l’authentique s’érode dans un brouillard aussi dérangeant que libérateur. »

Pour Frédéric de Gouville, directeur de la Coming Soon Galerie, Matthieu Gafsou transmet, à travers cet ensemble de clichés inédits, « son exploration à la fois critique et romantique de l’espace urbain et témoigne d’une fascination ambiguë pour la ville contemporaine, entre beauté et inquiétude latente. Ses variations picturales sont autant d’évocations poétiques de ce paradoxe,et oscillent entre réalité et utopie. Du geste photographique simple aux retouches complexes, les images de ce travail s’inscrivent dans un paysage instable, fragilisé, qui invite le spectateur à la méditation... Les images de Gafsou résonnent comme un écho sublime du réel. La mise en espace qu’il effectue spécialement pour la galerie prolonge cette démarche. »

 

Coming Soon Galerie

3, passage Lemoine - 75002 Paris

 

[Visuel : © Matthieu Gafsou "Ordinaires 04"]

 

Par Paddythèque - Publié dans : Art contemporain à Paris
Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire

Rechercher

Ailleurs


Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés