Pour célébrer l’anniversaire d’Orlan et les trente ans du « Baiser de l’artiste », la ville de St-Etienne organise une fête autour de la rétrospective « Orlan : Le Récit » . Lors du vernissage, vendredi 25 mai, Orlan réalise une performance pour lancer son parfum et sa ligne de vêtements sous la marque « Le Baiser de l’Artiste ». Elle présente également une monographie illustrant la cohérence de son œuvre, ainsi qu’un recueil de poèmes et une cuvée.
1. La performance Hybrider / Recycler
Malgré ses nombreux voyages dans le monde, Orlan a gardé toute sa garde-robe depuis son adolescence à St-Etienne. Cherchant à
créer une ligne de vêtements hybrides, Orlan a choisi de collaborer avec le collectif Andrea Crews,
dont le travail de stylisme - entre art et mode - est centré sur le recyclage. Pour présenter cette collection et lancer sa propre marque « Le Baiser de l’Artiste », Orlan organise une
performance avec Maroussia Rebecq et Juliette Bineaud.
2. Un parfum, Le Baiser de l’artiste
Afin de fêter les 30 ans du « Baiser de l’artiste », Orlan présente un parfum du même nom, créé en collaboration avec
Christophe Laudamiel, grand nez chez IFF. Un coffret anniversaire, conçu avec Philippe Martinez et édité par
Bookstorming, sert d’écrin à trois flacons : Sainte-Orlan, Orlan-corps et le Baiser de l’Artiste.
3. Une monographie
Edité chez Charta, un catalogue très complet présente l’œuvre de cette artiste internationale sur laquelle des spécialistes
venant d’horizons divers livrent un regard politique, sociologique, culturel, psychanalytique et médiatique. Cette monographie de 340 pages comprend les textes inédits de Lorand Hegyi,
Eugenio Viola, Joerg Bader, Marcela Iacub, Donald Kuspit, Peggy Phelan ainsi qu’une interview inédite de Pierre Restany interrogé par Eugenio Viola…
4. Un recueil de poésies : Pomme-cul et petites fleurs
Depuis 1967 et la sortie d’un premier recueil, on attendait une nouvelle édition des poèmes qu’Orlan écrit depuis son enfance.
C’est chose faite avec Pomme-cul et petites fleurs, paru en série limitée aux éditions Baudoin Jannink. La couverture de ce nouveau recueil juxtapose un détail de L’Origine du
monde (1866) de Gustave Courbet et de L’Origine de la guerre (1989) d’Orlan.
5. Un vin, L’Elan d’Orlan
Une cuvée spéciale accompagne les moments festifs de ce double anniversaire : L’Elan d’Orlan… Provenant des vignobles
bordelais Lacoste de Donzac, L’Elan d’Orlan est produit en série limitée ; les bouteilles sont ornées d’étiquettes conçues par l’artiste.
6. Un tramway nommé Orlan
Dès le 20 mai et pour plusieurs semaines, un tramway orné des œuvres récentes d’Orlan va circuler dans les rues de St-Etienne. Une nouvelle manière de faire voyager les Self-Hybridations précolombiennes, africaines et amérindiennes d’Orlan…
Brève en lien :
- Sur la rétrospective « Orlan : Le Récit » qui se tient au musée d’art moderne de Saint Etienne, du 26 mai au 26 août 2007 (commissaires de l’exposition : Lorand Hegyi et Eugenio Viola).
A l'occasion de son soixantième anniversaire, l'artiste d’origine stéphanoise Orlan dispose d'une large rétrospective au Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole. Intitulée « Orlan : Le Récit », celle-ci invite à redécouvrir l’histoire des poétiques corporelles de l’artiste, depuis les premières œuvres plastiques précieuses du début des années 1960 (dans lesquelles elle a commencé à explorer le concept de « sculpture corporelle »), jusqu’aux œuvres liées au mouvement féministe, en passant par une réinterprétation de l’iconographie judéo-chrétienne.
Depuis le milieu des années 1960, Orlan traverse la plupart des grands mouvements artistiques en protagoniste hors du commun.
« Son œuvre, inclassable, se place en marge des nombreux « post » et « ismes », et son style unique est, depuis toujours, celui d’une artiste complexe, irrévérencieuse,
ironique, blasphématoire, iconoclaste, chez qui la provocation de la chair, l’envers du corps, l’art et la vie, le jeu sur l’identité, l’oscillation permanente entre le réel et le virtuel
s’élèvent au rang de poétique », commente Eugenio Viola, commissaire de l’exposition avec Lorand Hegyi.
La rétrospective revient sur les opérations-chirurgicales-performances, conçues comme autant de réponses originales et provocantes à la crise de la performance.
Au début des années 1990, Orlan transforme une salle d’opération en atelier d’artiste dans lequel une œuvre est produite. Elle
inaugure ainsi l’évolution d’un paradigme mutationniste de l’art contemporain qui traduit un retour progressif aux thèmes corporels, en lien direct avec les nouvelles technologies et la
biotechnologie.
Dans les séries des self-hybridations (précolombiennes, africaines et, dernièrement, amérindiennes), Orlan poursuit son voyage numérique à travers une infinité d’identités physiques possibles. En
reprenant différents canons de beauté esthétique propres à des territoires et des époques particuliers, l’artiste donne naissance à des figures totémiques « vivantes » - presque
tangibles dans leur virtualité et fascinantes dans leur aspect parfois inquiétant - qui séduisent par leur altérité artificielle.
Le Musée d’Art Moderne de St-Etienne Métropole présente également Le Plan du Film, un projet in progress, initié en 2001 sur une idée de Jean-Luc Godard. Le principe ? Réaliser un
film qui serait conçu « à l’envers », sorte de synthèse déstabilisante composée à partir de faits autobiographiques et d’éléments inventés.
Pour le vernissage du 25 mai, Orlan prépare une performance, Hybrider et Recycler, conçue spécialement pour l’exposition en collaboration avec Andrea Crews.
Brève en lien
- Performance Hybrider / Recycler, parfum, Le Baiser de l’artiste, monographie, tramway...
Infomations pratiques
Musée d’Art Moderne de Saint-Etienne Métropole
Dates de l'exposition : du 26 mai au 26 août 2007
Catalogue
Un catalogue (Ed. Charta, 304 pages, 59 €) réactive toute l’histoire d’Orlan, passée au filtre de l’impact médiatique et de la réception de son travail. Les moments importants de sa carrière artistique y sont en effet rappelés soit au travers des images de son œuvre, soit au travers des couvertures de livres, de catalogues et de magazines qui lui ont été consacrés durant ces quarante dernières années. Le catalogue regroupe également des essais inédits de spécialistes (Lorand Hegyi, Eugenio Viola, Joerg Bader, Marcela Iacub, Donald Kuspit, Peggy Phelan) analysant les liens entre l’œuvre d’ORLAN et les divers champs de notre société contemporaine (politique, sociologique, culturelle, psychanalytique et médiatique).
L’actuelle conservatrice en chef du Musée d’art moderne de Lille Métropole, Villeneuve d’Ascq, Joëlle Pijaudier-Cabot vient d’être nommée directrice des Musées de Strasbourg. Elle prendra ses nouvelles fonctions en mars ou avril 2007.
La direction des Musées de Strasbourg rassemble et anime un réseau de 10 musées qui bénéficient de services communs assurant leur bon fonctionnement scientifique, administratif et technique. Elle
regroupe les musées suivants : le Musée des Beaux-Arts, le Musée des Arts décoratifs, le Musée Zoologique, le Musée Archéologique, le Musée Historique, le Musée de l’Oeuvre Notre-Dame (Moyen
Age et de la Renaissance), Musée Alsacien, le Cabinet des Estampes, le Centre Tomi Ungerer (créé en 1990) et le Musée d’Art Moderne et Contemporain (crée en 1998).
Joëlle Pijaudier-Cabot a dirigé, durant 18 ans, le Musée d’art moderne de la Communauté de Lille. Sous son impulsion, les collections du musée ont connu un développement notable dont l’aspect le plus significatif a été la donation, en 1999, de la collection d’art brut de l’Aracine. Elle a développé une politique d’expositions temporaires de rayonnement international, dans le champ de l’art moderne et contemporain ; parmi les plus récentes : L’Envers du décor, dimensions décoratives dans l’art du XXème siècle ; Mexique-Europe, allers-retours, 1910-1960 ; Robert Filliou, Génie sans talent ; Art & Language : too dark to read ; ou encore actuellement au Japon Picasso, Modigliani et leur époque, collections du Musée d’art moderne Lille Métropole.
Elle a conçu et développé le projet scientifique et culturel sur les bases duquel le musée d’art moderne fait aujourd’hui l’objet d’un programme de travaux d’extension et de modernisation (architecte Manuelle Gautrand), qui connaîtra son terme en 2008 et donnera au musée une personnalité sans égale, puisque faisant dialoguer une collection d’art moderne et contemporain avec une collection d’art brut.