Le nom du lauréat du Prix Hugo Boss 2010 a été officiellement proclamé, le 4 novembre 2010, au Solomon R. Guggenheim Museum (New York). Il s'agit de l'Allemand Hans-Peter Feldmann...
« Le Prix Hugo Boss est reconnu internationalement comme l’un des plus prestigieux de l’art contemporain. En accord avec l’engagement du Guggenheim, ce prix est
l’opportunité de mettre en avant des artistes du monde entier qui appréhendent l’art comme un courant novateur et avant gardiste. » (Richard Armstrong, directeur du Solomon R. Guggenheim
Museum)
Depuis 1996, le Prix Hugo Boss est attribué tous les deux ans. Doté de 100'000 dollars, il récompense des artistes dont le travail représente un développement significatif de l’art contemporain. La sélection des nominés ne se base en aucun cas sur des critères comme l’âge, le sexe, la nationalité ou le support artistique. Elle inclut des jeunes, des artistes émergents ainsi que des personnes établies dans le domaine de l’art contemporain dont la reconnaissance publique tarde à se faire. Précédemment, le Prix Hugo Boss a déjà été attribué à : Matthew Barney (1996, U.S.A), Douglas Gordon (1998, Ecosse), Marjetica Potrč (2000, Slovénie), Pierre Huyghe (2002, France), Rirkrit Tiravanija (2004, Thaïlande), Tacita Dean (2006, Royaume-Uni) et Emily Jacir (2008, Palestine).
En 2010, le jury - constitué d’un groupe international de directeurs, de conservateurs et de critiques reconnus - a retenu Hans-Peter Feldmann (né en 1941). Les cinq autres artistes arrivés en finale étaient : Cao Fei (Chine), Natascha Sadr Haghighian (Allemagne), Roman Ondak (Slovaquie), Walid Raad (Liban) et Apichatpong Weerasethakul (Thaïlande).
Le Solomon R. Guggenheim Museum de New York consacrera une exposition personnelle à l'artiste, du 20 mai au 5 septembre 2011.
Expositions de Hans-Peter Feldmann (sélection)
2010 : « Hans-Peter Feldmann », Malmö Konsthall, Malmö (exposition personnelle)
« An Art Exhibition », Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía MNCARS, Madrid (exposition personnelle)
« Hans-Peter Feldmann », Pinakothek der Moderne, Munich (exposition personnelle)
« Emporte-moi », MAC/VAL, Vitry-sur-Seine
« En mai, fais ce qu'il te plait », Musée Bourdelle, Paris
Les Rencontres d'Arles
Museum für Moderne Kunst (MMK), Frankfurt
« Ruhrblicke », Zeche Zollverein, Essen
2009 : « Hans-Peter Feldmann », Galerie Martine Aboucaya, Paris (exposition personnelle)
Biennale de Venise
> Photos de la soirée de remise du Prix Hugo Boss 2010 sur Flickr
Du 12 au 16 janvier 2011, Art Stage Singapore ouvre les portes d’un marché en plein essor à 90 galeries internationales d’art moderne et contemporain. Sur le site de Marina Bay Sands, stratégiquement situé au cœur de la ville, à proximité du centre d’affaires de Singapour, celles-ci tenteront de captiver les acheteurs locaux et internationaux...
« L’Asie est en passe de devenir une plateforme incontournable sur le marché de l’art international. Nul autre continent ne bénéficie d’un tel potentiel et
de telles perspectives de croissance. Cette manifestation favorise et encourage les échanges entre les scènes artistiques émergeant en Asie et les confrontations avec les galeries, les
collectionneurs et les institutions locales et internationales. Ainsi, Art Stage Singapore ne se contente pas d’apporter la meilleure réponse aux nouvelles demandes économiques générées par
l’Asie : elle crée aussi un pont culturel entre l’Orient et l’Occident.
Nous avons choisi Singapour pour y implanter cet événement, car nous avons été impressionnés par la détermination des autorités gouvernementales, en faveur du marché de l'art. Cette prise de conscience sur l’importance de l’art comme composante active du développement économique du pays peut conduire Singapour à devenir le nouveau pôle artistique du Sud Est asiatique. » (Lorenzo Rudolf, directeur et fondateur d’Art Stage Singapore).
Les exposants
Point de convergence pour l'Asie Pacifique, Art Stage Singapore vise en premier lieu à soutenir et accélérer la dynamique des galeries asiatiques en les positionnant à un niveau international. La foire leur offre la possibilité de présenter des projets d’envergure et de réaliser des expositions spécialement conçues pour la manifestation.
Afin de placer Art Stage Singapore dans une perspective historique, l’art moderne asiatique est représenté par une sélection des principales galeries spécialisées dans ce domaine. A leurs côtés, prennent place des galeries émergentes, sélectionnées pour leur potentiel de création, afin de compléter ce panorama de la zone Asie Pacifique.
Le marché de l’art européen et américain est également représenté par un choix de galeries sélectionnées pour la pertinence et l’audace de leur programmation.
Une semaine de l'art contemporain à Singapour
Art Stage Singapore célèbre l’art contemporain pendant une semaine à travers toute la ville en suscitant une effervescence culturelle dans les espaces publics et dans les centres d’art. Un programme événementiel diversifié vient compléter le programme d’Art Stage Singapore, ainsi qu’un ensemble de rencontres initiant une pédagogie des pratiques artistiques contemporaines.
Au cœur de ce dispositif, en collaboration avec le Singapore Art Museum et sous la direction de Lorenzo Rudolf, Art Stage Singapore met en œuvre une exposition qui réunit des chefs d’œuvre d’art asiatique, provenant de collections privées. Celle-ci réunit des pièces appartenant à Lekha & Anupam Poddar (Devi Foundation, Inde), au Dr Oei Hong Dijen (Budi Tek, à Deddy Kusuma, Inondésie), à Yang Bin (Qiao Zhibin, Chine), au Dr Uli Sigg (Suisse), à Sylvain Levy (Fondation DSL, France), à Rudy Tseng (Taiwan), à Kim Chang-il (Corée), à Jackson See (Singapour), à Monique Burger (Osage Foundation, Hong Kong), à la White Rabbit Collection (Australie)...
Singapour, au cœur de la nouvelle cartographie du marché de l’art
A la croisée des chemins entre la Chine, l’Inde, l’Asie du Sud-Est, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Péninsule arabique, Singapour est un minuscule territoire (700 km2) qui figure parmi les plus riches nations du monde. Politiquement et socialement stable, ouvert sur l’extérieur, la ville bénéficie d’un marché économique en pleine croissance, conjugué à un art de vivre. Elle accueille 7'000 entreprises multinationales (plus de 4'000 d’entre elles y ont installé leur siège social).
L’intérêt croissant des nouvelles générations pour l'art contemporain - considéré à la fois comme une nouvelle forme d'investissement, mais aussi un mode de vie et l’expression d’un statut social - a eu un impact profond sur la montée en puissance de Singapour sur la scène artistique asiatique. Pour encourager cette évolution, le gouvernement de Singapour investit massivement afin de réunir les éléments clés nécessaires à l’ancrage d’un centre névralgique de l’art en Asie :
Au cœur de cette évolution, Art Stage Singapour est considéré comme l’initiative la plus emblématique de ce développement de Singapour sur la scène artistique mondiale. A ce titre, la foire bénéficie du soutien des principales instances gouvernementales de Singapour.
Sigalit Landau a été invitée à représenter le pavillon israélien de la 54e Biennale de Venise, organisée du 4 juin au 27 novembre 2011.
La
démarche, engagée et poétique de Sigalit Landau (née en 1969 à Jérusalem) rend universelles des questions
individuelles, philosophiques ou politiques. Pour y parvenir, elle associe souvent performances, installations, objets et films. Ses pièces ont la faculté de cristalliser en une image, un
objet, des enjeux collectifs dont ses réalisations deviennent le symbole comme en témoigne par exemple l’immense notoriété de sa vidéo « Barbed Hula » ou elle apparaît, nue, sur une plage
d’Israël faisant du hula hoop avec un cerceau en fil de fer barbelé.
Son œuvre a déjà fait l'objet de nombreuses expositions personnelles : au MoMA (2008, New York), à la Galerie Kamel Mennour (2008, Paris), au Kunst-Werke Institute for Contemporary Art (2007, Berlin)... Actuellement, l'artiste est présentée au sein des collections du Centre Pompidou, dans l'exposition collective « Elles@centrepompidou ».
Un travail engagé sur l'eau
Depuis plusieurs années, Sigalit Landau s’est engagée dans une relation approfondie avec l’endroit le plus bas du monde, la mer morte (-456 mètres). Elle réagit, en artiste, aux terribles particularités de ce site qui, théâtre-même d’une catastrophe écologique en cours, est un lieu blessé par l’histoire comme par l’actualité du Moyen-Orient. C’est l’endroit qu’elle a choisi pour développer une œuvre singulière, nourrie par son attirance continue pour le rituel, le corps mais aussi la mémoire qu’elle met en scène en concevant une sorte d’archéologie du présent.
« One man’s floor is another man’s feelings », le titre d’ores et déjà donné par l’artiste à son futur pavillon est une variation d'un dicton bien connu : « one man’s floor is another man’s ceiling ». On devine par cet intitulé que l’installation évoquera l’interdépendance entre les humains et le partage des richesses.
L’eau qui parcourra le pavillon, comme le sang qui irrigue les corps, ne sera pas seulement celle qui manque à un milliard d’humains, mais aussi la métaphore de la connaissance, du partage et des sentiments qui nous lient les uns aux autres et organisent la communauté de nos destins. Comme du sel qui se déposerait sur un objet ou sur une blessure, le parcours que Sigalit Landau conçoit pour la Biennale cristallisera les craintes et les espoirs de ces temps incertains.
Le commissariat du pavillon israélien est assuré par Jean de Loisy et Ilan Wizgan.
[Visuel : Sigalit Landau, DeadSee, 2005. Video, 11’’39’. © Sigalit Landau. Courtesy the artist and kamel mennour, Paris]