Pour sa deuxième édition, le Prix Champagne Henriot du Catalogue d’Artiste a été décerné le mercredi 17 mars à Richard Fauguet. Il soutiendra la réalisation du catalogue RF, qui
paraîtra fin mai 2010.
RF est une monographie de l’artiste conçue par le Frac Ile-de-France comme suite à l’exposition « Pas vu pas pris » qui
s’est tenue du 7 juin au 9 août 2009 au Plateau. Ce livre bilingue, à caractère rétrospectif, d’environ 360 pages, paraîtra plus de dix ans après la dernière publication de cette nature consacrée
à Richard Fauguet.
L’ouvrage, dont le graphisme a été confié à Loran Stosskopf, comportera deux entretiens de l’artiste avec Xavier Franceschi, directeur du Frac Ile-de-France / Le Plateau, ainsi que deux textes critiques de Patrick Javault et Vincent Pécoil sur le travail de l’artiste. L’ambition de ce projet est de réaliser un ouvrage de référence sur l’un des artistes les plus importants de sa génération.
RF est une édition produite par le Frac-Ile-de-France / Le Plateau, Paris, en partenariat avec la Galerie Art : Concept, Paris, le Frac Limousin, Limoges, le Musée Saint Roch, Issoudun, et le CNAP (Centre National des Arts Plastiques), Paris.
Editeur : Monographik editions / Diffuseur : Comptoir des indépendants / Graphiste : Loran Stosskop
Le Prix Champagne Henriot du Catalogue d’Artiste
Créé en 2009 pour soutenir la création contemporaine, le prix Champagne Henriot du Catalogue d’Artiste est remis par un jury indépendant représentatif du monde de l’art et de l’édition, qui
sélectionne chaque année un lauréat, à qui est attribuée une dotation de 15'000 euros destinée à l’édition de son catalogue (en 2009, le Prix Champagne Henriot avait récompensé le travail
d’Anne-Laure Sacriste).
Contact email : club@artistikrezo.com
Tink-It propose des tatouages temporaires dessinés par des artistes contemporains, en édition limitée. Le projet vient de la volonté de proposer aux artistes un nouveau
support d’expression, vivant et mobile, pour leur travail : la peau.
Pour la première série, 5 artistes contemporains français ont eu carte blanche pour créer un Tink (Temporary Ink) tenant 1 à 3
jours : Olivier Kosta-Théfaine, Gilles Balmet, YZ, Julien Langendorff et Benjamin Sabatier.
Ils ont tous interprété le support de façon très personnelle ; pour chacun d’eux, Tink-It propose un coffret en édition limitée à 500 exemplaires numérotés, comportant 2 tatouages : un à porter, un à offrir ou à collectionner....
Pourquoi le tatouage temporaire ?
Pas si lointaine, l’époque où le tatouage était considéré par les occidentaux comme une pratique ancestrale ou de mauvais garçon. Quelle idée d’aller s’enfoncer une aiguille dans le bras, de se faire marquer au fer rouge ? Longtemps banni par les religions monothéistes, le tatouage, comme toute modification corporelle, était perçu comme une offense au Créateur.
Depuis 30 ans, force est de constater que l’image du tatouage a considérablement évolué.
Parallèlement à sa popularisation (selon une étude du Pew Research Center, plus de 40% des 26-40 ans possédaient au moins un tatouage aux Etats-Unis en 2006), le tatouage infiltre des milieux plus élitistes.
D’abord, il multiplie les liens avec l’art contemporain: quand Wim Delvoye tatoue des porcs, Mary Coble recueille sur des feuilles blanches les traces sanglantes de ses tatouages, « gravés » sur sa peau sans encre. Pendant la foire Design Miami 2007, 8 célèbres designers contemporains ont créé un motif, tatoué sur place par un professionnel au salon As Long As It Last. Aujourd’hui, le tatouage est reconnu comme un art à part entière, avec ses artistes stars comme Yann Black (Your Meat Is Mine) ou encore Mike Giant, qui non content de tatouer des gens peint des gens tatoués : la boucle est bouclée !
En 2009 c’est un autre milieu prestigieux que le tatouage a investit : la haute couture. Les maisons Chanel et Jean-Paul Gautier ont en effet tatoué (de façon éphémère) leurs mannequins pour les collections Printemps-Eté 2010. Des docks aux podiums, le tatouage a fait un sacré pied de nez à ses détracteurs !
C’est dans ce contexte que le projet Tink-It a pris forme.<
La véritable originalité de Tink-It tient à l’ambiguïté du support associé à l’art : à même le corps donc très impliquant pour celui qui la porte, il est pourtant impossible de s’approprier l'œuvre, puisqu'elle est éphémère. Porter des Tinks, c’est faire partie d’une œuvre d’art collective qui n'existe qu'à partir du moment ou elle est portée par plusieurs personnes à un moment T.
Etes vous prêts à faire sortir l’art dans la rue, hors des canaux habituels ? Les Tinks seront disponibles fin janvier 2010...
Découvrez la première collection sur www.tink-it.com.
[Visuels : En haut : Rorscharch, Gilles Balmet pour Tink-It (Photo by Jim) // En bas : Tink-It Première collection: frise de coffrets]