L’association Le M.U.R. (Modulable, Urbain et Réactif), l’une des références du street art, fête ses trois ans d’activité avec un show inédit, baptisé le « M.U.R de l’Art ». Cet événement — ouvert à tous et entièrement gratuit — se déroulera du 28 au 31 octobre 2010, à l’espace des Blancs Manteaux, au cœur du Marais. Performances artistiques et musicales in situ, exposition d’œuvres réalisées par les 80 artistes du M.U.R et présentation de la collection « 400ml PROJECT ».
L’association LE M.U.R gère
depuis 2007 à Paris un espace culturel unique à ciel ouvert : un mur situé au croisement de la rue Oberkampf et de la rue Saint Maur. Détourné de son ancienne fonction publicitaire, cet
endroit transformé en lieu d’expositions permanentes a pu voir le jour grâce à un partenariat avec la Mairie du 11e arrondissement.
Tous les quinze jours, un nouvel artiste propose une œuvre éphémère dans l'espace public. Sont déjà intervenus : 9ÈME CONCEPT, HERMES, POCH, ALEXONE, HONET, POPAY, Joan AYRTON, HORPHE, PSYCKOZE, BABOU, Pierre HUYGHE, RCF1, Tarek BENAOUM, INFLUENZA, RÉGIS R., Gil BENSMANA, JEF AEROSOL, REKO, BLA +, L’ATLAS, RERO, C215, Laurent KRIEF, SAFARI, Chanoir -1980-, LE TONE, SAN, Martha COOPER,, Samuel LANDRE, SIXO, CTINK, LIGNES ROUGES, SP38, Michael DE FEO, L’OEIL PARTOO, SUN7, Jasmin DEROME, LUDO, SURFIL, David DOUARD, Anne-Laure MAISON, SWOON, ELLA ET PITR, Sandra MOENS, TANC, EPSYLON POINT, MIRE PROJECT, Thierry THEOLIER, EROSIE, MISTER LOLO, TITI FROM PARIS, FANCIE, MISS TIC, Jacques VILLEGLE, FABRICE ET JULIEN, NICE ART, VLP, Jean FAUCHEUR, NP77, WK Interact, FUITE & VERSUS, OBEY, YAZE, G, OSTA, YSEULT-YZ, Antonio GALLEGO, OX, ZEVS, Uriel GOLDBERG, PACIFIC, Gérard ZLOTYKIAMEN, HEPHAÏSTOS, PEDRO...
En octobre, la mairie du 4e arrondissement offre au M.U.R. l'opportunité de faire ses valises et de s’installer au cœur de Paris, dans l’espace d’animation des Blancs Manteaux, un lieu de 900 m2 qui sera totalement investi par l’art urbain.
Le M.U.R.
En 2002, Faucheur fonde avec des jeunes artistes de Paris le collectif éphémère « Une nuit ». L’idée centrale est de remplacer en une nuit des affiches publicitaires par des œuvres d’art de 4 x 3 mètres crées en avance en atelier. L'année suivante, le collectif attaque soixante affiches collées entre Belleville et Nation.
Toujours en 2003, les statuts de l’association sont déposés. En 2007 la Mairie du 11ème arrondissement de Paris céde l’espace publicitaire au croisement entre la rue Saint Maur et la rue Oberkampf, à l’association Le M.U.R. pour qu’elle le transforme en espace culturel. La première affiche, signée par le célèbre Gérard Zlotykamien, est collée le 25 janvier 2007.
En marge de la FIAC, la foire d'art contemporain Slick invite, du 21 au 24 octobre 2010, une cinquantaine de galeries françaises et internationales à présenter des artistes de la scène émergente. Pour fêter ses cinq ans, la manifestation quitte le CentQuatre et s’installe de manière significative entre deux institutions françaises majeures en matière d’art contemporain, le Palais de Tokyo et le Musée d’Art moderne de la ville de Paris.
Sans relâche, les organisateurs de Slick continuent de
prospecter pour révéler la scène émergente française et internationale. Lors de cette cinquième édition, la majeure partie des exposants n’ont jamais été présents sur la foire et, pour l'instant,
40% d'entre eux sont installés en dehors des frontières de l’Hexagone.
Après « SLICK-Berlin » en 2009, un événement performatif réalisé en collaboration avec le Point Ephémère à l’occasion des vingt ans de la chute du Mur de Berlin, SLICK lance « SLICK-Orient ». Dix galeries sélectionnées représenteront des artistes vivant ou travaillant dans le monde Asiatique-Indien-Arabe-Oriental. Ce secteur au sein de la foire mettra ainsi en avant la vitalité et la diversité du vocabulaire artistique oriental et proposera un dialogue entre l’Est et l’Ouest.
Pour l’instant, les galeries retenues pour SLICK-Orient sont : Seven Art Limited (New Delhi, Inde), The Drawing Room (Makati City, Philippines), The Drawing Room Gallery (Lahore, Pakistan) et la galerie Nikki Marquardt (Paris) en association avec la Gallery Etemad (Téhéran, Iran).
En collaboration avec les équipes du Palais de Tokyo et du Musée d’art moderne de la Ville de Paris, partenaires de SLICK, la foire proposera dans leurs espaces des performances, des projections vidéos et des débats.
Le Off décernera également, pour la seconde année consécutive, le Prix ARTE / SLICK récompensant un nouveau talent ; celui-ci célébre l’originalité et la pertinence d’un regard mais aussi la cohérence et le parcours d’un artiste. L'année dernière, il avait été attribué à l’unanimité à Erik Sep.
Les galeries retenues
Pour le moment, 30 galeries ont été sélectionnées. Une deuxième sélection des galeries sera révélée dans une dizaine de jours.
Galeries françaises : Artaban (Paris), Jeanroch Dard (Paris), Felli (Paris), Claire Gasteau (Clermont-Ferrand), Isabelle Gounod (Paris), Heidigalerie (Nantes), Catherine Issert (Saint-Paul-de-Vence), JAS (Paris), JTM Gallery (France), L’Aléatoire (Paris), Galerie Nikki Diana Marquardt (Paris), Nukod Galerie (Paris), Samantha Sellem (Paris), Vanessa Suchar (Paris), Sycomore Art (Paris), Twenty One (Paris) et Zeitgeist (Paris)
International : Capital Culture (Londres), Cynthia Corbett Gallery (London, GB), Gallery Etemad (Téhéran, Iran), Annie Gentils Gallery (Anvers, Belgique), Gist Galerie (Amsterdam, Pays-Bas), Licht Field (Bâle, Suisse), Gallery Seven Art Limited (New Delhi, Inde), Twelve Gates Gallery (Philadelphia, USA), The Drawing Room (Makati City, Philippines), The Drawing Room Gallery (Lahore, Pakistan), Virgil de Voldere, (New York, USA) et Wilde Gallery (Berlin, Allemagne)
Du 6 septembre au 9 octobre 2010, la JGM. Galerie propose de retrouver l’œuvre de Laurie Simmons. Cette artiste majeure de la scène contemporaine américaine, qui n’a pas été exposée depuis plus de quinze ans en France, opère son retour parisien avec en avant-première une série de photographies récentes : « The Love Doll, jours 1 à 17 ».
Dans cette sélection de huit photographies, Laurie
Simmons (née en 1949 à Long Island, New York) met en scène une poupée en latex dont le corps constitué de microbilles est comparable à celui d’un humain. « Le modèle choisi, sorte de Lolita
habillée par ses soins, prend des positions imposées dans un huis-clos qui rappelle les maisons de poupée mais aussi le fantasme des adultes baigné de nostalgie, de désirs et de regrets »
(extraits du communiqué d’Ami Barak, commissaire de l’exposition).
Chaque œuvre photographique fait allusion à une journée et une situation distinctes où la Love Doll est représentée dans des attitudes du quotidien (dans son bain, dans son lit...). Toutefois, certaines attitudes peuvent paraître absurdes, voire ambigües notamment lorsque la poupée contemple une souris sur un morceau de fromage ou bien un tas de bonbons évoquant étrangement des pilules.
« Comme à l'accoutumée, l'artiste induit à travers ses ambiances un parti pris psychologique en même temps que politique en jouant avec la propension de la photographie à objectiver les scènes de genre, et porte un regard critique sur la manière dont la femme enfant a pris une place prépondérante dans les médias. En amalgamant des souvenirs d'enfance avec les jeux de rôles aux indices sexuels, ses photographies exhalent une inquiétante étrangeté et un onirisme avéré. A travers ce côté ludique et fantaisiste un autre aspect transparaît dans le travail de Laurie Simmons qui se caractérise par l'instauration d'un environnement dans lequel la valeur accordée à la consommation, aux objets de design, et aux intérieurs de nos habitations contemporaines prend des proportions qui frôlent l'absurde. » (Ami Barak)
JGM. Galerie - 79, rue du Temple - 75003 Paris
[Visuel : Love Doll / Day 8 (Lying in Bed), 2010. Impression Fuji Matte ; edition of 5 + 2 APs. H 177,8 x 119,4 cm. © Laurie Simmons]