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Art contemporain à Paris

Samedi 17 juillet 2010 6 17 /07 /Juil /2010 08:42

L’association Le M.U.R. (Modulable, Urbain et Réactif), l’une des références du street art, fête ses trois ans d’activité avec un show inédit, baptisé le « M.U.R de l’Art ». Cet événement — ouvert à tous et entièrement gratuit — se déroulera du 28 au 31 octobre 2010, à l’espace des Blancs Manteaux, au cœur du Marais. Performances artistiques et musicales in situ, exposition d’œuvres réalisées par les 80 artistes du M.U.R et présentation de la collection « 400ml PROJECT ».

 

Le-Mur-fete-ses-3-ans.pngL’association LE M.U.R gère depuis 2007 à Paris un espace culturel unique à ciel ouvert : un mur situé au croisement de la rue Oberkampf et de la rue Saint Maur. Détourné de son ancienne fonction publicitaire, cet endroit transformé en lieu d’expositions permanentes a pu voir le jour grâce à un partenariat avec la Mairie du 11e arrondissement.

Tous les quinze jours, un nouvel artiste propose une œuvre éphémère dans l'espace public. Sont déjà intervenus : 9ÈME CONCEPT, HERMES, POCH, ALEXONE, HONET, POPAY, Joan AYRTON, HORPHE, PSYCKOZE, BABOU, Pierre HUYGHE, RCF1, Tarek BENAOUM, INFLUENZA, RÉGIS R., Gil BENSMANA, JEF AEROSOL, REKO, BLA +, L’ATLAS, RERO, C215, Laurent KRIEF, SAFARI, Chanoir -1980-, LE TONE, SAN, Martha COOPER,, Samuel LANDRE, SIXO, CTINK, LIGNES ROUGES, SP38, Michael DE FEO, L’OEIL PARTOO, SUN7, Jasmin DEROME, LUDO, SURFIL, David DOUARD, Anne-Laure MAISON, SWOON, ELLA ET PITR, Sandra MOENS, TANC, EPSYLON POINT, MIRE PROJECT, Thierry THEOLIER, EROSIE, MISTER LOLO, TITI FROM PARIS, FANCIE, MISS TIC, Jacques VILLEGLE, FABRICE ET JULIEN, NICE ART, VLP, Jean FAUCHEUR, NP77, WK Interact, FUITE & VERSUS, OBEY, YAZE, G, OSTA, YSEULT-YZ, Antonio GALLEGO, OX, ZEVS, Uriel GOLDBERG, PACIFIC, Gérard ZLOTYKIAMEN, HEPHAÏSTOS, PEDRO...

En octobre, la mairie du 4e arrondissement offre au M.U.R. l'opportunité de faire ses valises et de s’installer au cœur de Paris, dans l’espace d’animation des Blancs Manteaux, un lieu de 900 m2 qui sera totalement investi par l’art urbain.

 

Au programme

  • Installation d’un tirage en format réduit des 76 œuvres qui ont été accrochées au M.U.R. d’Oberkampf pendant ses trois premières années d’existence.       
  • Présentation au public de deux ou trois œuvres de chacun de ces artistes ; au total, plus de 300 nouvelles œuvres des artistes du M.U.R. seront à découvrir.
  • Accrochage en hauteur de quatre œuvres magistrales des artistes américains OBEY et WK Interact et des Français FANCIE et L’ATLAS de 8m x 3m.
  • Présentation de « 400ml PROJECT », une exposition unique au monde collectée par le passionné d’art contemporain Gautier Jourdain. Composée de 400 bombes aérosols customisées par 400 artistes internationaux, elle fait référence à la contenance standard des bombes de graffiti.
  • Performances musicales in situ pendant la totalité des heures d’ouverture du festival dirigées par VOODOÖO en collaboration avec d’autres artistes.
  • Création tous les jours d’oeuvres éphémères sur les quatre panneaux de 6m sur 2,40m situés à l’entrée de l’espace d’animation des Blancs Manteaux. 
  • Mise en place de palissades autour du bâtiment - celles-ci seront des murs de libre expression pour les graffeurs. 
  • Présentation du livre sur les trois ans du M.U.R., en partenariat avec Kitchen 93, maison d’éditions spécialisée dans l’art urbain.

 

Le M.U.R.

La structure associative LE M.U.R., dont l’objet est « la promotion de l’art contemporain et plus particulièrement de l’art urbain », a été fondée en mars 2003 autour de l’artiste Jean Faucheur. En 1983, ce dernier réalise des peintures originales qu’il colle ensuite sur les panneaux publicitaires de la ville de Paris. Il invente ainsi une nouvelle technique d’exposition personnelle. En 1985, il part à New York invité par le galeriste Tony Shafrazi, où il fréquente des artistes comme Keith Haring ou Futura. ET, à son retour, il crée le collectif des Frères Ripoulin avec six autres artistes qui travaillent dans le domaine urbain. 

En 2002, Faucheur fonde avec des jeunes artistes de Paris le collectif éphémère « Une nuit ». L’idée centrale est de remplacer en une nuit des affiches publicitaires par des œuvres d’art de 4 x 3 mètres crées en avance en atelier. L'année suivante, le collectif attaque soixante affiches collées entre Belleville et Nation.

Toujours en 2003, les statuts de l’association sont déposés. En 2007 la Mairie du 11ème arrondissement de Paris céde l’espace publicitaire au croisement entre la rue Saint Maur et la rue Oberkampf, à l’association Le M.U.R. pour qu’elle le transforme en espace culturel. La première affiche, signée par le célèbre Gérard Zlotykamien, est collée le 25 janvier 2007. 

De manière régulière, le M.U.R. collabore également à des manifestations telles que l’exposition « Né dans la rue-Graffiti » à la Fondation Cartier (2009), le festival Rock en Seine (2007-2010), le concours international ARTAQ à Angers (2010) ou encore le projet « A ciel ouvert » à Orléans pour la transformation d’une ancienne vinaigrerie en centre d’art contemporain (2010).

 

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Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /Juil /2010 09:28

En marge de la FIAC, la foire d'art contemporain Slick invite, du 21 au 24 octobre 2010, une cinquantaine de galeries françaises et internationales à présenter des artistes de la scène émergente. Pour fêter ses cinq ans, la manifestation quitte le CentQuatre et s’installe de manière significative entre deux institutions françaises majeures en matière d’art contemporain, le Palais de Tokyo et le Musée d’Art moderne de la ville de Paris.

 

Slick 2010Sans relâche, les organisateurs de Slick continuent de prospecter pour révéler la scène émergente française et internationale. Lors de cette cinquième édition, la majeure partie des exposants n’ont jamais été présents sur la foire et, pour l'instant, 40% d'entre eux sont installés en dehors des frontières de l’Hexagone.

Après « SLICK-Berlin » en 2009, un événement performatif réalisé en collaboration avec le Point Ephémère à l’occasion des vingt ans de la chute du Mur de Berlin, SLICK lance « SLICK-Orient ». Dix galeries sélectionnées représenteront des artistes vivant ou travaillant dans le monde Asiatique-Indien-Arabe-Oriental. Ce secteur au sein de la foire mettra ainsi en avant la vitalité et la diversité du vocabulaire artistique oriental et proposera un dialogue entre l’Est et l’Ouest.

Pour l’instant, les galeries retenues pour SLICK-Orient sont : Seven Art Limited (New Delhi, Inde), The Drawing Room (Makati City, Philippines), The Drawing Room Gallery (Lahore, Pakistan) et la galerie Nikki Marquardt (Paris) en association avec la Gallery Etemad (Téhéran, Iran).

En collaboration avec les équipes du Palais de Tokyo et du Musée d’art moderne de la Ville de Paris, partenaires de SLICK, la foire proposera dans leurs espaces des performances, des projections vidéos et des débats.

Le Off décernera également, pour la seconde année consécutive, le Prix ARTE / SLICK récompensant un nouveau talent ; celui-ci célébre l’originalité et la pertinence d’un regard mais aussi la cohérence et le parcours d’un artiste. L'année dernière, il avait été  attribué à l’unanimité à Erik Sep.

 

Les galeries retenues 

Pour le moment, 30 galeries ont été sélectionnées. Une deuxième sélection des galeries sera révélée dans une dizaine de jours.

Galeries françaises : Artaban (Paris), Jeanroch Dard (Paris), Felli (Paris), Claire Gasteau (Clermont-Ferrand), Isabelle Gounod (Paris), Heidigalerie (Nantes), Catherine Issert (Saint-Paul-de-Vence), JAS (Paris), JTM Gallery (France), L’Aléatoire (Paris), Galerie Nikki Diana Marquardt (Paris), Nukod Galerie (Paris), Samantha Sellem (Paris), Vanessa Suchar (Paris), Sycomore Art (Paris), Twenty One (Paris) et Zeitgeist (Paris)

International : Capital Culture (Londres), Cynthia Corbett Gallery (London, GB), Gallery Etemad (Téhéran, Iran), Annie Gentils Gallery (Anvers, Belgique), Gist Galerie (Amsterdam, Pays-Bas), Licht Field (Bâle, Suisse), Gallery Seven Art Limited (New Delhi, Inde), Twelve Gates Gallery (Philadelphia, USA), The Drawing Room (Makati City, Philippines), The Drawing Room Gallery (Lahore, Pakistan), Virgil de Voldere, (New York, USA) et Wilde Gallery (Berlin, Allemagne)

 

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Dimanche 11 juillet 2010 7 11 /07 /Juil /2010 09:22

Du 6 septembre au 9 octobre 2010, la JGM. Galerie propose de retrouver l’œuvre de Laurie Simmons. Cette artiste majeure de la scène contemporaine américaine, qui n’a pas été exposée depuis plus de quinze ans en France, opère son retour parisien avec en avant-première une série de photographies récentes : « The Love Doll, jours 1 à 17 ».

 

LoveDoll-Day.jpg Dans cette sélection de huit photographies, Laurie Simmons (née en 1949 à Long Island, New York) met en scène une poupée en latex dont le corps constitué de microbilles est comparable à celui d’un humain. « Le modèle choisi, sorte de Lolita habillée par ses soins, prend des positions imposées dans un huis-clos qui rappelle les maisons de poupée mais aussi le fantasme des adultes baigné de nostalgie, de désirs et de regrets » (extraits du communiqué d’Ami Barak, commissaire de l’exposition).

Chaque œuvre photographique fait allusion à une journée et une situation distinctes où la Love Doll est représentée dans des attitudes du quotidien (dans son bain, dans son lit...). Toutefois, certaines attitudes peuvent paraître absurdes, voire ambigües notamment lorsque la poupée contemple une souris sur un morceau de fromage ou bien un tas de bonbons évoquant étrangement des pilules.

« Comme à l'accoutumée, l'artiste induit à travers ses ambiances un parti pris psychologique en même temps que politique en jouant avec la propension de la photographie à objectiver les scènes de genre, et porte un regard critique sur la manière dont la femme enfant a pris une place prépondérante dans les médias. En amalgamant des souvenirs d'enfance avec les jeux de rôles aux indices sexuels, ses photographies exhalent une inquiétante étrangeté  et un onirisme avéré. A travers ce côté ludique et fantaisiste un autre aspect transparaît dans le travail de Laurie Simmons qui se caractérise par l'instauration d'un environnement dans lequel la valeur accordée à la consommation, aux objets de design, et aux intérieurs de nos habitations contemporaines prend des proportions qui frôlent l'absurde. » (Ami Barak)

 

JGM. Galerie - 79, rue du Temple - 75003 Paris

[Visuel : Love Doll / Day 8 (Lying in Bed), 2010. Impression Fuji Matte ; edition of 5 + 2 APs. H 177,8 x 119,4 cm. © Laurie Simmons]

 

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