Du 8 au 11 octobre 2010, la première édition de Marrakech Art Fair est parvenue à révéler le potentiel du marché de l'art marocain...
Le soir du 8 octobre 2010, 3'500 visiteurs ont assisté à l’inauguration de Marrakech Art Fair au Palace Es Saadi, une première dans l’histoire du marché de l’art au
Maroc. Le vernissage s’est déroulé en présence de M. Bensalem Himmich (ministre de la Culture au Maroc), de M. Abdellatif Maazouz (ministre du Commerce extérieur au Maroc), de l’ambassadeur
de France à Rabat...
L'ensemble des 31 galeries ayant participé à la première édition de la foire ont apprécié l’atmosphère conviviale et enthousiaste manifestée par des amateurs d’art et collectionneurs principalement marocains et français, mais aussi anglais, italiens, émiriens, hollandais, indiens...
De nouveaux collectionneurs pour les galeries françaises
Un bilan très positif pour les galeries du Maghreb et du Moyen-Orient
Témoignages des organisateurs
« Depuis des années, j’habille les murs et les suites du Palace Es Saadi avec les œuvres des peintres contemporains marocains que je collectionne avec passion. C’est pourquoi ce fut une grande émotion d’assister au dialogue, qui s’est établi avec les œuvres venues d’ailleurs, proposées par les galeries de Marrakech Art Fair. Cet événement a rempli sa mission : ce fut un véritable festival qui a rendu hommage à l’art et aux artistes. » (Elisabeth Bauchet-Bouhlal, propriétaire du Palace Es Saadi)
« Je me réjouis que cette première édition de Marrakech Art Fair ait représenté des oeuvres occidentales aux côtés d’expressions artistiques venant du continent africain et du monde arabe. Montrer la richesse de la création de tout un continent, au-delà de ses frontières me tenait à cœur, depuis longtemps. Elle est particulièrement bien mise en valeur par l’exposition 'African Stories', pour laquelle nous avons fait intervenir un bâtiment emblématique situé sur la place Jama El Fna. C’est aussi le cas de l’exposition « Résonances », au Musée de Marrakech et qui a été rendue possible grâce au concours du CCME (Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger). Ces expositions, inaugurées pendant Marrakech Art Fair, montrent un formidable potentiel de création, que je tenais particulièrement à mettre en lumière. » (Hicham Daoudi, fondateur de Marrakech Art Fair).
Tenue simultanément à la célèbre Frieze Art Fair, la Moniker Art Fair (Londres, du 14 au 17 octobre 2010) se focalise sur la crème du mouvement street-art, avec la présence de nombreux artistes et des galeries venant de Los Angeles, New-York, Berlin, Milan, Londres...
« Moniker présentera à Londres une alternative excitante au paysage familier des foires d'art, proposant une approche plus personnelle, tout en soulignant le travail d'une génération d'artistes souvent négligée dans les foires grand public au Royaume-Uni, bien que largement plébiscitée par les musées et des institutions à travers le monde. » (Frankie Shea, co-directeur de Moniker)
Moniker a pour intention de mettre en lumière le mouvement le street-art au sein de la scène artistique londonienne, sans cesse croissante, ainsi que son importance au sein des tendances artistiques actuelles et internationales. Le tout dans un cadre novateur pour le mécène intéressé, le collectionneur et le critique.
La première édition de Moniker Art Fair prend place au Village Underground (54 Holywell Lane - Shoreditch), un vaste entrepôt de type victorien, baigné de lumière, et doté d'une hauteur sous-plafond de 10 mètres. Composé d’un hall principal orné de voûtes en briques, celui-ci est rapidement devenu un point de repère populaire dans l’est londonien en proposant une programmation multidisciplinaire et un véritable réseau social.
Les exposants / Project spaces
La foire abrite également six espaces destinés à des projets innovants, dans lesquels six artistes — Steve Powers (USA), Herakut (Allemagne), Katrin Fridriks (Islande), Ben Eine (UK), Titi Freak (Brésil), Polly Morgan (UK) — sont conviés à présenter des installations in situ.
[Visuels (de haut en bas) : logo de la foire / Ben Eine, UK 'Vandalism' Village Underground / Herakut, Germany 'He Found It Hard To Explain Why' (detail) Mixed Media on Canvas / Polly
Morgan, UK 'Carrion Call' Wood coffin, taxidermy quail chicks]
Du 6 septembre au 17 octobre 2010, le musée d’Art moderne de Moscou (Russie) présente l'exposition « Res publica » réunissant près de 70 œuvres de 25 artistes français et étrangers issues
de la collection du Centre national des arts plastiques.
Aujourd’hui, les artistes s’affichent en tant qu’acteurs d’un débat public et nous interrogent sur ce qui nous lie les uns aux autres. Vivre ensemble c’est aussi et surtout vivre avec les différences. Quels regards les artistes posent-ils sur la communauté, nos manières de vivre ensemble, l’engagement des uns pour des « causes communes » et des autres pour leur contestation ?
Comment la poésie des œuvres peut-elle nous amener à porter un autre regard sur notre quotidien ?
Les œuvres choisies pour « Res publica » appellent à l’interprétation de notre présent et proposent de réfléchir aux questions relevant du gouvernement de soi et des autres, du « bien commun » dans une perspective sociopolitique large touchant aux notions de territoire, de protestation, de dialogue et d’utopie.
Artistes
Francis Alÿs, Eleanor Antin, Renaud Auguste-Dormeuil, Thomas Bayrle, Guy Ben-Ner, Rebecca Bournigault, Rineke Dijkstra, Julien Discrit,Mounir Fatmi, Claire Fontaine, Yona Friedman, Cyprien Gaillard, Jochen Gerner, John Giorno, Fabien Giraud & Raphaël Siboni, William Kentridge, Jan Kopp, Pascal Lievre, Olivier Menanteau, Deimantas Narkevicius, Eva Nielsen, Raymond Pettibon, Henrik Plenge Jakobsen, Bruno Serralongue et Caecilia Tripp.
L’Année France-Russie 2010
Organisée simultanément dans les deux pays, l’Année France-Russie 2010 vise, avec plus de 350 événements, à faire découvrir les diverses facettes de la Russie en France et de la France en Russie.
La Russie est conviée à présenter sur l’ensemble du territoire français la richesse de sa culture, à travers un ensemble de manifestations portant sur le patrimoine comme sur la création contemporaine. De même, le programme français en Russie vise à faire mieux connaître notre pays tel qu’il est aujourd’hui.
Préparée par une étroite collaboration entre les deux états, cette Année aspire à élargir la vision que Français et Russes se font du pays partenaire grâce à une multi- tude de projets portés par les responsables politiques, les acteurs économiques, les professionnels de la culture et les artistes, la société civile et les médias.
Cette année 2010 doit ainsi permettre d’explorer les liens historiques et vivants qui unissent la France et la Russie, d’encourager des rencontres et des coopérations inédites, et de susciter un vaste débat d’idées de Brest à Vladivostok.
[Visuel : Bruno Serralongue, Mr. Joe Shirley Jr., Président de la Nation Navajo, Salle de conférence de presse, Media Center, KRAM. PALEXPO, Tunis, 18.11.2005, 2005]