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Art contemporain - International

Vendredi 15 octobre 2010 5 15 /10 /Oct /2010 13:47

Du 8 au 11 octobre 2010, la première édition de Marrakech Art Fair est parvenue à révéler le potentiel du marché de l'art marocain...

 

Marrakech-Art-Fair.jpgLe soir du 8 octobre 2010, 3'500 visiteurs ont assisté à l’inauguration de Marrakech Art Fair au Palace Es Saadi, une première dans l’histoire du marché de l’art au Maroc. Le vernissage s’est déroulé en présence de M. Bensalem Himmich (ministre de la Culture au Maroc), de M. Abdellatif Maazouz (ministre du Commerce extérieur au Maroc), de l’ambassadeur de France à Rabat...

L'ensemble des 31 galeries ayant participé à la première édition de la foire ont apprécié l’atmosphère conviviale et enthousiaste manifestée par des amateurs d’art et collectionneurs principalement marocains et français, mais aussi anglais, italiens, émiriens, hollandais, indiens...

 

De nouveaux collectionneurs pour les galeries françaises

  • L’ours en cintres Wild Thing de David Mach, posté à l’entrée du Palace Es Saadi a séduit nombre de visiteurs. L’un d’eux l’a apprivoisé, après tractation avec le galeriste Jérôme de Noirmont.

  • Sur son stand, André Magnin, commissaire de l’exposition « African Stories » a cédé deux toiles de Chéri Samba pour 50'000 et 60'000 €.

  • La Galerie JGM a vendu à de nouveaux collectionneurs marocains un cheval et une tortue de Jean-François Fourtou, et 3 dessins de la jeune artiste franco-marocaine Chourouk Hriech.

  • Jean Brolly a vendu un grand dessin acrylique et fusain de Dodeigne à un collectionneur marocain, et une œuvre de Rémy Hysbergue à un collectionneur français résidant au Maroc.

  • Nello di Meo a vendu, dès l’ouverture, deux œuvres réalisées en pain de mie toasté par David Reimondo à des collectionneurs marocains, ainsi qu’une œuvre d’Henri Michaux, datant de 1962, sans oublier un Degottex dans une veine similaire, et la table basse d’Yves Klein emportée elle aussi par un collectionneur marocain.

  • Laurent Godin a éveillé le désir des collectionneurs grâce au travail de David Kramer dont il a cédé 4 œuvres sur papier. Un collectionneur français de passage à Marrakech a acheté sur son stand une toile de Gérard Traquandi.

  • La Bank s’est départie de plusieurs pièces de Zoulikha Bouabdellah, vendues entre 450 et 36'000 €. Parmi elles : un robot est parti pour le Qatar, emmené par le Sheikh Hassan.

  • Sur le stand de la galerie Rive Gauche, une grande toile de Cameron Gray intitulée Love ainsi qu’une pièce de Robert Cottingham ont été achetées.

  • Outre la vente effective d’une light-box Hot Heels de Philippe Chancel, Artfact a remarqué un vif intérêt des collectionneurs français, allemands et hollandais pour les photographies vaporeuses de Meriem Bouderbala.

  • Sur le stand de la galerie Hussenot, le Qatar a cédé à l’attraction de Mounir Fatmi, qui sera exposé dans le musée arabe d’art moderne de Doha, le MATHAF, dont Son Excellence Sheikh Hassan bin Mohamed bin Ali Al Thani est le fondateur.

  • Orel Art a vendu un énigmatique tableau, intitulé Est du jeune peintre russe Ivan Plusch, parti pour 5'000 €.

  • La galerie Sophie Scheidecker est en train de concrétiser la vente de l’une des pièces phares présentées à Marrakech Art Fair : un dessin de Matisse, proposé à 1 million de dollars.

  • La galerie Pierre Marie Vitoux a aimé l’idée d’exposer au Maroc l’artiste Mahi Binebine ; deux de ses sculptures et plusieurs de ses peintures ont trouvé preneur.

  • La galerie Dominique Fiat a cédé plusieurs panneaux « calligraphiques » de Tania Mouraud.

  • Quant aux galeries Sorry We’re Closed et Enrico Navarra, elles se sont se réjouies des contacts de qualité qu’elles ont établis avec de nouveaux collectionneurs marocains, ou des français expatriés au Maroc.

 

Un bilan très positif pour les galeries du Maghreb et du Moyen-Orient

  • Isabelle Van Den Eynde, venue de Dubaï, a attiré tous les regards grâce au travail des Iraniens Ramin Haerizadeh et Rokni Haerizadeh dont elle a vendu plusieurs œuvres. Une impressionnante toile signée Khosrow Hassanzadeh a également trouvé acquéreur.

  • Nouant des contacts avec des collectionneurs à 90% étrangers mais vivant au Maroc, la galerie Tindouf a vendu plusieurs photographies de Lalla Essaydi, entre 12'000€ et 17'000€, dont les travaux sont également présentés dans l’exposition Résonances au musée de Marrakech.

  • Côté photographie, grand succès également pour la Galerie 127 qui a vendu plusieurs « mariées » de la photographe chinoise d’origine de Malaisie Diana Lui.

  • Loft Art Gallery a fait le bonheur de collectionneurs marrakchis, notamment avec le travail photographique du couple d’artistes Yasmina Alaoui et Marco Guerra, mais aussi avec Mohammed Melehi, dont au moins trois œuvres sont parties, entre 15 000 et 20 000 €.

  • Installé à Marrakech, David Bloch a enregistré quelques ventes encourageantes et créé des contacts de qualité avec des amateurs de street art, suscités par l’effervescence de Marrakech Art Fair.

  • Shart a suscité un large engouement pour les peintures numérisées de Najia Mehadji dont une Volute III, vendue 4'000€.

  • L’Atelier 21 a concrétisé des ventes pour chacun des artistes exposés sur son stand, dont Mohamed Mourabiti, fondateur de la résidence d’artistes d’Al Maqam de Tahannaout, Yamou ou encore Fouad Bellamine, pour ne citer qu’eux.

  • Venise Cadre a séduit les collectionneurs avec les œuvres de ses artistes et notamment celle de Malika Agueznay.

  • Matisse Art Gallery a vendu 80% des œuvres exposées sur son stand, à des institutions et des clients privés du Maroc. La galerie proposait à la fois les œuvres d’artistes occidentaux tels qu’Alechinsky et Philippe Pasqua, et marocains tels que Noureddine Daifallah ou encore Noureddine Chater.

  • La galerie Ward Art & Culture Center, venue du Caire a vendu plusieurs peintures d’Adel el-Siwi. Elle reste en contact avec des collectionneurs marocains désireux d’acquérir des sculptures de Sobhi Guergues.

  • Sur le stand de la galerie tunisienne Le Violon Bleu, deux diptyques de Meriem Bouderbala (pour 15'000 €), ainsi qu’un tableau et un tapis d’Abderrazak Sahli ont été retenus pour rejoindre les collections du musée de Doha.

  • Autre galerie tunisienne, El Marsa a, quant à elle, séduit les amateurs marocains férus de nouvelle peinture nord-africaine.

 

Témoignages des organisateurs

« Depuis des années, j’habille les murs et les suites du Palace Es Saadi avec les œuvres des peintres contemporains marocains que je collectionne avec passion. C’est pourquoi ce fut une grande émotion d’assister au dialogue, qui s’est établi avec les œuvres venues d’ailleurs, proposées par les galeries de Marrakech Art Fair. Cet événement a rempli sa mission : ce fut un véritable festival qui a rendu hommage à l’art et aux artistes. » (Elisabeth Bauchet-Bouhlal, propriétaire du Palace Es Saadi)

« Je me réjouis que cette première édition de Marrakech Art Fair ait représenté des oeuvres occidentales aux côtés d’expressions artistiques venant du continent africain et du monde arabe. Montrer la richesse de la création de tout un continent, au-delà de ses frontières me tenait à cœur, depuis longtemps. Elle est particulièrement bien mise en valeur par l’exposition 'African Stories', pour laquelle nous avons fait intervenir un bâtiment emblématique situé sur la place Jama El Fna. C’est aussi le cas de l’exposition « Résonances », au Musée de Marrakech et qui a été rendue possible grâce au concours du CCME (Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger). Ces expositions, inaugurées pendant Marrakech Art Fair, montrent un formidable potentiel de création, que je tenais particulièrement à mettre en lumière. » (Hicham Daoudi, fondateur de Marrakech Art Fair).

 

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Mardi 5 octobre 2010 2 05 /10 /Oct /2010 13:03

Tenue simultanément à la célèbre Frieze Art Fair, la Moniker Art Fair (Londres, du 14 au 17 octobre 2010) se focalise sur la crème du mouvement street-art, avec la présence de nombreux artistes et des galeries venant de Los Angeles, New-York, Berlin, Milan, Londres...


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« Moniker présentera à Londres une alternative excitante au paysage familier des foires d'art, proposant une approche plus personnelle, tout en soulignant le travail d'une génération d'artistes souvent négligée dans les foires grand public au Royaume-Uni, bien que largement plébiscitée par les musées et des institutions à travers le monde. » (Frankie Shea, co-directeur de Moniker)

 

Moniker a pour intention de mettre en lumière le mouvement le street-art au sein de la scène artistique londonienne, sans cesse croissante, ainsi que son importance au sein des tendances artistiques actuelles et internationales. Le tout dans un cadre novateur pour le mécène intéressé, le collectionneur et le critique.

La première édition de Moniker Art Fair prend place au Village Underground (54 Holywell Lane - Shoreditch), un vaste entrepôt de type victorien, baigné de lumière, et doté d'une hauteur sous-plafond de 10 mètres. Composé d’un hall principal orné de voûtes en briques, celui-ci est rapidement devenu un point de repère populaire dans l’est londonien en proposant une programmation multidisciplinaire et un véritable réseau social.

 

Les exposants / Project spaces

  • Patricia Armocida (Milan) - www.galleriapatriciaarmocida.com
    > Artiste présenté : Steve Powers

  • New Image Art (Los Angeles) - www.newimageartgallery.com
    > Artistes présentés : Cleon Peterson, Date Farmers, Miss Bugs, Neck Face et Retna

  • Choque Cultural (Sao Paulo) - www.choquecultural.com.br
    > Artiste présenté : Titi Freak

  • CircleCulture (Berlin) - www.circleculture-gallery.com
    > Artistes présentés : Aaron Rose, Anton Unai, Jaybo Monk, Katrin Fridriks, Marco ‘Pho’ Grassi et XOOOOX 

  • Carmichael Gallery (Los Angeles) - www.carmichaelgallery.com
    > Artistes présentés : Aakash Nihalani, Boogie, Boxi, Mark Jenkins et Sixeart 

  • Campbarbossa (Londres) - www.campbarbossa.com
    > Artistes présentés : Case, Faith 47, Futura, Herakut, Kaws, Labrona et Polly Morgan 

  • Black Rat Press (Londres) - www.blackratpress.co.uk
    > Banksy, D*Face, Elbow Toe, Matt Small, Shepard Fairey et Swoon 

  • Anonymous Gallery (New York) - www.anonymousgallery.com
    > Greg Lamarche, Anthony Lister, David Ellis, Kostas Seremetis, Ronnie Cutrone et Rostarr 

 

La foire abrite également six espaces destinés à des projets innovants, dans lesquels six artistes — Steve Powers (USA), Herakut (Allemagne), Katrin Fridriks (Islande), Ben Eine (UK), Titi Freak (Brésil), Polly Morgan (UK) — sont conviés à présenter des installations in situ.  

 

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[Visuels (de haut en bas) : logo de la foire / Ben Eine, UK 'Vandalism' Village Underground / Herakut, Germany 'He Found It Hard To Explain Why' (detail) Mixed Media on Canvas / Polly Morgan, UK 'Carrion Call' Wood coffin, taxidermy quail chicks]

 

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Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /Août /2010 13:07

Du 6 septembre au 17 octobre 2010, le musée d’Art moderne de Moscou (Russie) présente l'exposition « Res publica » réunissant près de 70 œuvres de 25 artistes français et étrangers issues de la collection du Centre national des arts plastiques.

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Aujourd’hui, les artistes s’affichent en tant qu’acteurs d’un débat public et nous interrogent sur ce qui nous lie les uns aux autres. Vivre ensemble c’est aussi et surtout vivre avec les différences. Quels regards les artistes posent-ils sur la communauté, nos manières de vivre ensemble, l’engagement des uns pour des « causes communes » et des autres pour leur contestation ?

Comment la poésie des œuvres peut-elle nous amener à porter un autre regard sur notre quotidien ?

Les œuvres choisies pour « Res publica » appellent à l’interprétation de notre présent et proposent de réfléchir aux questions relevant du gouvernement de soi et des autres, du « bien commun » dans une perspective sociopolitique large touchant aux notions de territoire, de protestation, de dialogue et d’utopie.

 

Artistes

Francis Alÿs, Eleanor Antin, Renaud Auguste-Dormeuil, Thomas Bayrle, Guy Ben-Ner, Rebecca Bournigault, Rineke Dijkstra, Julien Discrit,Mounir Fatmi, Claire Fontaine, Yona Friedman, Cyprien Gaillard, Jochen Gerner, John Giorno, Fabien Giraud & Raphaël Siboni, William Kentridge, Jan Kopp, Pascal Lievre, Olivier Menanteau, Deimantas Narkevicius, Eva Nielsen, Raymond Pettibon, Henrik Plenge Jakobsen, Bruno Serralongue et Caecilia Tripp. 

 

L’Année France-Russie 2010

Organisée simultanément dans les deux pays, l’Année France-Russie 2010 vise, avec plus de 350 événements, à faire découvrir les diverses facettes de la Russie en France et de la France en Russie.

La Russie est conviée à présenter sur l’ensemble du territoire français la richesse de sa culture, à travers un ensemble de manifestations portant sur le patrimoine comme sur la création contemporaine. De même, le programme français en Russie vise à faire mieux connaître notre pays tel qu’il est aujourd’hui.

Préparée par une étroite collaboration entre les deux états, cette Année aspire à élargir la vision que Français et Russes se font du pays partenaire grâce à une multi- tude de projets portés par les responsables politiques, les acteurs économiques, les professionnels de la culture et les artistes, la société civile et les médias.

Cette année 2010 doit ainsi permettre d’explorer les liens historiques et vivants qui unissent la France et la Russie, d’encourager des rencontres et des coopérations inédites, et de susciter un vaste débat d’idées de Brest à Vladivostok.

 

[Visuel : Bruno Serralongue, Mr. Joe Shirley Jr., Président de la Nation Navajo, Salle de conférence de presse, Media Center, KRAM. PALEXPO, Tunis, 18.11.2005, 2005]


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