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Art contemporain - Divers

Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 12:41
Depuis quelques années, la société Ricard a l'habitude de confier la décoration de bouteilles tirées en édition limitée à des artistes de renom. Après Garouste & Bonnetti (et leur bouteille toute jaune) puis Thomas Lélu (qui produisit un ruisellement de tâches de couleurs, à la Pollock), c'est au tour de Stéphane Calais...

 
Vendue exclusivement chez Monoprix à partir de décembre (au prix public indicatif de 16.86 euros), cette bouteille de Ricard exploite une « palette de couleurs fraîches qui se superposent en touches vives et légères, ondulantes voire transparentes. »

A travers cette création, on reconnaît l'approche de Stéphane Calais, celle que l'on retrouve notamment dans ses peintures murales. Des lignes de couleurs volubiles, flottantes s'imposent dans l'espace en se courbant légèrement et délicatement.

« J'ai voulu donner de la force à la fraîcheur Ricard [...] Cette transformation de Ricard au contact de l'eau est une sorte d'alchimie, une rencontre. Cet éclat de la fraîcheur, que j'ai ainsi illustré par une superposition de couleurs multiples où le jaune prédomine, s'est imposé comme une évidence. Ainsi, je décidai de travailler plusieurs motifs aux pochoirs, je découpai dans le carton les formes puis projetai la peinture sur le papier, mélangeant formes et couleurs. » (Stéphane Calais)
 

Stéphane Calais

Collages, dessins, installations, peintures, bandes dessinées (...), Stéphane Calais passe librement d'un registre à un autre, considérant que chacun possède son propre niveau de lecture et contribue ainsi à créer une œuvre d’ensemble en développement constant.
 
Entre abstraction et figuration, ses créations, souvent teintées de fiction et de burlesque, nous transportent dans un monde ironique. Stéphane Calais nous invite ainsi, à travers ses dessins, ses objets manipulés et transformés, à sa propre interprétation de l'actualité, mais aussi des contes, des légendes...
 
Figure atypique de l'art contemporain, ce jeune quadra, nominé pour le Prix Marcel Duchamp 2008, entretient depuis des années des rapports réguliers avec la Fondation d'entreprise Ricard où il a été notamment commissaire de l'exposition "Une expédition" qui s'est tenue dans le cadre du salon du dessin contemporain en avril dernier.
 
Stéphane Calais expose partout dans le monde. En octobre 2009, une exposition personnelle lui a été consacrée à New York et il participe également au Nouveau Festival du Centre Pompidou.


Article connexe :
    •  Espace Berri - Stéphane Calais


[L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération]

 

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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 11:56

Les lauréats des Audi talents awards 2009 ont été annoncés : Marie-Aurore Stiker-Metral remporte le prix de la catégorie Design et Pierre-Olivier Arnaud celui de la catégorie Art Contemporain.


La catégorie Art Contemporain

 Les membres du jury de la catégorie Art Contemporain - Agnès Thurnauer (peintre), Philippe Régnier (directeur de la rédaction du Journal des Arts), Kamel Mennour (directeur de la galerie éponyme) et Martin Bethenod (commissaire général de la Fiac) - ont attribué l'ATA 2009 catégorie Art Contemporain à Pierre-Olivier Arnaud.

Né en 1972 à Lyon, Pierre-Olivier Arnaud a été diplômé en 1996 de l’Ecole régionale des Beaux-Arts de Saint-Étienne. Il développe, depuis plus de dix ans un travail artistique qui s’ancre dans la production d’images photographiques, questionnant ses modes d’apparition et les relations que nous avons aux images, ce dont elles sont porteuses et émettrices. Il a, depuis 1998, réalisé une douzaine d’expositions personnelles à Paris, Berlin, Genève... A Paris, il est représenté par la galerie Art: Concept.

Un des projets soumis au jury a particulièrement retenu l’attention : « Public image limited ». Ce chasseur « d’images en faillite » a travaillé sur la trilogie d’Antonioni (L’avventura, La Note et L'Eclisse) et sur sa scène finale, qu’il tente de prolonger par un « après » visuel, issu de ses photographies urbaines. Pour un projet a priori complexe, il propose un traitement visuel simple, tout en ressenti : photographie, dessins, collages, tous les media sont bons pour créer une expérience visuelle et sensorielle.

 

La catégorie Design

 Le jury - composé d'Alain Lardet (président des Designer’s Days), Ora-Ito (designer et directeur général du studio éponyme), Elsa Frances (directrice de la Cité du Design de Saint-Étienne et de la Biennale de Design de Saint-Étienne) et Chantal Hamaide (directrice de la publication du magazine Intramuros) - ont élu Marie-Aurore Stiker-Metral, une jeune parisienne de 28 ans.

Marie-Aurore Stiker-Metral a obtenu une maîtrise de philosophie, à l’université de Paris X Nanterre, avant de rentrer à l’ENSCI-Les Ateliers. Elle travaille principalement trois typologies d’objets - fauteuil / lampe / étagères - et se penche tout particulièrement sur l’adaptation des techniques artisanales et manuelles à une logique de production industrielle, l'un des sujets importants du design contemporain.

Certaines applications qu’elle envisage sont à cet égard innovantes : ses projets de mobilier faisant intervenir les techniques textiles pourraient, par exemple, représenter, en terme de coût, de poids et de confort des avancées significatives. Ce projet s’inscrit dans la lignée d’un questionnement récurent dans l’histoire du design, initié par le courant Arts and Crafts et dont les enjeux se trouvent renouvelés dans le monde contemporain.

A l’issue de ce concours, Marie-Aurore Stiker-Metral se voit offrir plusieurs accompagnements possibles : une expérience professionnelle de six mois dans le studio de design Ora-Ito, une exposition de son travail ou une résidence au sein de la  Cité du Design à Saint-Etienne, ainsi que la possibilité  d’exposer son travail dans l’un des espaces sélectionnés pour accueillir les Designer’s Days 2010. 



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Dimanche 1 novembre 2009 7 01 /11 /Nov /2009 12:14
A cinquante-deux ans, Philippe Cognée compte 
parmi les peintres majeurs de la scène 
artistique française. Il puise son inspiration dans 
le quotidien, développe des réflexions sur la condition de l'homme 
moderne, la question 
du sujet en peinture, les rapports entre 
abstraction et figuration, image 
peinte et image photographique... La galerie Daniel Templon lui consacre une exposition, du 31 octobre au 31 décembre 2009, et publie sa première monographie.
 

Fasciné par la multiplication des lieux de transit - qu'il peint à la cire, avec un aspect flou immédiatement reconnaissable - Philippe Cognée mène, depuis vingt ans, une exploration de la notion de regard, d'image et de mémoire.

Sa nouvelle exposition « Passages » (galerie Daniel Templon, du 31 octobre au 31 décembre 2009) regroupe une douzaine de toiles panoramiques montrant des lieux de passages ordinaires : grandes surfaces, passerelles d'aéroports, hall d'immeubles, et couloirs d'hôtel.

L'artiste a pris pour point de départ des photographies prises au téléphone portable : des images volées, fragiles, témoins éphémères de voyages ou de parcours dans la ville, prises en faible résolution. Les lieux sont quasi abstraits et les contrastes de lumière sont renforcés. Par la suite, ces images ont été retravaillées, projetées sur un écran, parfois re-photographiées puis de nouveau projetées avant d'être finalement interprétées par le travail de peinture, chauffée puis écrasée.

A travers ce processus complexe de construction de l'image, le peintre transcende son sujet. Comme l'explique Philippe Cognée, « il s'agit d'une mise en danger de l'image , à la limite de sa propre disparition dans un flash. Je veux pousser à l'extrême la lumière dans une surexposition pour ne retenir de l'image que l'essentiel. »


Philippe Cognée

Né en 1957 en Loire-Atlantique, Philippe Cognée a passé son enfance au Bénin. Aujourd'hui, il vit et travaille à Nantes. Diplômé de l'école des Beaux Arts de Nantes, il a reçu le Prix de Rome en 1982. En 1990, il a été lauréat de la Villa Médicis et, en 2004, a été un des nominés du Prix Marcel Duchamp. Il enseigne à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris depuis 2005.

Son œuvre est présent dans de nombreuses collections publiques comme la Fondation Cartier, le Musée National d'Art Moderne, le Musée Ludwig ou le Fonds National d'Art Contemporain. En 2010, il inaugurera une grande installation dans les locaux rénovés du Grand Commun au Château de Versailles.

Expositions personnelles récentes :
  • FRAC Haute-Normandie (2007)
  • Fondation pour l'art contemporain Claudine et Jean-Marc Salomon, Alex (2006)
  • Musée des Beaux Arts d'Angers (2005)


La monographie consacrée à Philippe Cognée

Créée et éditée par l'agence Communic'Art à la demande de la galerie Daniel Templon, la monographie de Philippe Cognée contient une introduction d'Henry-Claude Cousseau
 (directeur de l'Ecole nationale supérieure 
des Beaux-Arts), un texte de Christian Bernard
 (directeur du Mamco de Genève) et plus de 200 reproductions d'œuvres réalisées lors de ces vingt 
dernières années. Celles-ci sont présentées de manière thématique, ce qui 
offre une vision panoramique sans imposer 
l'exhaustivité.

Selon Henry-Claude Cousseau, « chez Philippe Cognée, tout est,
 pour ainsi dire, encadré. Le cadre, matérialisé 
ou non, a pour mission, comme plus tard le 
procédé photographique, de focaliser l'attention, 
de produire, de constituer l'image comme 
un espace qui force l'attention du regard, 
pour le capturer. De même, l'artiste oppose 
le caractère lisse et uniforme de la peinture. » Le critique évoque ainsi « un jeu entre l'épiderme de la peinture, 
granuleux, diapré, suggérant le volume 
par un savant jeu de glacis, et celui 
des surfaces travaillées de stries et 
d'accidents. »

Distribué par le Comptoir des indépendants 
auprès de 600 librairies généralistes et 50 
spécialisées, cet ouvrage est aussi référencé
 sur 40 bases de données ainsi que sur des sites de vente en ligne.



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