Avec malice, François Paire s’interroge habituellement sur la place de l’image publicitaire au sein de notre société de
consommation et accentue les « erreurs de raisonnement » trop souvent commises par les professionnels de la communication. Dans ses deux installations présentées au Mac/val (du 13 octobre 2006 au 17 janvier 2007), il décline l’un de ses motifs de
prédilection - les logos d’étiquettes de fruits – et propose des « points de non-vue ».
Sur une porte piétonne coulissante (telle qu’on les trouve à l’entrée des grands magasins), François Paire reprend l'un de ces
logos et nous fait entrevoir un dispositif fort paradoxal : dès lors qu’on s’approche de l'issue, les vantaux s’écartent et le motif publicitaire disparaît.
Composé de panneaux publicitaires, de caissons lumineux et de peintures murales (le tout agrémenté d’un arbre typique de salles
d’attente…), Sliding Idol nous laisse, quant à lui, percevoir les risques d’incompréhension encourus dès lors qu’un motif est trop souvent répété. L’information se parasite par elle-même
et disparaît irrémédiablement dans le flux des messages commerciaux qui nous entoure…
publié dans :
Art - critiques
par Jean-david Boussemaer
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Depuis 1989, Daniel Chust Peters (né en 1965, au Brésil) ne conçoit, de manière obsessionnelle, que des modèles réduits de ses
différents ateliers, des pièces tout à la fois expérimentales et ludiques. Le lieu de création, d’habitude secret et invisible, devient paradoxalement un objet de monstration et d’appropriation
des visiteurs. Dans le cadre de son exposition monographique « Prendre l’air » (Mac/val, du 13 octobre 2006 au 17 janvier 2007), l’artiste dévoile plusieurs pièces reprenant la forme en « L » de son espace
barcelonais.
Composés de matériaux fort divers (brosses en plastique, feuilles de papier, éléments de jeux de construction en bois, billes de
polystyrène, graines..), vingt-trois modèles réduits de son atelier, formant l’ensemble Gira-Sol (2001-2002), sont présentées sur quatre longues tables. Le public est invité à prendre
place, à les prendre en main et à les manipuler à sa guise...
A proximité, les caissons en hêtre et contreplaqué de Solar (2001) incitent les visiteurs à produire des dessins au
feutre sur des tableaux Velleda, à déposer des punaises de couleur et, sur le plateau supérieur de l’installation Basiq Air (2003), douze mille billes attendent d’être envoyées par des
visiteurs ayant gardé leur âme d’enfant dans la glissière de circulation disposée juste en dessous.
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Art - critiques
par Jean-david Boussemaer
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