Sélectionnée parmi 55 étudiants d’art (actuellement en cursus universitaire dans 16 écoles européennes) par un jury de professionnels du monde de l’art, Kristina Heckova sera invitée à exposer ses travaux à la galerie Hadrien de Montferrand
- créé fin 2009 et situé en plein cœur de l’Art District à Pékin, ce lieu se positionne en Chine comme la première galerie consacrée aux oeuvres sur papier.Du 18 au 22 mars 2010, ARTPARIS+GUESTS et ses 114 exposants internationaux ont réussi leur pari : doter Paris d’un nouvel évènement artistique de printemps qui reflète son potentiel artistique et culturel et qui a attiré simultanément les acteurs de la communauté artistique internationale et une nouvelle clientèle.
Elargissant les contours d’une foire d’art moderne et contemporaine, ARTPARIS+GUESTS a privilégié l’invention et les approches croisées, soulignant ainsi la vitalité du marché de l’art à Paris et de la scène artistique contemporaine.
Les 47'352 visiteurs (contre 43'000 l’année passée) et les nombreuses ventes qui ont marqué cette édition d’ARTPARIS+GUESTS donnent raison au concept élaboré par Lorenzo Rudolf, directeur stratégique et sa nouvelle équipe. Ainsi est franchie la première étape vers la réalisation d’un véritable salon artistique de projets transversaux.
Le rôle du salon, confirmé par l’étude BVA
Commandée à l’occasion d’ARTPARIS+GUESTS, l’étude BVA sur le rapport des Français à l’art contemporain abonde dans le sens de Lorenzo Rudolf puisqu’elle nous apprend que plus d’un Français sur deux manifestent de la curiosité à l'égard de l'art contemporain et que 42 % des personnes interrogées se rendent au moins une fois par an dans une foire d’art. Ainsi, pour 34% des Français, c'est la foire qui est perçue comme le lieu le plus approprié pour l'achat d'une oeuvre d'art contemporain.
Un vernissage salué par 15'477 personnes
Au lendemain du dîner de charité organisé au Grand Palais par la fondation Dessine L’Espoir parrainée par Cristina Owen-Jones, le vernissage d’ARTPARIS+GUESTS s’est déroulé le 17 mars en présence de plus de 15'000 invités. Galeristes, artistes, collectionneurs, journalistes, professionnels et personnalités du monde de l’art et de la culture s’y sont croisées. Parmi eux : Frédéric Mitterand, François et Maryvonne Pinault, Alain Seban, Fabrice Hergott, Marc-Olivier Wahler, Jean Todt, Mathilde Meyer, Jacques Grange et Pierre Passebon, Agnès B, Jean Reno, Costa-Gavras, Inès Sastre, Jean-Claude Jitrois, Lilian Thuram...
A l’occasion du vernissage, le Prix Champagne Henriot du catalogue d’artiste a été remis à Richard Fauguet pour la réalisation d’un ouvrage co-édité par le Frac Île-de-France et Monographik en partenariat avec le Frac Limousin, le Musée d'Issoudun, la galerie art : concept et avec le concours du Ministère de la Culture et de la Communication, Centre National des Arts Plastiques.
L’horizon des collectionneurs élargi par les plateformes
Les plateformes trans-frontières et originales ont largement suscité la curiosité des visiteurs d’ARTPARIS+GUESTS... et les collectionneurs ne s’y sont pas trompés. Ainsi, la plateforme « Afriques » présentée par André Magnin, Gervanne et Matthias Leridon, a fait un quasi sold-out ; une toile de Chéri Samba est notamment partie à 100'000 euros. Intitulée « The Grass Looks Greener Where You Water It », la plateforme indonésienne mise à l’honneur par le collectionneur Deddy Kusuma a également enregistré de belles ventes, notamment avec les œuvres d’Agus Suwage et de Nyoman Masriadi. Sur la plateforme finlandaise « The Stressed Beauty », le design a rencontré un franc succès, et en particulier les célèbres fauteuils colorés - « Pastille » - signés Eero Aarnio.
Un concept « +guests » qui a séduit
Grande réussite pour la Galerie Lahumière et son stand réalisé en phase avec le Museum im Kulturspeicher de Würzburg autour du thème « Un regard, 1950/2010, 60 ans d’art construit en France », avec des artistes tels qu’Auguste Herbin, Aurélie Nemours et Hans Jörg Glattfelder.
Conçu en concertation avec l’architecte Jean de Gastines, Jean Brolly a lui aussi fait forte impression en créant des correspondances entre les maquettes de l’architecte et les artistes jouant avec les règles de la construction, comme François Morellet, David Tremlett, Michel Verjux et Nicolas Chardon.
Avec le chef Jean-Christophe Ansanay-Alex comme guest, Olivier Houg Galerie a appâté les amateurs d’art sur son stand dédié au travail de Stéphane Braconnier, dont une toile est notamment partie pour 15'000 euros. Marion Meyer Contemporain a confié son stand au peintre Claude Rutault pour qu’il orchestre les œuvres d’artistes conceptuels tels que Philippe Fangeaux, dont elle a vendu plusieurs toiles.
Etoffé par les créations du couturier Frank Sorbier, le stand de la Galerie Vieille du Temple s’est vu départir de plusieurs oeuvres de Guy de Malherbe et d’Hanna Haaslahti, pour des montants s’échelonnant entre 3'000 et 12'000 euros. Sur le stand d’Olivier Waltman, scénographié avec talent par Richard Peduzzi, les collectionneurs ont tourné en nombre autour des photographies « alvéoles » de Jean-Pierre Attal, et toutes les toiles de Jorge Enrique ont été vendues.
La Galerie Guillaume a, quant à elle, mis un coup de projecteur sur un galeriste plus ancien, Paul Facchetti qui est venu partager avec Guillaume Sébastien un même enthousiasme à l’égard d’artistes qu’il défendait quelques dizaines d’années plus tôt... Des coups de cœur visiblement partagés par d’autres puisque toutes les œuvres de Shirley Goldfarb ont trouvé acquéreur.
La Galerie RX a doublement joué le jeu du guest, en s’associant à la fois avec le Musée d’Art Moderne de Moscou et le Centre International d’Art Verrier de Meisenthal. Un pari qui s’est révélé gagnant, puisque toutes les collectionneurs se sont arraché toutes les œuvres de Françoise Pétrovitch, ainsi que deux toiles de Philippe Pasqua, l’une pour 75'000 euros, l’autre pour 35'000 euros, quand Fabien Verschaere suscitait l’engouement d’autres collectionneurs.
Nouveaux venus... et nouveaux convaincus
« C’est la meilleure foire que l’on ait faite », se réjouit Nordine Zidoun, venu du Luxembourg pour faire ses premiers pas à ARTPARIS+GUESTS. Il a presque tout vendu, dont une œuvre de Devorah Sperber - des bobines de fils représentant la langue des Rolling Stones. Elle a filé pour 24'000 euros.
La 10 Chancery Lane de Hong-Kong s’est non seulement faite remarquer par les performances hip-hop du groupe vietnamien The Propeller Group, mais aussi par la présentation de l’un des plus grands artistes vietnamiens contemporains, Dinh Q. Lê, qui sera notamment exposé par le MOMA de New York en juin 2010. L’une de ses œuvres a éteachetée à 39'000 euros.
Pour leur première participation à ARTPARIS+GUESTS, Eva Hober a tenté le one-man-show avec Jérôme Zonder et ses circonvolutions sur papier ; même prise de risque pour Valentina Volchokova avec un Nicolas Panayotou relevant le défi de la couleur numérique. Pour chacune, le bilan est positif, avec des collectionneurs au rendez-vous. Semiose Galerie, venue de Belleville, a notamment vendu une œuvre de Piero Gilardi à 40 000 euros, et noué de bons contacts, avec des collectionneurs comme avec des institutionnels. La galerie italienne Venice Projects s’est départie d’une œuvre de Jan Fabre pour 60'000 euros.
Les fidèles d’ARTPARIS +GUESTS
Avec son Dog Hotel d’Oleg Kulik disposé à l’entrée du Grand Palais, la Galerie Rabouan Moussion a eu du flair... Sur son stand, les collectionneurs ont apprécié l’audace de ses choix mettant en scène l’absurde, la nostalgie, la provocation, l’humour voire de la dérision pour dresser avec Kirill Chelushkin, Mary Sue ou Vitaly Komar un portrait incisif de la réalité contemporaine.
La galerie Nathalie Obadia a remporté les suffrages avec une toile de Martin Barré vendue 70'000 euros, une sculpture de Joana Vasconcelos, acquise pour 50'000 euros, quant à Daniel Templon, il a vendu, une oeuvre emblématique de Robert Longo, réalisée au fusain pour 220'000 euros. Il présentait aussi des œuvres de Garouste, d’Eric Fischl et Jonathan Meese, qui ont également fait le bonheur de collectionneurs
Du 2 mars au 25 avril 2010, le public peut découvrir à la Cité des sciences et de l’industrie, « Mirages/céramiques », une exposition reposant sur la confrontation de cinq créateurs contemporains - Florence Doléac (designer), Didier Fiuza Faustino (architecte), Vincent Kohler (artiste), Bruno Peinado (artiste) et Frédéric Pradeau (artiste) - avec les céramiques, un domaine que science et technologie ont profondément révolutionné.
La
présentation de cette initiative au cœur des expositions de la Cité des sciences et de l’industrie, témoigne de la volonté de faire dorénavant d’art et science, un des axes forts de la
programmation d’Universcience, le nouvel établissement de diffusion de la culture scientifique et technique né du rapprochement du Palais de la découverte et de la Cité des sciences et de
l’industrie.
C’est un essai de la philosophe Bernadette Bensaude-Vincent, intitulé « Se libérer de la matière ? Fantasmes autour des nouvelles technologies » qui a incité Fondation93 à s’emparer de ce questionnement essentiel de la relation de l’Homme à la matière. Grâce au dialogue art et science développé par MIRAGES, Fondation93 entend montrer comment les matériaux et l’évolution de leurs propriétés participent à la construction de notre avenir. Les artistes s’emparent souvent des innovations scientifiques et technologiques : ils en explorent d’autres dimensions, les poussent vers d’autres possibilités. MIRAGES s’inscrit pleinement dans cette démarche, en invitant ces créateurs (designers, plasticiens, architectes...) à laisser libre cours à leurs utopies et concevoir leur « mirage ».
Pour ce premier opus, le choix de Fondation 93 s’est porté sur les céramiques. Les polymères et les métaux viendront ensuite. Les cinq artistes retenus ont travaillé en étroite collaboration avec le Centre de recherche des arts du feu et de la terre, (CRAFT), Limoges, pour la réalisation d’une œuvre inédite. Les projets proposés sont pour le moins éclectiques.
La rencontre avec la céramique a permis à la designer, Florence Doléac, de donner vie à un projet de sol de stimulation plantaire, imaginé il y a plus d’une quinzaine d’années. Son « Petit chemin plantaire » est une installation poétique composée d’un chemin de carreaux de céramique revêtus d’un relief évoquant l’écriture braille. La densité et le nombre de picots en contact avec les pieds du marcheur stimulent/éveillent chez lui, une intelligence jusqu’ici peu sollicitée, celle du corps.
L’architecte, Didier Fiuza Faustino, a de son côté choisi de concevoir un objet nomade, tout à la fois assise et élément décoratif. Ce repère intime pour grand voyageur, permet, partout où l’on va, de reconstituer son propre univers. Cet objet qui associe métal et céramique fait appel, dans son processus de fabrication à des technologies de pointe utilisées dans le domaine de l’aérospatial.
Frédéric Pradeau, lui, a exploré le champ des propriétés des céramiques pour concevoir une utopie portative. Il s’agit d’une sphère portable, tout à la fois filtre et contenant qui permet de transformer de l’eau de mer en eau douce et potable.
Vincent Kohler s’est penché sur le processus de production de la céramique. Il a bousculé les frontières, transgressant jusqu’à l’autoproduction les propriétés de la matière pour concevoir un buste qui serait tout à la fois pièce d’exposition mais aussi four de cuisson.
Quant à Bruno Peinado, il a, lui aussi, repoussé les propriétés technologiques de la céramique. Son mirage personnel est un contenant pour plantes qui se féconde lui-même. Pour le concevoir, il a fallu mettre au point un procédé délicat afin d’hybrider à la pâte céramique, les graines d’une plante, la « restionacea », qui ont la propriété de résister aux fortes chaleurs, mais aussi les éléments minéraux, le substrat indispensable à leur développement.
Ces cinq œuvres seront intégrées au sein d’une proposition scénographique originale. L’architecte François Payet, a imaginé deux vastes socles dont la partie centrale est recouverte de roches noires rétroéclairées par des tubes fluorescents rouges, afin d’évoquer la cuisson, étape essentielle dans la production d’une céramique. Toutes les œuvres sont installées sur ce tapis symbolisant la matière en fusion, à l’exception du « Petit chemin plantaire» de Florence Doléac qui servira de trait d’union entre les deux parties de l’exposition.