- FNAC Digitale : Table-ronde « L'art vidéo et son mode d'exposition » (18h-)
? : Dans le cadre de l'expo « Vidéo'appart ». Organisée par Indira Tatiana Cruz (artiste et commissaire de l'exposition Vidéo'appart). En présence de Magda Danysz (galeriste), Carine Le Malet (curatrice indépendante, chargée de la programmation Le Cube – centre de création numérique) et Daphné Le Sergent (membre du comité de rédaction lacritique.org, critique d'art, enseignante en histoire de l'art à Paris 8 et artiste)

- Fondation d'entreprise Ricard : Conférence « Logiques narratives dans les séries américaines » (19h)
? : Avec Bastien Gallet et Dork Zabunyan. « Si nous devions résumer d’une phrase le cadre narratif de Lost, nous dirions qu’il s’agit d’un remake des Révoltés du Bounty dans lequel l’équipage mutin aborde une île inconnue qui partage non seulement certaines facultés avec la planète de Solaris mais est en outre habitée par des post-humains acariâtres que l’île a subtilement fait muter. » B. G.
12, rue Boissy d'Anglas 75008 Paris - site - fiche

- Galerie Isabelle Gounod : Expo de Jérémy LIRON « Hôtel de la Mer » (18h-)
? : La seconde exposition personnelle de Jérémy Liron à la galerie, nous invite à découvrir ses paysages, aperçus instantanés d’une étrange urbanité, témoignages d’un univers mélancolique, entre projection mentale et réflexion sur le visible. Avec cette nouvelle série Hôtel de la Mer - peintures, photographies, sculptures et vidéo, Jérémy Liron aborde les paysages balnéaires, en écho à ceux de son enfance.
Dans les toiles de Jérémy Liron, nous découvrons des immeubles, des villas aux architectures anguleuses, rectilignes, mais aussi leurs fondations, les murets, les terrasses, qui découpent un ciel et les stores semblables à des « petits pans de murs bleus » sur des façades blanches écrasées par le soleil ; il peint l’intrusion des éléments architecturaux qui font irruption dans des paysages où la végétation est placée au premier plan de chacune ses toiles. Jérémy Liron renoue avec la tradition picturale classique de Vermeer, Rembrandt, Balthus, Morandi et de Hopper, mais la nouveauté de son travail réside dans le choix des motifs, des compositions, des angles de vue et des cadrages de ses architectures modernistes. Tel un photographe, il retrace inlassablement le parcours de ces étendues déshumanisées sans caractéristiques esthétiques dominantes.
Liron entretient ainsi un rapport distancié avec ces espaces épurés, aux géométries sous-jacentes. Une distance qu’il matérialise par l’utilisation systématique de plexiglas ou de verre, une vitre entre le paysage et le spectateur. Jérémy Liron questionne ainsi notre rapport au monde, un monde qu’il nous invite re-découvrir, dans sa banalité et son authenticité.
Dates expo : du 14 mars au 3 mai 2008
4, rue Fessart - 92100 Boulogne Billancourt - site

- Galerie Nuit d'encre 64 : Expo de R-J. SEVELLEC « Poussières, décombres et merveilles » (19h-22h)
Dates expo : du 14 mars au 29 avril 2008
64, rue Pierre Timbaud - 75011 Paris

- Galerie Plume : Expo de Noriko FUSE (18h30-21h30)
Dates expo : du 14 mars au 12 avril 2008
48, rue de Montmorency - 75003 Paris - site

- Maison de la Catalogne : Expo « Cris de Liberté » (midi)
? : Affiches de la Deuxième République et de la Guerre Civile de la Collection Fornas du Parlement de la Catalogne.
Dates expo : du 14 mars au 26 avril 2008
4-6-8, cour du Commerce Saint-André – 75006 Paris (Accès par le 130, Bd. Saint Germain) 

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Rassemblant 115 galeries, Artparis présente, du 3 au 7 avril 2008, un large panorama de la création moderne et contemporaine. A cette occasion, revenons sur les principaux mouvements qui seront observables dans les allées du Grand Palais…


2. Le Pop Art


De la Figuration Narrative au Pop Art, il n’y a qu’un pas, aisément franchi par de nombreuses galeries. Né aux Etats-Unis dans les années 1960, le « Pop Art » dérive de popular culture et se veut en étroite relation avec la culture de masse. Les emblèmes de la société américaine de consommation, les références à la bande dessinée et les emprunts à la publicité se font légion. Les compositions sont simples et les couleurs éclatent, valorisant un monde joyeux, ludique, économiquement fort et ouvert à tous les plaisirs sensuels…

Décédé en 2004, Tom Wesselmann est aujourd’hui adoubé des marchands. Son œuvre se divise en deux séries majeures : de grands nus féminins et des natures mortes conçues à partir d’objets trouvés et d’images découpées dans des magazines. La genèse de sa carrière se met en place dès les années 1960 et demeurera identique jusqu’aux derniers tableaux, même s’il évolue au niveau de la technique. L’image de l’Amérique des sixties qui ressort de ces figures lascives et éléments du quotidien est peut-être faussement idéalisée, mais elle n’en marqua pas moins les générations. La galerie Pascal Lansberg propose un exemplaire de nature morte de Wesselmann avec rose et cigarette datant de 1969.

Quant à Laurent Strouk, il a intitulé son stand USA. Un nu érotique de Wesselmann y mène la danse, en bonne compagnie d’Andy Warhol, peut-être le plus célèbre auteur du mouvement, ici symbolisé par la représentation du dollar ! Amusant, quand on sait que plus de vingt ans après sa mort, cet artiste bat encore des records en maison de vente. Robert Indiana, créateur de la fameuse sculpture Love et qui travailla beaucoup sur la lettre et l’immédiateté de la symétrie des couleurs et des formes, et Keith Haring, chantre du graphisme et des pictogrammes, sont aussi de la fête. Ces artistes voulaient dès le départ s’adresser à un large public, à travers un langage et des thèmes simples et universels, qu’ils touchent encore aujourd’hui.

Une autre figure emblématique du Pop Art, Mel Ramos, est présenté à la fois par la galerie Rive Gauche, la galerie allemande Levy et Patrice Trigano. Né en 1935 en Californie, il s’inspire en début de carrière de l’imagerie des comics américains et dépeint les effigies de Batman ou de Flash Gordon. Il aborde ensuite le thème des pin-up dont il ne se départira pas. Il les combine à des articles de consommation divers ou des cigares… et les propose en peinture ou en sculpture, tout en volume… Féministes s’abstenir !


(La suite très prochainement)

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