Publié par Paddythèque

 
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Centre Pompidou : Conférence sur Precious Liquids de Louise BOURGEOIS (11h30 - 4€50-3€50)
? : Par Elisabeth Lebovici, critique d'art et Marie-Laure Bernadac, conservateur général du patrimoine, co-commissaire de l'exposition « Louise Bourgeois ».
En 1992, Louise Bourgeois présente, à la Documenta IX de Cassel, Precious Liquids, œuvre monumentale, acquise par le musée en 1993. Il s'agit d'un espace cylindrique, obscur, reconstituant le volume d'un ancien réservoir de toit new-yorkais. Mais les « liquides précieux » sont ici, pour Louise Bourgeois, les humeurs émises par le corps : le sang, l'urine, le lait, le sperme, les larmes, tout ce qui s'écoule, fluide, sous le coup d'un choc émotionnel, l'amour, la peur, le plaisir ou la souffrance. La question morale que pose cette œuvre, emblématique du travail de l'artiste, est gravée sur le bandeau de métal qui cercle le réservoir à l'entrée de l'installation : « Art is a guarantee of sanity » [L'art est une garantie de santé mentale], question qui sera au cœur de ce dialogue entre Elisabeth Lebovici, co-auteur de Femmes artistes/Artistes femmes, éd. Hazan, 2007 et Marie-Laure Bernadac, conservateur général du patrimoine et co-commissaire de l'exposition « Louise Bourgeois ».
Place Georges Pompidou - 75004 Paris - site - fiche

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La vidéo bonus du jour : The Art Pack - Des jeunes gens modernes Exposition Agnès b.



Vernissage de l’exposition collective à la galerie du jour agnès b. du 3 avril au 17 mai 2008.
Entre la fin des années 70 et le milieu des années 80, se développe en France une scène musicale prolifique et chaotique, associant énergie rock, nihilisme punk et expérimentations électroniques. Malgré la froideur et le cynisme de rigueur, on décèle dans ces années-là une forme d’espoir et un dynamisme forcené alimentés par une sorte d’utopie moderniste, parfois teintée d’ironie, qui se manifeste notamment par l’utilisation d’instruments nouveaux ou jusque-là peu utilisés dans le registre pop. Réfractaire aux utopies post hippies de la génération précédente, toute une partie de la jeunesse française en quête d'identité se reconnaît alors dans les textes sombres, la musique synthétique froide et l'attitude désinvolte des nouveaux groupes qui éclosent un peu partout sur le territoire, tant à Paris qu'en province.  Avec une trentaine d'années de recul, le projet "Des Jeunes Gens Mödernes" propose de réactiver la scène post punk / novö-diskö / new & cold wave hexagonale, à travers une exposition (mais aussi un livre, une compilation et un documentaire) mettant ainsi en évidence sa spécificité et sa diversité créative de manière transversale, en s'intéressant aussi bien à sa production musicale, qu'à l'esthétique, l'attitude, le graphisme émergeant, ou encore les expérimentations vidéos.

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