Publié par Paddythèque


Les portes du Grand Palais viennent de se refermer sur
Artparis qui a accueilli cette année plus de 41'000 visiteurs (dépassant ainsi les 40'000 escomptés), soit 15 % de plus que lors de la précédente édition. Dès le 2 avril, jour de vernissage, 15'000 passionnés franchissainet le seuil du monument parisien, plaçant cette édition 2008 sous les meilleurs auspices.


L’inauguration officielle d’artparis s’est faite en présence de Madame le Ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, accompagnée de la  délégation des Emirats Arabes Unis avec, à sa tête, Sheikh Sultan Bin Tahnoon Al Nahyan.

Amateurs d’art, collectionneurs, directeurs et conservateurs de musées et de fondations, professionnels du marché de l’art, tous ont contribué au succès de cette dixième édition, saluant la qualité des exposants et la diversité des œuvres exposées. Parmi les visiteurs internationaux – majoritairement européens -, artparis a accueilli un nombre croissant d’aficionados d’art venus de Russie et d’Iran.


Artparis et le Moyen-Orient

Les liens avec les pays du monde arabe amorcés avec la première édition d’Artparis-Abudhabi en novembre 2007, ont été confortés par l’exposition « Traversées » orchestrée par Brahim Alaoui. Cette initiative culturelle a connu un vrai succès public et bien que les œuvres n’aient pas été à vendre, elles ont suscité de nombreuses convoitises. Les pièces auraient trouvé preneurs à plusieurs reprises et les jeunes artistes qui n’étaient pas encore en galerie ont tous trouvé des marchands désireux de les représenter. L’exposition « Traversées » est à présent appelée à poursuivre son voyage sur les routes de l’art : au Japon, en Espagne puis en Italie.


Les meilleures ventes


De nombreuses ventes ont dépassé plusieurs centaines de milliers d’euros, démontrant bien qu’Artparis a définitivement trouvé sa place parmi les grandes foires internationales.

Ainsi Guy Pieters a cédé son œuvre de Fontana pour un million d’euros. Son stand, peuplé de sculptures de Jan Fabre, en a vu partir quatre, aux alentours de 250'000-300'000 euros (pour chaque). Sans oublier la grande tortue (Searching for Utopia) qui accueillait les visiteurs sur le perron du Grand Palais : elle s’est « échappée » pour quelques 800'000 euros vers une fondation coréenne.

JGM s’est aussi départi d’une pièce de taille : une grande statue de Niki de Saint Phalle, dansant pour 600'000 euros. Elle achèvera ses petits pas dans une fondation suisse. Sur son stand, un tableau de Keith Haring a aussi été cédé pour 90'000 euros.

Laurent Strouk s’est séparé d’une toile de Jean Hélion pour 250'000 euros. Le reste de son stand consacré au Pop Art a aussi trouvé preneurs pour les œuvres d’artistes comme Andy Warhol, Robert Indiana ou Keith Haring, vendues entre 100'000 et 150'000 euros.

Chez Rive Gauche, les femmes nues de Mel Ramos s’offraient pour 350'000 euros. Mais le romantisme était aussi de mise avec un cœur de Jim Dine à 300 000 euros. 

Dans la galerie Lasés,  une toile de l’inventeur de l’abstraction lyrique, Hans Hartung, a trouvé acquéreur pour 140'000 euros, tandis qu’un grand collage de Pierrette Bloch a fait le bonheur d’un autre, sur le stand de la galerie Lucie Weill & Seligmann, moyennant 100'000 euros.

A la galerie Lelong, la Fontaine de Paul Reyberolle est partie pour 100'000 euros également. De nombreuses œuvres d’Alechinsky ou de Jan Voss lui ont emboîté le pas, à des prix avoisinant les 60'000 euros.


Les grands succès d’Artparis 08

D’autres stands ont connu un grand succès qui s’est matérialisé par la vente de nombreuses pièces. A commencer par Louis Carré & Cie qui a fait « sold out » avec ses petits formats d’Erró. A seulement 7'000 euros pièces, pour l’un des plus fameux représentants de la Figuration Narrative, une soixantaine de tableaux ont rejoint diverses collections privées.
Côté pop art, Hafenrichter & Flügel a cédé un Wesselmann pour 42'000 euros.
La galerie Oniris, spécialisée dans l’abstraction géométrique, a vendu plus de vingt œuvres dont deux créations de François Morellet (pour 40'000 euros pièce) et une d’Aurélie Nemours, à 38'000 euros. Ces papes de l’histoire de l’art entraînent aussi dans leurs sillages la découverte de jeunes artistes ou l’achat de ceux qu’on nomme les « middle carrer » dont fait partie Norman Dilworth. Ce dernier présentait une sculpture dans le parcours Pièce Unique, partie orner le jardin d’un particulier pour 30 000 euros.
Daniel Templon a vendu une vingtaine de pièces, la plus onéreuse étant une toile de Garouste, à 85'000 euros.

Arrivées en force depuis quelques années et encouragées par des ventes fructueuses, de nombreuses galeries d’art actuel sont revenues en 2008.
Jean Brolly s’est ainsi départi de plusieurs tableaux de Daniel Schlier dès le premier jour. Le peintre Nicolas Chardon a aussi connu un beau succès et la fin du salon s’est concrétisée par la vente d’un François Morellet à 78'000 euros.
Andrei Molodkin s’est très bien vendu chez Orel Art qui a notamment laissé partir une grande toile pour 45'000 euros.
Chez Maruani & Noirhomme, qualité et quantité ont aussi séduits les collectionneurs, qui se sont emparés de plus d’une dizaine de pièces entre 15 et 40 000 euros dont les stars étaient Jan Fabre, David La Chapelle et David Sale. Ghislaine Hussenot a aussi largement vendu ses œuvres, tout comme Nathalie Obadia, qui a trouvé preneur pour chacun de ses artistes.

Succès aussi pour Eric Dupont, avec des transactions oscillant entre 3'000 et 20'000 euros. Cette année, son artiste Damien Cabanes a notamment séduit les collectionneurs par une nouvelle série de céramiques. Un médium qui a définitivement la cote à l’heure actuelle et que l’on retrouva façonné par la main de Gérard Traquandi chez Laurent Godin. Ce dernier a concédé une quinzaine de pièces, parmi lesquelles les photographies de Rajak Ohanian.
Patricia Dorfmann, qui faisait ses premiers pas à Artparis, en est repartie satisfaite avec son quatuor d’hommes composé de Michel Journiac, Eric Corne, Yann Thoma et Zevs. Plus de dix œuvres ont trouvé preneur, avec une moyenne de 15'000 euros par pièces.
Pour sa première participation, La Navire a eu le vent en poupe puisqu’elle a vendu une quinzaine de photographies de Jacques Bosser, entre 2'000 et 15'000 euros.
Toujours dans la photographie, la galerie Dina Vierny a cédé plusieurs grands clichés de Frank Horvat pour des prix avoisinant les 20 000 euros.
Philippe Pasqua, Sam Francis et Villeglé ont largement attiré les acheteurs sur le stand de la galerie LC qui a vendu une vingtaine d’œuvres au total.
Chez Rx, les collectionneurs ont particulièrement apprécié les photographies de Georges Rousse, mais aussi les grands lavis doux mais étranges de Françoise Pétrovich.


Le parcours photo

Cette année, une allée d’Artparis a été spécialement déléguée aux galeries défendant la photographie contemporaine. Quatorze galeries s’y sont installées et se sont révélées très satisfaites des ventes occasionnées. C’est notamment le cas pour de nouveaux exposants comme CM Art, L’Instant et Paris-Beijing Photo, qui ont enregistré de nombreuses ventes autour de 10'000 euros. Les petits prix généralement pratiqués permettent de s’adresser aux jeunes collectionneurs et de vendre, comme chez Acte2 ou Philippe Chaume, une quarantaine de clichés s’échelonnant de 1'500 à 15'000 euros. Ces ventes, en hausse par rapport à l’année précédente, assoient la photographie comme l’une des tendances fortes du salon.
La galerie Françoise Paviot avait fait le choix de rester parmi ses confrères plus généralistes en présentant des supports divers. Une stratégie qui lui a permis malgré tout de céder des photographes contemporains, ainsi qu’un tirage de Man Ray à 30'000 euros.
L’ensemble des transactions réalisées lors de cette édition a confirmé l’importance d’un rendez-vous de printemps pour les grands acteurs du marché.


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