Publié par Paddythèque


- Centre culturel suisse (bibliothèque) : Preview de l'expo de John ARMLEDER (18h30-20h30)
? : Je vous invite à la preview d' un audacieux projet de John ARMLEDER spécifiquement conçu pour le Centre culturel suisse. (avec champagne bio). Armleder donne forme à un souhait d’exposition qu’il n’avait jamais encore pu concrétiser. Celui-ci articule les notions de décor, d’appropriation et fait appel à l’ornement en tant que dispositif conceptuel. Il délégue totalement la réalisation de ce projet au décorateur français de renommée internationale JACQUES GARCIA dont le registre créatif s’étend du minimalisme zen à la surcharge néo-gothique, de l’exotisme du retour d’Egypte à la folie Napoléon III. Garcia conçoit pour l’artiste un véritable appartement néo-bourgeois dans ses moindres détails, de l’entrée à la salle à manger en passant par la chambre et le salon. Dans cet espace, par essence privé, mais rendu ici public, des laques chinoises et autres savonneries côtoient des oeuvres de John Armleder, Georges Condo et Helmut Newton et d'autres. Attaché à l’idée “qu’une pièce est terminée conceptuellement avant qu’elle ne soit produite”, l’oeuvre de John Armleder est bel et bien ici la réalisation de cette installation de Jacques Garcia selon le principe de la délégation, cher à l’artiste. Commissaire de l'exposition: Nicolas Trembley.
32-38, rue des Francs-Bourgeois - 75003 Paris - site - fiche

- Galerie Fat : Expo « FIt » (18h-21h)
? : Vernissage en présence des designers, design-performances, music set, cocktails & petits  fours.
Fat Galerie presente
« FIt », une exposition de Peter Marigold et du Studio de Design Raw-Edges formé par Yaël Mer et Shay Alkalay : tous trois issus du Royal College of Art de Londres et représentants de la nouvelle génération dont la créativité débordante s’exprime dans un design ingénieux et poétique conçu pour s'adapter à vos propres "mesures". Tous trois ont un style à la fois familier (par l’utilisation de matières ordinaires) et subtil: questionnant notre relation quant aux biens matériels et notre possible détachement par rapport à eux. Des talents à même d’élever le commun en raffinement …
Dates expo : du 15 mai au 28 juin 2008
1, rue Dupetit Thouars - 75003 Paris - site - fiche

- Galerie LG Beaubourg : Expo d'ALEXONE « Assez d'Essais » (19h)
? : Ambiance musicale par Jerk 45
Dates expos : du 15 mai au 10 juin 2008

23, rue du Renard - 75004 Paris

- Galerie Loevenbruck : Expo « Quoi? Encore une exposition? » (18h-)
? :  « Quoi? Encore une exposition? » n'a pas de thème défini. C'est plutôt quelque chose comme une méditation sur mon propre travail depuis des années, ce qui le traverse, et qui, le temps venant, constitue des sortes d'archétypes personnels. On retrouve toujours l'idée de refoulé, de non-dit, l'idée du sentimentalisme, celle de l'appartenance culturelle, plus précisément "le permanent yo-yo entre haute et basse culture" selon Christophe Domino qui indique fort bien en quoi cette démarche fait son " miel des irrégularités et sous-genres de la culture populaire, de sa presse et de sa littérature, de sa mythologie personnelle du rock, du trash, du junk - exemplairement idiot -", mais aussi de l'histoire et du temps qui passe, pour constituer une oeuvre entre "désinvolture" et "densité visuelle". On trouvera donc, à côté d'œuvres nouvelles, la mise en écho de ces pièces (dessins, peintures, objets, collages) avec leur inspiration directe ou indirecte sous la forme de grandes images en noir et blanc affichées sur un des murs de la galerie
Dates expo : du 16 mai au 21 juin 2008
40, rue de Seine - 75006 Paris - site - fiche

- Galerie Kamel Mennour : Expo de Arnaud LABELLE ROJOUX « Tree Huts » (18h-21h)
+ Expo de Marie BOVO « Bab-El-Louk »
Dates expos : du 15 mai au 24 juin 2008
47, rue Saint-André des Arts - 75006 Paris - site - fiche

- Galerie Numeriscausa : Expo d'Antoine SCHMITT « Objet petit a » (16h-22h)
Dates expos : du 15 mai au 14 juin 2008
53, boulevard Beaumarchais - 75003 Paris - site - fiche

- Galerie Tetrel : Expo de photos de LUCIE & SIMON « Scène de Vie et Earth Vision » (16h-22h)
? : Depuis 2005, Lucie & Simon mènent ensemble un projet photographique sur L’Homme et la Société au 21ème siècle. En confrontant leurs regards et leurs ressentis, leur objectif est d’aboutir, au-delà de leurs différences de point de vue, à une image unique à laquelle aucun des deux ne serait arrivé par lui-même. Travaillant toujours avec un seul appareil, ils mettent en place des procédés techniques et visuels atypiques visant à métamorphoser l’extrême réalisme de leurs sujets. Leur œuvre commune se bâtit au fil de séries visant chacune à étudier, sans juger mais en mettant en avant un quotidien simple, une parcelle de l’Homme, de son mode de vie et de l’univers dans lequel il vit aujourd’hui.
Dates expos : du 15 mai au 30 juin 2008
17, rue Saint-Paul - 75004 Paris

- Maison rouge (La Suite) : Expo « Hearing Ghosts » (18h-21h)
? : La Suite :  une chambre d'hôtel inoccupée...  Pourtant, le mobilier est sujet  à des manifestations sonores... Une exposition Purepresence (commissaire Jean-Philippe F. Roux) avec : Julien OTTAVI, Sunshine FRERE, Brandon LABELLE, Luc KERLÉO, Erik, Jenny PICKETT, Yvan ETIENNE, Jean-Baptiste THIEBAUT
Andy WHEDDON, DINAHBIRD, Brice JEANNIN et Jean-Philippe F. ROUX.
Dates expo : du 14 au 18 mai 2008.
10, bld de la Bastille - 75012 Paris - site - fiche

- Pierre Cardin : Expérience de Didierlegrand (19h)
? : Une première naissance à Beyrouth le 26 mars 1968, un second souffle en arrivant à Paris à l'âge de 7 ans, Didierlegrand a soif d'accoucher un nouveau « lui » à chaque rencontre, à chaque découverte, à chaque création. L'étoffe est le premier moyen d'expression de ses pulsions créatives. Styliste créateur de robes du soir pendant 9 ans, il conçoit un modèle unique pour chacune de ses clientes. En 1998, lors du 10ème anniversaire de la pyramide du Louvre, il habille la Vénus de Milo d'une mousseline de soie vieux rose avec une seule épingle…ce sera la dernière. Didier possède le don de puiser dans l'atmosphère d'un lieu et dans son esprit, l'image qui se cache et qui ne demande qu'à apparaître aux yeux de tous...la photographie et l'installation lui apparaissent alors des exercices évidents pour matérialiser ses visions fantasmagoriques. Au travers de ses créations visuelles, il met en exergue les aspects émotionnels de l'expérience humaine et comprend que nous avons tous un besoin primaire de communiquer sous une autre forme de langage, il se présentera désormais comme un « créateur de langage visuel »... Le design occupe une place très importante dans sa création. Les objets et matériaux se mélangent à son art, comme partie intégrante de son expression. Didier est un créateur d'œuvres sur démesure, rien ne l'effraye, tout le met en émoi et l'inspire. Au-delà de son esthétisme et de sa singularité, l'image véhiculée par Didierlegrand parle plus profondément de vous. De ses créations, naîtra l'envie de vous rencontrer, de vous connaître, d'explorer un nouvel espace intérieur… Exigeant avec son art, Didier l'est également avec son spectateur en lui demandant un niveau d'interaction élevé qui l'obligera à analyser sa propre expérience avec plus de perspicacité. Dans un monde éclaté et distant, à l'heure de la nécessité de se démarquer, il optimise la notion d'exclusivité en plaçant la personnalité de son client au cœur de sa démarche créative. Oscillant entre construction et déconstruction, mouvement et déformation, ses installations et photographies s'inscrivent dans un véritable art de la provocation et déclenchent toujours un questionnement. De l'équilibre, entre l'espace transformé ou le portrait et la nature profonde de l'habitant, résulte une véritable continuité dans l'exaltation des sens. Sans concession Didierlegrand ne fera qu'une seule et unique proposition à son client comme un clin d'oeil à la commercialisation souvent exagérée de l'art…
20, rue du Pont Neuf - 75001 Paris

- Sciences Po : Conférence de Pierre-Michel MENGER « Le Génie » (18h30-20h30)
? : Dans les travaux d'histoire sociale, le grand artiste est très souvent traité comme un innovateur sur le double plan esthétique et social, soit qu'il représente le pouvoir montant de nouvelles forces sociales porteuses de nouvelles aspirations et de nouvelles visions du monde accordées avec les fondements de leur puissance de contestation et de révolution socio-économique, soit qu'il marque la transition entre un régime ancien et un régime nouveau d'organisation du système de production artistique et entre leurs socles esthétiques respectifs. Cette dernière perspective paraît pouvoir cumuler tout particulièrement les séductions analytiques : l'histoire s'incarne dans des individus qui font date, c'est-à-dire généralement rupture, et dont la grandeur vaut tranchant dans le tissu historique banalement continuiste. Les analyses de la grandeur ou de la génialité artistiques hésitent alors fortement entre deux formules : celle de la nécessité historique, dont l'individu exceptionnel n'est qu'un vecteur remarquable, et celle de l'intervention consciente et délibérée, fondée sur la mobilisation de ressources individuelles et collectives, qui rapproche l'artiste du stratège capable de rechercher la formule optimale d'organisation de son activité pour établir un pouvoir artistique et social à la hauteur du talent dont il se sait porteur.
En examinant les controverses interprétatives autour du cas de Beethoven, je propose une troisième voie d’analyse pour sortir des impasses théoriques rencontrées dans ces deux types de travaux : l’organisation concurrentielle des activités professionnelles et l’indétermination durable du cours du travail novateur inscrivent le cheminement de la carrière du créateur dans un monde segmenté, mais non figé, de réseaux d’activité que structure la logique inégalitaire des « appariements sélectifs ». Les enseignements de cette analyse peuvent être généralisés à la question de la formation des réputations et de la consécration des talents.   
Pierre-Michel Menger

13, rue de l'Université - 75006 Paris


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