Publié par Paddythèque


- Cosmic Galerie : Expo collective « The Other Way Around » (19h-21h)
? : « The Other Way Around » aborde la question de l'art comme un artifice, au travers d'œuvres poussant le spectateur à accepter, voire même à inventer, des fictions susceptibles de correspondre à sa perception. Entre histoire et mémoire, vérité et fiction, évidence matérielle et perception incertaine, chacune des œuvres nécessite de traverser le miroir afin d'en saisir la nature profonde.
Avec : Benoît BROISAT, Stefan BRÜGGEMANN, James HOPKINS, Gianni MOTTI, Damien ROACH, et Jamie SHOVLIN.
Dates de l'expo : du 16 mai au 12 juillet 2008
7/9, rue de l'Equerre - 75019 Paris - site - fiche

- Galerie Van der Stegen : Expo collective « Animalia #1 » (18h-21h)
? : La galerie VAN DER STEGEN inaugure son espace d'exposition vendredi 16 mai avec l'exposition collective ANIMALIA # 1. Consacrée à la représentation des êtres hybrides mi-hommes, mi-animaux, cette première exposition marque le début de la programmation 2008 et rassemble photographies, sculptures et peintures. 
CLAUDE BERNON : Artiste photographe, Claude Bernon s'invite dans l'univers des forêts pour découvrir les instants de vie qui nous échappent. Les photos présentées ici sont le résultat de longues marches à l'affût d'une rencontre avec les êtres hybrides connus des contes slaves. Mi-hommes, mi-animaux ces êtres se dévoilent au regard patient et dans l'intimité du lieu. Le temps est alors ralenti et l'observateur observé. 
SR LABO : Céroplasticienne, SR Labo utilise la cire comme médium pour étudier la représentation du corps. En 2003 elle crée une série de sculptures intitulée « Le Complexe d'Animal ». Ce complexe est défini comme l'ensemble des pulsions qui poussent l'adulte à devenir animal et à s'affranchir de sa condition d'homme civilisé. Nous observons alors le résultat d’un processus d'émancipation et de construction identitaire où l’Homme s'est approprié les attributs de l'animal auquel il s'identifie. Ici le cervidé, animal-totem, symbolise l'indépendance. 
MELISSA STECKBAUER : Melissa Steckbauer est une artiste multimédia (peintures, photos et vidéos). Nous lui devons le titre de cette exposition inspirée de sa série "Animalia" qui regroupe une vingtaine de peintures à l'huile. Débutée en 2007, ces peintures explorent la relation entre l'identité et la sexualité en prenant appui sur l'imagerie animale et les rites chamaniques. Isolés ou en groupe, les protagonistes se tournent vers les animaux en fonction de leurs attributs spécifiques (tendresse, férocité, domination, etc.). 

Dates de l'expo : du 16 mai au 21 juin 2008
7/9, rue de l'Equerre - 75019 Paris

- Louvre (auditorium) : Kota Ezawa en conversation avec Matthieu Laurette (20h - gratuit)
? : Présentées sous forme d’installations, de projections ou de publications, les images animées de Kota Ezawa transfèrent dans un graphisme stylisé les morceaux choisis de notre culture visuelle. Le flux des images diffusé par les médias de masse est retaillé et déplacé, subsumé en une économie dramatique qui laisse ouverte l’interrogation sur la nature de l’information et la trace de réel que les images enregistrées contiennent et véhiculent. Partant de films promotionnels à la facture parfaitement anonyme, comme dans Home Video (2001), l’œuvre d’Ezawa affine progressivement une analyse des stratégies médiatiques et de leurs détournements. Elle s’attache à décortiquer l’aura télévisuelle d’icônes publiques de l’art telles que Joseph Beuys, John Lennon ou Susan Sontag, ou encore celle du footballeur et acteur O.J. Simpson, lors du procès pour meurtre, hautement médiatisé, pour lequel il fut acquitté en 1995. Dans The Unbearable Lightness of Being, l’artiste dissèque les images par lesquelles ont été fixés deux moments déterminants de l’histoire des Etats-Unis : les assassinats des Présidents Lincoln et Kennedy. La technique d’Ezawa repose sur un dessin par transfert en aplats de couleurs qui synthétise et redéploie l’information visuelle, contrastant fortement avec le réalisme de la bande sonore. L’effet d’abréviation, tant au niveau graphique qu’au niveau du (re)montage, met au jour l’infra-langage, le langage non-intentionnel qui œuvre dans toute mise en image d’un événement. Il dévoile l’ossature intime de l’image, ramenant à nouveau le spectateur au temps réel de la captation, et soulève la question de son authenticité. L’attention portée par Ezawa au langage de l’image en mouvement devient particulièrement explicite dans les reprises, sous formes de clips hypnotiques, de chefs d’œuvre du Septième art : Who is Afraid of Virginia Woolf ? de Mike Nichols, ou les « tableaux vivants » du film d’Alain Resnais, L’année dernière à Marienbad.

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