Publié par Jean-david Boussemaer

Notes recueillies pendant la conférence « Le commissariat d'exposition est-il une médiation de l'art contemporain ? », inscrite dans le cycle des « Mardis des Métiers des Arts et de la Culture » (proposé par les étudiants de l'IUP Métiers des Arts et de la Culture de Paris I).


Après des études de psychologie clinique, Caroline Bourgeois se forme seule. Dans un premier temps, elle travaille à la Galerie Jennifer Flay, puis se penche sur l' « art hors les murs » (pensant que le meilleur de l'art contemporain s'y faisait). Parmi ses principales réussites : sa collaboration avec Dominique Gonzales-Foerster (2001, station de métro Bonne Nouvelle), l'expo Michel François (Centre Photographique Ile-de-France) et «  Ralentir vite
» (Plateau) .
En tant que Directrice du Plateau/FRAC Ile-de-France, elle propose quatre expos par an (thématiques ou personnelles) et huit présentations de jeunes artistes dans l'Espace Expérimental (réalisées avec un budget extrêmement réduit). Consciente de la fragilité du lieu - n'existant que depuis trois ans - son principal objectif consiste à fidéliser le public. Pour limiter les coûts, elle essaie de trouver des partenaires : des critiques (comme Pascal Rousseau pour l'expo actuelle : Loris Greaud) et des institutions (l'expo d'été sera co-menée avec le Jeu de Paume et la collection Yvon Lambert).
Le commissaire d'exposition remplit le rôle de producteur et permet aux oeuvres d'apparaître (il n'est ni un auteur, ni un médiateur). Il n'a pas pour vocation d'écrire l'Histoire de l'art (à la différence d'un conservateur ou d'un historien de l'art), mais doit proposer des problématiques. Une exposition est « une expérience et non pas une lecture que l'on propose ».


Enseignant en Esthétique des nouveaux médias à Paris VIII et à l'Ecole Brera de Milan, Emanuele Quinz est également rédacteur en chef de la revue annuelle Anomalie Digital_arts (les trois premiers numéros portèrent sur les images de synthèse, la performance et les interfaces) et - depuis quelques mois - commissaire d'exposition. Ses premières réflexions sur la numérisation des oeuvres l'incite à créer en 1995 l'association Anomos et à mener avec elle des projets de sensibilisation. Depuis quelques temps, il s'interroge sur les usages des NTIC : en quoi les nouvelles technologies peuvent apporter quelque chose de nouveau ?
En tant que commissaire, il se refuse à présenter des objets et tente plutôt de « scénariser des expériences ». L'exposition lui apparaît comme un « champ ouvert » (et non pas comme une « proposition fermée ») durant laquelle il est agréable de proposer des rencontres et des déplacements.
Ex. 1 : lors de son exposition « Invisible » (du 9/10/04 au 9/01/05, Palazzo delle Papesse, Sienne), il présente des projets avec des artistes de différentes générations : Antoine Schmidt, Jeffrey Shaw, David Rokeby.
Ex. 2 : « En:trance » (avril 2004, Bolzano) lui donne l'occasion de réflechir tout particulièrement sur les espaces de transe et d'organiser des workshops. Parmi les invités de renom : Patrick Jouin et Christian Rizzo.


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