Publié par Jean-david Boussemaer

Lors de la conférence « Métiers des relations culturelles internationales » (organisée au Centre Panthéon par l'IUP des Métiers des Arts et de la Culture), Marie-Charlotte Bolot - conseillère d'Olivier Poivre d'Arvor, directeur de l'AFAA – s'exprime sur l’Association Française d'Action Artistique.

Objectifs : L’AFAA est une association essentiellement financée par le Ministère des Affaires étrangères et le Ministère de la Culture et de la Communication. Son statut lui permet d’opérer avec une très grande souplesse (et ainsi de répondre à ce que l’administration traditionnelle ne peut pas faire). Elle remplit essentiellement trois missions :
- la promotion de la création contemporaine française à l’étranger. Très souvent, le marché français est insuffisant pour ses artistes : ex. quelques chorégraphes - de renommée internationale (Maguy Marin...) - réalisent 60% de leur chiffre d’affaire à l’étranger.
Les centres culturels disposent de tarifs préférentiels pour diffuser des films français et européens.
- l’accueil des cultures étrangères en France dans le cadre exclusif des « Saisons » : des commandes publiques, organisées en partenariat avec des commissariats indépendants.
- la mise en valeur de la création africaine contemporaine dans le monde. Depuis que le Ministère de la Coopération a été absorbé par celui des Affaires étrangères, ce dernier s’occupe du Département « Afrique en création ».

Formation pour y rentrer : dans le secteur culturel, il n’a guère de formations initiales. L’apprentissage se fait souvent sur le tas (contrairement au secteur consulaire). Les attachés culturels se voient offrir quinze jours de formation : découverte des principaux services pendant une semaine, puis apprentissage pratique (ex. comment placer et vendre des feuilletons français à l’étranger ?).

La plupart des directeurs de centres culturels sont issus de l’Enseignement Nationale. Il y a trente ans, ils représentaient 80-90% de l’effectif. Actuellement, leur nombre diminue (ils restent toujours majoritaires : environ 60%) - ils sont concurrencés par les responsables artistiques (directeurs artistiques, de troupe…). Les conseillers culturels, quant à eux, proviennent essentiellement du secteur administratif.

Problèmes de budget : Depuis la grosse crise de 2003 (importants gels budgétaires), la situation semble se stabiliser. Malheureusement, elle n’est toujours pas rose puisque nous assistons toujours à une diminution du budget de fonctionnement (plusieurs emplois ne sont pas renouvelés). Pour limiter les frais, l’AFAA a de plus en plus recours à des partenariats avec des pays européens. Ex. centres germano-français au Chili et à Ramallah (réunion du Goethe Institut et du Centre culturel français).

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