Publié par Paddythèque


A l'occasion d' « Evento », une exposition en mouvement dans toute la ville de Bordeaux, Amos Gitaï investit la Base sous-marine. Dans ce bloc monolithique, le cinéaste israélien propose une promenade dans sa filmographie, construisant des associations d’images qui entrent en résonance avec la mémoire et l’architecture du lieu.


Tenue du 9 au 18 octobre 2009, « Citations » mêle extraits de documentaires et de fictions, de Berlin Jérusalem (1989) à son dernier film, Plus tard tu comprendras (2008). Après plusieurs rétrospectives consacrées à Amos Gitaï ces dernières années, notamment en Espagne, au Brésil, en France (Centre Pompidou) et au Lincoln Center (New York), cette exposition invite à porter un regard nouveau sur un œuvre cinématographique exceptionnelle, à laquelle la base sous-marine, vestige imposant de la seconde guerre mondiale, apporte une dimension supplémentaire.
 

Repères biographiques

Amos Gitaï (né en 1950 à Haïfa) a étudié l’architecture, en Israël, avant que la guerre du Kippour n’éclate en 1973. A la fois cinéaste, acteur, scénariste et producteur, il développe un regard critique et politiquement engagé qui lui apporte une renommée internationale.

En une quarantaine de films, Amos Gitaï a produit un œuvre très varié où il explore l’histoire du Moyen-Orient et sa propre biographie à travers les thèmes récurrents de l’exil et de l’utopie (Esther, Berlin-Jérusalem, Prix de la Critique à la Mostra de Venise et la trilogie du Golem). Ses documentaires et ses fictions mettent en lumière des changements de perspectives qui posent la question de l’objectivité du regard et de la vérité. Les années 90 signent son retour à Haïfa et une prolifique production de films sur la ville : Tel-Aviv (Devarim, 1995), Haïfa (Yom Yom, 1998) et Jérusalem (Kadosh, 1999). Aujourd’hui, l’actualité de son pays et de toute sa région reste le nerf historique et dramatique de ses films.



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