Fasciné par les cycles de transformation et adepte du travail collaboratif, Nicolas Floc’h (né en 1970) produit des oeuvres
conceptuelles en devenir, qu’il soumet ensuite au public ou à d’autres créateurs susceptibles de les réactiver. Dans le cadre de son exposition monographique « Structures odysséennes »
(Mac/val, du 13 octobre 2006 au 17 janvier 2007), l’artiste témoigne – à travers
trois pièces – d’actions participatives passées.
De manière très classique, Nicolas Floc’h dispose sur une cimaise blanche six photographies couleur documentant sa performance
Beer Kilometer, tenue au X139 d’Amsterdam, en août 2004. Lors de celle-ci, le public est invité à s’emparer de l’une des 6015 canettes métalliques sagement alignées au sol, puis à la
placer dans une armoire, à s’emparer d’une nouvelle canette pleine et fraîche, à la boire et finalement à la reposer, à sa guise, dans l’espace d’exposition.
Contre un autre mur, Nicolas Floc’h accroche Performance Painting #3 et #4, deux tapis de danse de dix mètres de long,
tendus sur châssis. Sur chacun de ces grands formats monochromes noirs, des traces figées de mouvements de danseurs du cndc d’Angers sont à peine distinguables [la référence à Jackson Pollock
saute aux yeux…].
Entre les deux, Nicolas Floc’h présente, de manière désactivée, son installation Structure multifonction – un ensemble
de plaques métalliques offrant une pluralité de combinaisons et régulièrement prêté à des professionnels (à des étudiants des beaux-arts d’Annecy, des danseurs à Mexico, à l’Institut français
d’Istanbul, au Centre Pompidou, au Frac Champagne-Ardenne…). Plusieurs photocopies en noir et blanc, sommairement scotchées à même la structure, ainsi que quelques écrans diffusant des archives
vidéo témoignent de ces diverses utilisations.
publié dans :
Art - critiques
par Jean-david Boussemaer
2
Retour à la page d'accueil
Derniers Commentaires