Publié par Jean-david Boussemaer

Dans le cadre de son exposition monographique « Prendre l’air » (Mac/val, du 13 octobre 2006 au 17 janvier 2007), Daniel Chust Peters dévoile plusieurs pièces reprenant la forme en « L » de son atelier barcelonais.


Depuis 1989, Daniel Chust Peters (né en 1965, au Brésil) ne conçoit, de manière obsessionnelle, que des modèles réduits de ses différents ateliers, des pièces tout à la fois expérimentales et ludiques. Le lieu de création, d’habitude secret et invisible, devient paradoxalement un objet de monstration et d’appropriation des visiteurs.

Composés de matériaux fort divers (brosses en plastique, feuilles de papier, éléments de jeux de construction en bois, billes de polystyrène, graines..), vingt-trois modèles réduits de son atelier, formant l’ensemble Gira-Sol (2001-2002), sont présentées sur quatre longues tables. Le public est invité à les prendre en main et à les manipuler à sa guise...

A proximité, les caissons en hêtre et contreplaqué de Solar (2001) incitent les visiteurs à produire des dessins au feutre sur des tableaux Velleda, à déposer des punaises de couleur et, sur le plateau supérieur de l’installation Basiq Air (2003), douze mille billes attendent d’être envoyées par des visiteurs ayant gardé leur âme d’enfant dans la glissière de circulation disposée juste en dessous.


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