Publié par Jean-david Boussemaer

Apprécié à ses débuts comme peintre et dessinateur, Patrick Faigenbaum (né en 1954) aborde la photographie dès 1973. Très vite, il se distingue par ses fascinantes représentations de corps. Qu’ils soient vivants (portraits très figés de sa famille, de ses amis, de son entourage et de la vieille artistocratie italienne) ou de pierre (bustes d’empereurs romains…), ceux-ci nous interpellent tant ils semblent dépasser notre quotidien et s’échapper d’un univers onirique. 

 

Du 16 février au 16 mai 2005, le photographe parisien expose deux séries de photos récentes – les « Esclaves » et « Palmarès » sur les murs bruts de la salle de la Maquette (Sully, entresol). Réunies sous le titre « Louvre et Chaussée d’Antin », toutes deux témoignent de son intérêt pour le rayonnement artistique de la capitale.

Lors de son deuxième séjour à Florence, en 1986, Patrick Faingenbaum est séduit par la chair de pierre des quatre Esclaves inachevés de Michel Ange. Deux décennies après, en 2003-2004, il se penche à nouveau sur la manière contorsionnée du Maître italien et plus particulièrement sur les deux Esclaves du Louvre : L'Esclave rebelle et L'Esclave mourant (sculptés à partir de 1513 pour le Tombeau de Jules II). Durant un an, l'artiste se rend dans les salles vides du Louvre (le mardi) afin d’entretenir un intime face à face avec les sculptures. Progressivement, il appréhende leurs volumes plastiques, la tension de leurs musculatures, la subtilité de leurs attitudes… et parvient - par le biais de fragmentation et de subtils contrastes lumineux - à révéler leurs insaisissables et inatteignables mystères.

En 2004, Patrick Faigenbaum photographie les derniers instants de la boutique de confection « Palmarès » de sa tante (située au 50, rue de la Chaussée-d’Antin). Son intérêt le porte vers les modèles attendant patiemment, les très ordonnés alignements de vêtements, les plis des étoffes….

En parallèle : Exposition de portraits de Faigenbaum à la Galerie de France (54, rue de la Verrerie, 75004 Paris - du 24 février au 2 avril 2005)


 

Commenter cet article