Publié par Jean-david Boussemaer

Depuis le début des années 90, l’artiste anglais Liam Gillick se plait à scénariser ses expositions. Il met en scène des personnages au passé trouble ou méconnu (Ibuka, le vice président de Sony…) et réactive des événements de l’Histoire contemporaine (le Procès de Pol Pot au CNAC grenoblois en 1999…). Le but de la manoeuvre : rendre intelligible notre époque.

 

L’exposition du Palais de Tokyo « Texte court sur la possibilité de créer une économie de l’équivalence » met en scène quelques situations précises de l’ouvrage « Construccion de Uno » (en cours d’écriture). Elle est artistiquement à considérer comme une somme de représentations plastiques liées à ce récit. Dans celui-ci, il est question d’un groupe d’ouvriers du Nord de l’Europe amenés à autogérer leur usine (cf. le poing rouge dressé à la sauce ‘communiste’), à produire des idées (ex. construire un paysage de montagnes), à élaborer un nouveau schème économique dans lequel tout ce qui est investi serait payé en retour…

 Constat : le principe d’exposition est tellement inhabituel qu’il est susceptible de décontenancer le public. Déambulant au milieu de collines, s’amusant sur un sol recouvert de confettis rouges ou évoluant encore au sein d’un pénétrable, il s’interroge sans cesse : pourquoi ces formes ? Qu’est-ce qui est caché derrière ? Que l’on se rassure l’ouvrage sera bientôt disponible et l’artiste donnera quelques pistes lors de visites guidées, les samedis 5 et 26 février à 16h30. A suivre donc…


Commenter cet article