Publié par Jean-david Boussemaer

Après trente-deux ans d’existence, la revue montréalaise, trimestrielle et bilingue Parachute se résout à suspendre ses activités ; ses sources de financement ne lui permettant plus de garantir un niveau raisonnable de qualité et de stabilité. Le prochain et dernier numéro de Parachute, le 125ème, paraîtra en janvier 2007.

 
Dans une lettre au lecteur, à paraître dans le numéro 125 de Parachute, la directrice Chantal Pontbriand écrit :

« L’heure est venue de sonner le glas quant à la possibilité de poursuivre l’aventure telle qu’on l’a menée jusqu’ici. La structure économique pour continuer cette entreprise passionnante reliant des acteurs de tous les coins du monde nous fait maintenant gravement défaut. La situation n’a jamais été confortable, mais le retrait persistant de l’État par rapport aux activités de recherche en art contemporain, et la nécessité d’avoir recours au privé dans un pays où le mécénat n’est pas encore très développé dans notre domaine et où il y a peu de galeries privées qui peuvent encore s’y consacrer ne favorisent pas la poursuite de nos activités. Après maints efforts consentis pour contrer la conjoncture, nous sommes ainsi appelés à faire relâche, à reconsidérer la situation afin de trouver d’autres façons de faire. Personnellement, je ne souhaite pas arrêter, étant toujours aussi convaincue de la pertinence de la revue. »

 
Publication de référence, la revue comptait 1'200 abonnés répartis dans une quarante de pays et tirait entre 4'000 et  5'000 exemplaires. Elle fonctionnait avec un budget annuel d’environ 200'000 $ (selon Chantal Pontbriand 100'000 $ de plus auraient été nécessaires pour continuer).


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