Publié par Jean-david Boussemaer


Galerie Alain le Gaillard : Expo de Julien BENEYTON « Photographies récentes » (18h-)
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Julien BENEYTON peint, entre autres, ceux que les sociétés des pays dits développés (à Paris, New York, Varsovie…) ne veulent pas voir ou tolèrent tout juste : clochards, SDF, jeunes beurs et blacks, rappers dont le jeune Julien écoute la musique en permanence… Mais là où les subversifs d’aujourd’hui prétendent défendre des catégories sociales (abstraites par nature), lui choisit de peindre des individus. Julien BENEYTON répond aux clichés éculés de l’art critique par une entreprise de ré-humanisation, en restituant à des visages un nom et une histoire personnelle. Ses tableaux sont en effet des portraits qui résultent avant tout d’une rencontre, d’une discussion avec le modèle, puis d’une séance de pose photographique si ce dernier a donné son aval. Les multiples prises de vue tiennent lieu d’esquisses pour la peinture, l’artiste y multipliant les détails qui seront autant d’indices sur la personnalité du sujet.
Dates expo : du 9 décembre 2006 au 20 janvier 2007
19, rue Mazarine - 75006 Paris - site - fiche


- Galerie Claudine Papillon : Expo de Vassiliki TSEKOURA (17h-20h30)
Dates expo : du 9 au 23 décembre 2006 et 5 au 24 janvier 2007
13, rue Chapon - 75003 Paris - site - fiche


- Galerie Michel Rein : Expo de Dan PERJOVSCHI « Encore une foi » (16h-21h)
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Dan
PERJOVSCHI présente un ensemble de dessins récents ainsi que des dessins ayant servi de bases à des projets réalisés à « Manifesta 2 » (1998) et au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris en 2001.
Dates expo : du 9 décembre 2006 au 20 janvier 2007
42, rue de Turenne - 75003 Paris - site - fiche

- Ménagerie de Verre : Carte blanche à Philippe QUESNE / Vivarium Studio (20h - 13/10/7 €)
? : Dans le cadre d’une carte blanche à Philippe Quesne / Vivarium Studio, tous les espaces de la Ménagerie de verre s’ouvrent à une programmation originale mêlant installations plastiques performances sonores, intervention culinaire et concerts chaque soir. Cette proposition hétéroclite à forte dominante musicale, est à l’image des spectacles de ce jeune metteur en scène, repéré ici même en 2004 avec son premier spectacle « La démangeaison des ailes ».
Installations de Roman SIGNER, Samuel BIANCHINI & Thierry FOURNIER, Kiev KIRBY,
Nadia LICHTIG, Rodolphe AUTÉ et Quentin SIRJACQ.
Concert de Lapin Machin

12/14, rue Léchevin - 75011 Paris - site

- Point Ephémère : Rencontre avec Suzanne DERY (18h)
? : Née en 1972, Suzanne DERY vit et travaille à Montréal, Québec. Ses oeuvres regroupent des peintures, des dessins, des collages et des projections DVD qui tissent des liens entre le quotidien, la culture populaire et la mémoire des lieux. Suzanne DERY nous livre un point de vue personnel, un espace graphique intime par le biais d’oeuvres souvent de petit format à l’esthétique épurée et sobre et dont l’iconographie est tantôt réaliste, tantôt fantaisiste.
Suzanne DERY compose dans ses gouaches et ses collages de petites histoires poétiques inspirées de la vie quotidienne. Elle sélectionne des objets produits par la culture populaire et la société de consommation, tels des emballages commerciaux, des petits papiers de biscuits de fortune, des prospectus, qu’elle intègre à l’iconographie et transforme pour jouer de leur sens. Le détournement au graphisme enfantin qu’elle opère ré-enchante en introduisant de la fiction, tout en forçant le didactisme des énoncés. La lecture de ces images simplistes nous renvoie à notre triste condition de consommateur : on se contente de peu de plaisir et l’enchantement produit, infantilisant et rétrograde n’est peut être que le constat plein de désillusions du consumérisme, qui à force de tirer sur la corde de nos désirs, en vampirise la créativité. On sait que désormais, l’individuation psychique et collective industrielle issue du capitalisme contemporain subit une dépression et est engagée dans un processus de désublimation : c’est à dire une captation destructive de l’énergie libidinale qui est la base du marché. Les dessins de produits de Suzanne DERY renoncent à décliner la rhétorique critique des alter-consommateurs, comme si cette capacité serait aujourd’hui acquise par tous et comprise dans les produits de consommation mêmes : en somme c’est la crise.
Bien que Suzanne DERY ne considère pas son travail comme un discours critique sur la publicité, il constitue un détournement ironique de celle-ci. Rendant visibles certaines significations implicites du langage de la publicité qui nous sont familières, elle leur donne un sens nouveau qui constitue la cristallisation d’une expérience intense d’étrangeté, leur donnant parfois l’extension de courtes histoires. L’artiste privilégie un discours au ton humoristique et une esthétique proche de celle de la bande dessinée où l’imagerie est fantaisiste et caricaturale, peignant par exemple un David Bowie filiforme victime d’une banale grippe ou une boîte de chocolat Cherry Blossom d’où s’écoule un sirop rose et visqueux.
200, Quai de Valmy - 75010 Paris - site - fiche

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