Publié par Jean-david Boussemaer


- EHESS (salle Lombard) : Conférence de Sislej XHAFA (19h-21h)
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Sislej XHAFA, né en 1970 à Peja, Kosovo, et vivant à New York et en Italie, est l’un des  artistes d’origine albanaise les plus confirmés. Il s’est fait connaître par un travail provocateur et polémique, sous forme d’actions ou de performances, de vidéos, d’installations ou de sculptures. On parle de lui comme d’un « parfait clandestin, qui ne peut se réclamer d’aucun langage » (Edi Muka) et qui se meut sans effort d’un contexte artistique institutionnel ou géopolitique à l’autre, tout en traitant de questions d’immigration, de travail, de corruption et de criminalité. Il évoque et joue avec quantité de stéréotypes que l’Europe occidentale ou les Etats-Unis ont pu projeter sur l’autre d’Europe de l’Est ou du Sud-Est. Xhafa a exposé dans diverses expositions internationales, comme Manifesta 3 (2000) et les biennales d’Istanbul (2001), de Gwangjiu (2002), de Séville (2004) et de Tirana (2001, 2003). En 2003, Xhafa a exposé dans le cadre de la première participation officielle d'Albanie à la 51è Biennale de Venise. Son exposition chez Yvon Lambert à Paris (en compagnie de Koo Jeong-a et Alice Anderson) est inaugurée le 3 février.
96, bd Raspail - 75006 Paris

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ENSBA : Forum de discussions « World Curating » (14h30-17h30)
? : Avec Brian Holmes, activiste, critique d'art, Liliane Terrier et Rui Alberto, enseignants à l'Université Paris 8 Saint-Denis, l'atelier "Mobile Studio / Art africain - Scène suisse", Charles-Henri Morling/Comité de Trouble(s)/Ravaillac.
Donner une grille de lecture, produire du sens et des outils d'analyse, imposer une interprétation du monde autour de nous, c'est aussi bien devenu le rôle de l'expertise en communication qui s'associe toutes les fonctions créatives de la société contemporaine, où sortir de la grille signifiera à la fois transformer des schémas et des relations instituées, et permettre l'actualisation d'autres possibilités. Les pratiques expérimentales en art, ont parfois la capacité de rendre lisible les relations de pouvoir et les systèmes institués, tout autant que d'ouvrir de nouveaux espaces, au delà de l'exercice critique et de la production de discours et d'oeuvres. La majeure partie des mondes de l'art et de la création se charge pourtant de conserver et reproduire les valeurs dominantes les plus conformes, où tout semble se passer comme si l'art en train de se faire, les expériences en train de se vivre, n'avaient pas droit au séjour. Contre-conférence pour la session du 31 janvier invite différents interlocuteurs à présenter les projets dans lesquels ils sont engagés, qui contribuent à une transformation des espaces de création et de reflexion.

14, rue Bonaparte - 75006 Paris - site - fiche

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