Publié par Jean-david Boussemaer


- Centre Pompidou (petite salle) : Conférence de Jean-Hubert MARTIN (19h30)
? :
Jean-Hubert
MARTIN n'a cessé d'exercer dans le monde de l'art et des musées les responsabilités les plus importantes. Directeur de la Kunsthalle de Berne, du Musée national d'art moderne du Centre Pompidou, du Musée national des arts d'Afrique et d'Océanie, il a été enfin directeur du Museum Kunst Palast de Düsseldorf. Cependant, la liste des fonctions qu'il a occupées, aussi prestigieuses soient-elles, ne permet pas de cerner vraiment le rôle décisif qui est le sien et les combats qu'il a menés pour faire en sorte que les créations contemporaines issues de cultures non occidentales prennent pied dans les grandes institutions. Mais « Des Magiciens de la terre », en 1989, à l'exposition « Africa Remix » en 2005, le monde de l'art (faudrait-il dire les mondes de l'art ?) a changé. Les nouveaux facteurs de légitimation, la place grandissante du marché, la circulation mondiale des oeuvres, par exemple, modifient-ils son point de vue ?
Place Georges Pompidou - 75004 Paris -
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- Galerie Chappe : Expo « Alors parmi cette armée baisera le necrophorus » (18h-)
Dates expo : du 8 février au 3 mars 2007

4, rue André Barsacq - 75018 Paris - site - fiche

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Galerie Kamchatka : Expo d'Aurélia JAUBERT « Albumines » (18h30-)
? : Pour ses grands tirages photographiques, Aurélia Jaubert fabrique ou sélectionne des objets, des formes minuscules ou microscopiques, les distord, les agrandit pour troubler notre perception. Certains sont présentés bruts, anormalement grands, étrangeté révélée ; d’autres sont peints, déformés, recréés pour en changer l’identité. La galerie Kamchatka présente du 8 février au 31 mars 2007, la série Albumines d’Aurélia Jaubert. Prises de vues énigmatiques de formes peintes, colorées, les photographies d’Aurélia Jaubert, en sont elles ? L'albumine est une protéine soluble dans l’eau, présente dans le lait, l’œuf et de nombreux fluides biologiques. Aurélia Jaubert utilise le blanc d’œuf, cuit dans l’eau, pour créer des formes aléatoires, ces formes fragiles, périssables sont détournées, par la peinture sur l’objet puis par la prise de vue et l’agrandissement. La série « Albumines », photographies de grand format, sublime ces formes, révèle leur côté charnel et dérangeant pour nous orienter, nous détourner du sujet originel, et nous interroger sur ces créatures molles et flasques. Ectoplasmes ou mutations biologiques, ces objets fragiles à l’échelle surdimensionnée dérangent aussi bien qu’elles rassurent, multicolores, douces, maternelles et rondes. Aurélia Jaubert présente simultanément un autre travail « Rebuts 3 » dans le Cube, espace d’exposition de la mairie du 9ème arrondissement. Chutes, éléments récupérés, ses rebuts d’atelier sont également modifiés, triturés pour redonner une nouvelle version de ses travaux passés.
Dates expo : du 8 février au 31 mars 2007

61, rue Charles V - 75004 Paris - site - fiche

- Galerie Maria Lund : Dédicace du catalogue sur le travail de Maibritt Ulvedal BJELKE (18h-21h)
? : Catalogue avec des textes d'Yves MICHAUD et Bent PETERSEN
48, rue de Turenne - 75003 Paris - site - fiche


- Galerie Aline Vidal : Expo de Lucien PELEN (18h-20h)
Dates expo :
du 8 février au 24 mars 2007
70, rue de Bonaparte - 75006 Paris - site - fiche


- Galerie Lara Vincy : Expo de Pascal LE COQ « Tlön Uqbar Orbis Tertius » (18h-)
? : Pour sa seconde exposition personnelle à la galerie Lara Vincy, Pascal Le Coq continue de confondre transgenre artistique et transgenre sexuel.
Depuis 1996, Pascal Le Coq développe une multitude de projets artistiques à travers sa revue expérimentale OXO. Au bout d’une décennie, la revue a un contenu tel qu’elle est renommée encyclopédie. Une encyclopaedia ?ctive qui n’est pas sans rappeler celle que décrit Jorge Luis Borges dans Tlön Uqbar Orbis Tertius : les objets imaginés dans OXO ?nissent en effet par pénétrer dans le monde réel, sous la forme de “Blow Up” (des agrandissements situés à mi-chemin entre revue et tableau) et de “Transmutations” (des objets d’art pouvant prendre de multiples formes).
Deux Blow Up sont présentés ici : Théorie sur l’origine du monde et Fontana. Le premier, clin d’œil à peine voilé au tableau de Courbet, propose un raccourci entre le big bang originel et la tendance actuelle à représenter le monde sous la forme d’icônes et de pictogrammes.
Le deuxième Blow Up fait disparaître une icône d’un autre genre, la Fontaine de Marcel Duchamp, pour n’en conserver que les ori?ces qui évoquent inévitablement un Concetto spaziale de Lucio Fontana. La référence borgésienne prend tous son sens avec les Transmutations. Le plus emblématique de ces objets est un ballon retourné comme une chaussette, dont la vessie en érection symbolise le passage d’un univers à un autre : c’est le passage du monde mental au monde tridimensionnel, mais aussi l’opération qui peut transformer un drag king en transsexuel.
Acte radical et fascinant d’une femme qui ne peut plus enfanter parce qu’elle se transforme en homme qui ne pourra pas engendrer, ce qui choque encore plus que l’inverse.On retrouve cette confusion des genres avec la série T is for Transgender, des Tableaux en forme de T dont les éléments sexuels (poitrines, ventres, sexes) ont été glanés sur la Toile et assemblés de manière aléatoire. Perte de personnalité ou constitution d’une véritable identité qui n’est plus dictée par la nature mais par une construction mentale ?
Le socle du monde étant de plus en plus instable, Pascal Le Coq poursuit son travail d’encyclopédiste non sans avoir parfois l’impression de tomber dans un gouffre vertigineux. Sa prochaine gageure consiste à publier un opus d’OXO composé de 3584 micro-chemins de fer, soit 57344 pages. Cela devrait représenter quarante ans de travail. Comment accélérer le processus ? Des toiles perforées reproduisant les ori?ces présents sur des objets du quotidien rappellent la théorie des trous noirs, ces failles qui permettent d’emprunter des raccourcis spatio-temporels.
En attendant, Blow Up et Transmutations vont continuer de se développer dans une suite d’œuvres de plus en plus envahissantes. Hors, ces dernières trouveront leur origine dans une Matrice de plus en plus dense, une encyclopédie queer quasi atomique. On saura alors, selon les mots de Borges actualisés par Pascal Le Coq, que “derrière le masque impassible de l’in?ni, il y a tout un tas de mondes qui s’agitent”.
Dates expo : du 8 février au 28 mars 2007
47, rue de Seine - 75006 Paris - site - fiche

Pascal Le Coq Miss Erotica

Pascal Le Coq, Miss Erotica [Magnetic Champ], 1999/2006, Transmutation oxo 80, ballon de handball retourné et cousu. Exemplaire unique (taille medium, corps beige et arêtes bleu clair, valve orange). Hauteur : 35 cm.
© Pascal Le Coq / Galerie
Lara Vincy, Paris.


- Palais de Tokyo : Live de Vincent EPPLAY (18h)
? : Performance musicale dans la serre de Peter COFFIN.
13, avenue du Président Wilson - 75016 Paris - site - fiche


- La Blanchisserie« Sélector »  (19h-22h - coktail)
? : Sur le principe d'une double sélection proposée par Cyrille Troubetzkoy et Vérane Pina, « Sélector » (du 8 Février au 11 mars 2007) rassemble les œuvres de neuf artistes dont la pratique relève elle-même d'une problématique de sélection / extraction / classification. Avec : Jean BEDEZ, Davide BERTOCCHI, Laurent CHAMBERT, Aloïs GODINAT, Arnaud MAGUET, Pierre MALPHETTES, Ingrid LUCHE, Samon TAKAHASHI et Philippe TERRIER-HERMANN.
Dates expo : du 8 février au 11 mars 207

24, rue d'Aguesseau - 92100 Boulogne -  site

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Le Plateau« Rendre hommage »  (19h - gratuit)
? : De la citation au remaque (de Richard PRINCE à Pierre BISMUTH)
22, cours du 7ème art - 75019 Paris
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