Publié par Jean-david Boussemaer


- Centre culturel suisse : Pièce de la FORMMATION POE:SON, Smoke Fish (20h - ?€)
? : Idée et mise en scène: Sarah-Maria BÜRGIN, avec: Patricia Noco, Kenneth HUBER, scénographie: Jens BURDE, Nicolas WINTER, son: Markus INDERBITZIN. Créée en 1998 à Hambourg par des jeunes comédiennes, FORMATION POE:SON s’installe en Suisse en 2004. Les réalisations du collectif sont tout sauf bavardes, car l’atmosphère, les sons, la lumière, la scénographie sont plus importants que la parole. Smoke fish, le quatrième projet du collectif, raconte avec une grande économie de moyens l’histoire fragile d’une rencontre au milieu de ‘nowhere’. (Spectacle en langue allemande avec surtitrage).

32, rue des Francs-Bourgeois - 75003 Paris - site - fiche

- Centre Pompidou (cinéma 1) : Soirée « Calarts » (20h - 5,5€ / 3,5€)
? :
Fiction expérimentale, non-fiction et animation par une toute nouvelle génération d'étudiants de CalArts
Place Georges Pompidou - 75004 Paris - site - fiche

- Galerie Artmenparis : Expo de photos de Gengoroh TAGAME « Fantasme Hard-Core »
(17h-23h)
? : Gengoroh TAGAME est certainement aujourd’hui l’artiste le plus influent de la bande dessinée homo-érotique japonaise. Lorsque son travail paraît pour la première fois dans le magazine G-Men en 1995, une longue tradition de mangas mettant en scène des gays existe déjà, née dans les années 1970. Mais ceux-ci s’inscrivent dans une perspective très particulière : décrivant les amours d’hommes androgynes, longilignes, imberbes, aux longs cheveux, elles sont, curieusement, destinées presque exclusivement à un public féminin (on désigne ce style de mangas sous le nom de yaoï).
Les premières publications de Gengoroh
TAGAME créent l’événement : dans la lignée de Tom of Finland, ses histoires mettent pour la première fois en scène des hommes à la virilité exacerbée, massifs, barbus, velus. Dès lors, les stéréotypes gays connaissent une véritable révolution, et la mode des « bears » envahit Shinjuku, le quartier gay de Tokyo, avant de gagner l’ensemble de la communauté gay japonaise. Autre nouveauté introduite par Gengoroh TAGAME : alors que les yaoï tendaient à se limiter aux idylles à l’eau de rose, les mangas de l’artiste affichent un caractère sexuel très explicite. Dans des univers de pur fantasme, des icônes masculines, dotées d’une musculature et d’une pilosité idéales, sont invariablement soumis au bon plaisir d’autres hommes, subissant une palette d’outrages aussi variés que spectaculaires… Renvoyant à une culture très japonaise de l’image pornographique, phénomène sans équivalent en Europe et qui s’est affirmé avec l’essor de l’estampe érotique ou shunga au XIXème siècle, les visions de Gengoroh TAGAME reflètent également les thèmes forts de l’imaginaire sexuel nippon : un univers volontiers sadomasochiste, où le viol et le « bondage » s’effectuent selon des rituels sophistiqués… ArtMenParis présente une vingtaine de dessins originaux sélectionnés par l’artiste.
Dates expo : du 2 mars au 30 avril 2007
64, rue Notre Dame de Nazareth  - 75003 Paris -
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