Publié par Jean-david Boussemaer


- Café La Pêche : Seconde édition de Dorkbot Paris (20h30 - entrée libre)
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Rendez-vous mensuel et semi-nomade lors duquel on parle de détournements technologiques, d’interfaces temps réel, de ready-made logiciel, etc. Avec Jean-Yves GRATIUS, Stéfénae PERRAUD, JLNDRR, Vincent ROUDAUT et Maurin DONNEAUD
16, rue Pépin - 93100 Montreuil - site


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Centre Wallonie-Bruxelles : Rencontre avec Axel HONNETH (19h30)
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À l’heure de la mondialisation des économies, des cultures et des comportements, comment l’individu peut-il occuper le monde, entretenir des rapports véritablement humains avec autrui ? Le triomphe du marché comme instance de régulation impose l’idée que l’individu agira par calcul rationnel de ses intérêts, observateur à distance du jeu des forces et des chances de gains, loin de toute empathie avec les autres humains. Ce rapport froid, désenchanté au monde, le marxiste hongrois Georg Lukacs, dans les années trente, l’a appelé « réification » : traiter le monde et les êtres qui l’habitent comme des objets.
Axel HONNETH, qui incarne la troisième génération de l’École de Francfort, pousse la logique de cette théorie dans toute l’ampleur de ses conséquences, jusqu’à la fragilisation de l’auto-reconnaissance, à l’heure où chacun doit se vendre comme un produit normé, substituable et sérié. Ce court essai de philosophie, précis, concis, éclairant, est un manifeste pour la défense d’une vie véritablement vécue par chacun.
46, rue Quincampoix - 75004 Paris - site - fiche

- EHESS (salle Lombard) : Rencontre avec Stefan ZWEIFEL (19h-21h)
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1989 fut l’année d’une première vague d’expositions consacrées à l’Internationale Situationniste par de grands musées d’art contemporain, en Europe et au USA. Sous le titre « Sur le passage de quelques personnes à travers une assez courte unité de temps. A propos de l'Internationale Situationniste 1957-1972 », l’exposition organisée au Centre Pompidou par Mark Francis et Peter Wollen fut accueillie à l’ICA, à Londres, puis à Boston.
Un bilan très critique de la réception du situationnisme par le monde de l’art fut tracé dans le n° spécial « Guy Debord and the Internationale Situationniste » de la revue October (79). Dans un article intitulé « Pourquoi l’art ne peut pas tuer l’Internationale Situationniste » l’historien d’art T.J. Clark et le traducteur américain de Debord D. Nicholson –Smith attaquèrent avec une verve pamphlétaire d’anciens situ non repentis l’effet de mode et l’esthétisation du situationnisme produits par le grand show itinérant.
Sommes –nous sortis de cette polémique ?
2007 est l’année d’un nouveau grand projet d’exposition consacré au situationnisme. Stefan Zweifel a conçu avec Juri Steiner et Heinz Stahlhut une rétrospective I.S. riche de 400 pièces pour le musée Tinguely à Bâle –un musée qui porte le nom de l’une des cibles favorites des situ dans les années 50, dans une ville qui est le site de la plus grande foire d’art du monde. Où en sommes-nous du dépassement de l’art prôné par les Situationnistes ?
Né en 1967, philosophe de formation, Stefan Zweifel est écrivain et vit à Zurich. Il a participé à l’exposition « SADE / SURREAL » au Kunsthaus de Zürich en 2001/ 2002 et livré la première traduction en langue allemande de Justine / Juliette de Sade.

96, bd Raspail - 75006 Paris

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Point Ephémère : Expo collective « Sexy Souks », proposition d'Arward ESBER et Cécile PELISSIER (18h - entrée libre)
? : Un regard sur un certain imaginaire érotique, de l’art populaire à la création contemporaine. Avec des œuvres de Ghizlane Abbadi, Buthayna Ali, Zoulikha Bouabdellah, Ninar Esber, Iman Ibrahim, Majida Khattari, Reine Mahfouz, Rana Salam, Lamia Ziade.
Dans les ruelles des vieux souks de Damas en Syrie, l'oeil du promeneur était attiré, il y a une dizaine d'années, par de petites échoppes qui proposaient à la vente des sous-vêtements féminins dignes d'un sex shop parisien. Il s’agit d’une coutume, traditionnelle et répandue, du « déshabillé » : les femmes se préparent pour accueillir leur mari qui rentre le soir, mis en « appétit » par ces tenues affriolantes. Aujourd'hui, plusieurs boutiques ont pignon sur rue le long du Souk al Hamidiyé, le bazar de Damas qui mène à la Mosquée. Si ces sous-vêtements sont moins « pornographiques », ils sont nettement plus délirants, révélant un imaginaire érotique qui n'est pas seulement celui des individus créateurs de modèles mais aussi un reflet d'un imaginaire érotique collectif. Les clientes sont de jeunes femmes issues de familles conservatrices de la petite bourgeoisie de Damas, toutes voilées. Les « créateurs » de ces modèles sont des hommes, des damascènes fiers de renouveler les « collections » tous les trois mois et de ne jamais proposer les mêmes modèles. Beaucoup de questions s’imposent ainsi : quelle peut être la notion d’érotisme pour une femme qui a grandi en apprenant à cacher son corps, à ne pas le montrer ni le révéler ? Se déshabiller, même pour son mari, n’est-il pas une violence ? Ou bien, au contraire, les histoires et tout ce qui se dit entre femmes, lors des réunions ou au hammam n’est-il là que pour l’allécher et générer en elle des envies qu’elle assouvira, éventuellement, avec son époux ? Comment une femme voilée « voit-elle » sa nudité ? D’un autre côté, comment les hommes voient-ils les femmes, les mères de leurs enfants ? Jusqu’où vont leurs fantasmes ? …. Au-delà du discours sur la place qu’occupe la femme dans la société musulmane, ce qui est intéressant à explorer ici est l’imaginaire érotique en lien sans doute avec un aspect important de la culture des musulmans au sein de la société arabe du Moyen-Orient.
Dates expo : du 8 mars au 1er avril 2007

200, quai de Valmy - 75010 Paris -
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