Publié par Jean-david Boussemaer

 

Du 5 avril au 25 juin 2007, le musée du Grand Louvre organise la troisième édition de « Contrepoint » ; une manifestation invitant des artistes contemporains à dialoguer avec les oeuvres de l'institution.

Onze artistes majeurs de la scène internationale présentent
des oeuvres - pour la plupart créées pour l'occasion - dans le Département des Sculptures et des Antiquités orientales. Le choix du lieu répond à une triple motivation :

-  Primo, il dispose d'espaces capables d'accueillir des pièces monumentales. Six des onze artistes ont choisi d'investir les prestigieuses cours de l'aile Richelieu : les cours Carré et Puget dévolue à la grande statuaire de jardin de l'Ecole française des XVIIIème et XIXème s. et la cour Khorsabad consacrée au Palais assyrien de Sargon II.

- Secondo, il permet aux visiteurs de (re)découvrir les collections de sculptures du Moyen-age au XIXème siècle.

- Enfin, il permet de montrer la continuité de certaines pratiques et thématiques dans la sculpture contemporaine.


Ont été invités cette année :

- 3 acteurs majeurs de l'Arte Povera :

> Luciano FABRO, sculpteur de Cul du Ciel, une carte du ciel en marbre blanc reliée comme un rouleau et inserrée dans un bloc de marbre rose,

> Claudio PARMIGGIANI, qui suspend de faux plafonds dans la salle Phiilppe Pot,

> Giuseppe PENONE, qui dresse deux arbres de cinq mètres de haut sous la verrière de la cour Puget.


- 3 noms incontournables de la sculpture anglaise et américaine :

> Richard DEACON, qui taille une sculpture en bois polychrome (inspirée des  chefs d'oeuvres de l'Ecole du Nord),

> Robert MORRIS, qui diffuse deux vidéos de part et d'autre de l'escalier Mollien,

> Anish KAPOOR, qui modifie la perception de la cour Khorsabad grâce à un miroir courbe de huit mètres de long sur deux mètres de haut.


- 5 figures du renouveau français :

> Elisabeth BALLET qui exécute un travail sur la présentation muséographique des sculptures françaises,

> Gloria FRIEDMANN, qui dispose une douzaine de figures en plâtre sur les marches de la cour Puget,

> Didier TRENET, qui présente deux oeuvres. La première est une sorte de cage de tiges de cuivre conçue comme une giorlande baroque ave des sphères et des morceaux de marbre qui recouvre la Femme voile d'Antonio Corradini. La seconde évoque une fleur de lys absente des mains d'une Annonciation,

> Michel VERJUX, qui projette trois découpes de lumière vives et carrées,

> Jacques VIEILLE, qui encercle d'une centaine de fraisiers (plantés dans un long tube de pastique rouge) un ensemble d'oeuvres d'Antoine Coysevox consacrées à la forêt.


Informations pratiques :

Musée du Louvre

Département des Sculptures et des Antiquités orientales


Commissaire : Marie-Laure Bernadac, assistée de Pauline Guelaud.


Horaires d'ouverture :

– Du 5 avril au 25 juin  2007 : sauf le mardi, de 9h à 17h30 (21h30 les mercredis et vendredis)

Installations de Richard DEACON et Didier TRENET inaccessibles le vendredi en nocture

– Installation d'Anish KAPOOR innccessible le mercredi en nocture


Prix d’entrée : Exposition accessible avec le billet d'entrée aux collections permanentes du musée.

> Gratuit le premier dimanche du mois, et pour les moins de 26 ans tous les vendredis en nocturne.

> Accès libre pour les moins de 18 ans


Cf. tous les événements d'art contemporain

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syphander 03/04/2007 21:26

Contrepoint III s'annonce mal...j'ai pu voir, depuis le passage Richelieu du Louvre, les oeuvres de Penone et Gloria Friedmann installées ce mardi dans la cour Puget: c'est une aberration car le cadre classique est défiguré par les oeuvres, elles-mêmes rendues insignifiantes ou laides par lui. Marre de ce parisianisme superficiel qui impose des visions ineptes: l'art contemporain est un miracle, car il est fait pour nous, il est vivant, il dialogue avec nous; l'art ancien est un miracle car il nous apprend que nous sommes éternels. Ce principe rigide et artificiel de confronter les deux dans un lieu qui n'est pas fait pour cela appauvrit les deux; ce n'est pas Contrepoint, mais Contresens...et ça fait trois fois.

Jean-david Boussemaer 04/04/2007 10:21

J'aime beaucoup ta phrase : "l'art contemporain est un miracle, car il est fait pour nous, il est vivant, il dialogue avec nous; l'art ancien est un miracle car il nous apprend que nous sommes éternels. "Personnellement, j'ai beaucoup apprécié les deux premières édition de Contrepoint - j'en ai de très bons souvenirs, surtout en nocturne.Je serai ce soir au vernissage à 18h. j'indiquerais mes impressions après cette visite.