Publié par Paddythèque


« Constellation », la grande manifestation de préfiguration du Centre Pompidou-Metz - qui s’est déroulée du 15 mai au 4 octobre 2009 - a connu un remarquable succès. Plus de 300'000 visites ont été recensées sur les 19 sites de l’agglomération de Metz Métropole, de Moselle et de Lorraine.


Constellation MetzParmi les temps forts, le week-end de lancement de la manifestation, du 15 au 17 mai, a attiré  à lui seul 50'000 personnes. Des concerts (Le Noir de l’Etoile des Percussions de Strasbourg, Datamatics de Ryoji Ikeda...), des spectacles (Papiers découpés de Jean-Baptiste André, Transports exceptionnels de la Compagnie Beau Geste...), des projections de films et des conférences (avec Jérôme Bel...) étaient proposés un peu partout dans l’agglomération messine. Avec en point d'orgue, le 16 mai au soir sur le site du futur Centre Pompidou-Metz, un remarquable spectacle pyrotechnique conçu par le Groupe F et un spectaculaire concert de musique électronique live d'Etienne de Crécy.


Des expositions aussi intéressantes que diverses

Dans la Salle de la Chope (Gare de Metz), près de 65'000 visiteurs ont découvert l’installation monumentale de Jean Tinguely, L'Enfer, un petit début (1984). En référence aux manèges et aux chars de parade, cette œuvre que Tinguely a retravaillée jusqu’à la fin de sa vie est composée de plus de trente sculptures mobiles autonomes : sur une vaste plate-forme s'enchevêtrent des éléments d'origine végétale et animale, des pièces mécaniques et objets récupérés qui s’animent, produisent des sons, des jeux d'ombres...

Dans l’Eglise des Trinitaires, 26'000 visiteurs ont pu admirer l’œuvre d’Anish Kapoor, Sans titre (2008). Cette œuvre majeure de la collection du Centre Pompidou acquise récemment et présentée pour la première fois en région, lillustre les travaux récents de l’artiste Anish Kapoor. Ce monochrome réfléchissant, aux contours simples et imposants à la fois, joue avec les dualités humaines que sont le plein et le vide, le visible et l’invisible, l’intérieur et l’extérieur, l’obscurité et la lumière, le sujet et l’univers. D’une couleur chatoyante et profonde, de forme ambiguë et d’une matière qui attire autant qu’elle glace, l’œuvre reflète l’image du spectateur qui se perd dans son « ventre » happant, profond et insaisissable.

Les Musées de la Cour d’Or de Metz Métropole ont accueilli près de 24'000 visiteurs avec l’exposition d’Alexandre Calder, « Simplement beaux ». En écho à l’exposition qui était présentée au Centre Pompidou à Paris, cette manifestation présentait un choix de sculptures créées entre 1939 et 1966, issues des prestigieuses collections du Musée national d’art moderne. Dans un espace libre et sans cimaise, le visiteur était plongé au cœur d’un univers enchanteur et ludique où les œuvres dialoguaient de manière inédite avec un ensemble de films originaux.

Au Frac Lorraine, le public s'est enthousiasmé à suivre les kilomètres de fil de coton de La Bruja I (1979-1981) de l’artiste brésilien Cildo Meirelesde Cildo Meireles. Ces fils envahissaient l'institution et débordaient dans la rue, déversant ainsi l’espace privé dans l’espace public. L'œuvre servait également de fil conducteur et narratif à la découverte des œuvres de Clark, Maiolino et Abonnenc, réunies autour du thème de l’anthropophagie.

Parmi les pièces qui ont également été exposées durant cette manifestation : Line Describing a Cone (1973) d'Anthony McCall - très rarement présentée de par sa nature-même (durant une trentaine de minutes, le film-sculpture montre la formation d’un cercle tracé à la gouache sur une feuille de papier et souligné progressivement par une fumée diffusée dans l’espace) et la Grande Chrysocale (2006) de Guillaume Leblon (une enveloppe qui enferme, telle une chrysalide, une série d’objets, témoins symboliques de la préparation d’une exposition de l’artiste).

Les installations qui ont animé l’espace public, 5'610 flammes colorées pour un arc-en-ciel de Daniel Buren (une parure de fête composée de fanions colorés qui transformait la rue Serpenoise en chapiteau et la rue en scène) ou encore Cinq ellipses ouvertes de Felice Varini sur la place d’Armes, ont aussi largement remporté l’adhésion du public.

La manifestation s’est achevée le 4 octobre ; seule l’installation de Felice Varini demeurera sur la place d’Armes jusqu’au printemps 2010, date à laquelle le Centre Pompidou-Metz sera officiellement inauguré.


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