Publié par Paddythèque

Le 22 octobre 2010, le musée d’art contemporain du Val-de-Marne fêtera ses cinq ans. L’occasion de faire le point sur cinq années d’activités, d’expositions, de résidences, de commandes et d’acquisitions. Au programme, deux temps forts : « Nevermore », un nouvel accrochage de la collection à partir de pièces maîtresses et de nouvelles acquisitions emblématiques, dans lequel le souvenir et la mémoire tracent le fil d’un séduisant parcours. Et en regard de la collection, l’exposition temporaire « Let’s Dance », une invitation à s’interroger sur la commémoration.

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Le MAC/VAL a choisi de fêter ses cinq ans en proposant au public une réflexion sur le thème de la célébration et du souvenir, une façon de partager avec ses visiteurs une étape importante de sa jeune existence tout en restant fidèle à sa ligne : promouvoir les artistes qui créent en France, avec comme outil final, l’exposition.

Une nouvelle fois, ce sont tous les espaces d’exposition qui sont repensés pour créer un dialogue entre les œuvres, les thématiques, et les générations : une conception originale et joyeuse d'évocation d'un anniversaire.

 

Nevermore, à partir du du 22 octobre 2010

C’est à Paul Verlaine que l'on doit ce titre mystérieux du parcours, titre emprunté à l’un de ses poèmes dont les premiers vers donnent le ton : « Souvenir, souvenir, que me veux-tu... »

Alexia Fabre, conservateur en chef du MAC/VAL, propose ainsi un retour aux origines de l’institution, bien avant qu’elle n’existe en ses murs, lorsqu’elle n’était « que » collection, dans une perspective fondamentale de soutien aux artistes. Le Luminocinétisme y prend naturellement une place de choix (François Morellet, Julio Le Parc...), avec ses contre-points actuels, un « éclair » de Pierre Ardouvin, des néons de Claire Fontaine ou de Claude Levêque... Partant de cette idée de lumière mémoire, de lumière rémanente, l’exposition se déroule dans une ambiance noir et blanc, avec, par moment, des touches de couleur rappelant le souvenir de l’instant, tel un flash.

Le propos des œuvres oscille entre mémoire (Christian Boltanski, Annette Messager, Melik Ohanian, Shilpa Gupta, Renaud Auguste-Dormeuil, Cyprien Gaillard, Malachi Farrell...) et souvenir (Shirley Jaffe, Agnès Varda, Gilles Barbier, Joachim Mogarra...), sans qu’une nette frontière ne puisse être tracée entre les deux. Toutes, intrinsèquement ou dans leur relation les unes aux autres, interrogent la notion de trace, d’absence et de temps qui passe, avec un air de fête pour certaines mais aussi, pour d’autres, nostalgie et mélancolie. Pour Alexia Fabre, Nevermore « tisse le lien entre notre mission qui consiste à fabriquer une mémoire et un présent relatif et incertain, avec l’histoire des œuvres ». L’occasion pour les visiteurs de redécouvrir, sous un nouveau jour, certaines pièces emblématiques du musée ainsi que des acquisitions ou productions récentes et inédites.

 

Let’s dance, du 22 octobre 2010 au 19 janvier 2011

L’exposition imaginée par Frank Lamy est un appel à la danse, entendue comme un forme possible de célébration festive, mais aussi comme un appel à la résistance. Prenant le prétexte des cinq ans du musée, l’exposition explore la notion de commémoration et d’anniversaire, rejoignant des problématiques existentielles sur le temps et la mort , à la manière d’une vanité.

Avec 38 artistes et une cinquantaine d’œuvre, Let’s dance, éclaire l’usage fait par les artistes de la symbolique et des signes festifs : le feu d’artifice (Fanny Adler / Cécile Paris, Claude Closky), la bougie (Anne Brégeaut, François-Xavier Courrèges, Marylène Négro), la boule à facettes (Stuart Haygarth), le bouquet (Mark Wallinger), le cadeau (Sophie Calle, Sandra Foltz et Laurent Sfar), le banquet (Hans Op de Beck), la foule (Doug Aitken), mais aussi la fuite du temps (les 600 horloges de Darren Almond, le décompte de Gianni Motti avant l’explosion du soleil, la lecture proustienne de Rebecca Bournigaud, le verre sans cesse peint et repeint de Peter Dreher, les journaux anniversaires de Patrick Martinez...).

Comment scander le temps qui passe ? Comment commémorer des événements joyeux comme tragiques ? Comment résister à la mort et à l’oubli ? Autant de problématiques soulevées par une exposition qui privilégie des œuvres marquantes, tant dans leur questionnement et leur interpellation du spectateur, que pour le cheminement individuel de chaque artiste.

Les artistes de l’exposition : Fanny Adler / Cécile Paris, Doug Aitken, Darren Almond, Pierre Ardouvin, Fiona Banner, Walead Beshty, Christian Boltanski, Rebecca Bournigault, Anne Brégeaut, Sophie Calle, Claude Closky, Nathan Coley, François-Xavier Courrèges, Jeremy Deller, Peter Dreher, Elmgreen & Dragset, Valérie Favre, Sandra Foltz et Laurent Sfar, Douglas Gordon, Stuart Haygarth, Claude Lévêque, Arnaud Maguet, Melanie Manchot, Bernhard Martin, Kris Martin, Pascal Martinez, Gianni Motti, Marylène Negro, Vincent Olinet, Amy O'Neill, Hans Op de Beeck, Christodoulos Panayiotou, Philippe Parreno, Elisa Pône, Bruno Serralongue, Elisabeth Subrin, Jean-Luc Verna, Mark Wallinger.

 

 

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artigue 03/12/2010 10:45


Merci pour l'info
je ne connais pas ce musée il faut vraiment que je prévois une visite prochainement
Bonne continuation
JA