Publié par Paddythèque

Le Centre Pompidou-Metz ouvrira ses portes au public le 12 mai 2009. Durant cinq jours, les visiteurs seront conviés à découvrir gratuitement l’architecture spectaculaire du bâtiment ainsi que l'exposition inaugurale intitulée « Chefs-d’œuvre ? ».

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« Chefs-d’oeuvre ? » présente des pièces majeures de la collection du Musée national d’art moderne du Centre Pompidou. Pour cette exposition, le Centre Pompidou a prêté au Centre Pompidou-Metz 700 oeuvres de sa collection, sur les 780 exposées. Parmi elles, certaines ont été très rarement prêtées, comme Joséphine Baker IV de Calder, ANT 76, Grande anthropophagie bleue de Klein, Femme à la tête rouge de Picasso. L’exposition accueille en outre des productions d’artistes contemporains réalisées spécialement pour l’occasion. Pour saluer l’ouverture du Centre Pompidou-Metz et l’accueillir dans la communauté mondiale des grandes institutions culturelles, de prestigieuses institutions françaises et étrangères ont accepté de contribuer symboliquement à l’exposition en prêtant une pièce majeure de leur collection. L’ensemble inédit ainsi rassemblé permet de nourrir une réflexion sur les notions de goût, de collection, de musée et de jugement esthétique. Le propos couvre tout le champ chronologique et tous les secteurs de collection du Centre Pompidou : peinture, sculpture, installation, arts graphiques, photographie, vidéo, oeuvres sonores, cinéma, architecture, design, etc. La pluridisciplinarité est présente tout au long du parcours, en écho aux grandes expositions qui ont fait la réputation du Centre Pompidou.

Destinée au grand public comme aux spécialistes, l’exposition mêle des oeuvres célèbres et en révèle d’autres moins connues. « Chefs-d’oeuvre ? » crée une « bande-image » surprenante, tel un collage, qu’une présentation traditionnelle de collection permanente ne peut pas toujours offrir. La richesse des collections du Centre Pompidou permet de mettre à l’honneur les grandes figures de l’histoire de l’art du XXe siècle, comme Braque, Léger, Matisse et Picasso. Mais « Chefs-d’oeuvre ? » rend également possible la rencontre de la Compression « Ricard » de César avec Le Magasin de Ben, des décorations de Delaunay pour l’exposition internationale de 1937 avec La Tristesse du roi de Matisse, du Voyage dans la lune de Méliès avec Le Coq de Brancusi, le tout au sein d’un bâtiment dont la toiture peut être considérée comme un chef-d’oeuvre en son genre.

La scénographie de l’exposition permet la présentation renouvelée d’oeuvres exceptionnelles dont elle raconte aussi le processus de création et l’histoire. Chacun des quatre espaces bénéficie d’une scénographie spécifique, mise au service d’une approche plurielle de l’idée de chef-d’oeuvre. L’exposition se présente comme un lieu d’interrogation et d’émerveillement pour tous.

L’exposition « Chefs-d’oeuvre ? » investit avec près de huit cents oeuvres la totalité des espaces d’exposition du Centre Pompidou-Metz, soit plus de 5 000 m². Elle se développe selon quatre séquences réparties dans les quatre principaux espaces d’exposition (Grande Nef, Galerie 1, Galerie 2 et Galerie 3).

La première partie de l’exposition, intitulée « Chefs-d’oeuvre dans l’histoire », est présentée dans la Grande Nef (jusqu'au 25 octobre 2010). Elle propose un parcours chronologique de 17 salles retraçant l’évolution de la notion de chef-d’oeuvre au fil des siècles.
Cette section interroge les différentes acceptions du terme depuis son apparition au Moyen Âge et donne lieu à une relecture de l’histoire du goût. Par ailleurs, elle est l’occasion de souligner certains moments clés de la constitution du Musée national d’art moderne et de sa collection.

La deuxième partie de l’exposition, intitulée « Histoires de chefs-d’oeuvre », est présentée dans la Galerie 1 (jusqu'au 17 janvier 2011). Qu’est ce qu’un chef-d’oeuvre, sinon le produit d’histoires convergentes ? Histoires d’un artiste, d’un processus de création, d’une oeuvre et de sa fortune critique. Un parcours synchronique permet ainsi de retracer la vie des oeuvres présentées, depuis leur création jusqu’à leur réception par la critique, les institutions et le public.
Le parti pris scénographique de cette deuxième section permet une grande liberté de parcours, favorisée par des regroupements thématiques. De l’intimité de l’atelier à son exposition au musée, le chef-d’oeuvre se comprend avant tout dans sa rencontre avec le public.

L’exposition se poursuit dans la Galerie 2 avec « Rêves de chefs-d’oeuvre », une proposition de « musée rêvé », qui met en parallèle les contenants – les musées –, et les contenus – les oeuvres (jusqu'au 9 mai 2011). Cette séquence présente pour la première fois une histoire des lieux d’exposition d’art moderne et contemporain construits en France depuis 1937. Une trentaine de projets emblématiques sera mise en valeur grâce à la présentation exceptionnelle de maquettes datant de l’époque de leur création.
En regard de cette présentation architecturale, il s’agit de redécouvrir une sélection des oeuvres exceptionnelles du XXe siècle et d’interroger notre approche de l’oeuvre d’art dans l’écrin que constitue le musée. Quel rôle joue le musée dans la naissance d’un chef-d’oeuvre ?
Cette troisième partie de l’exposition est présentée dans une scénographie épurée qui montre la qualité des espaces d’exposition conçus par Shigeru Ban et Jean de Gastines.

Présentée en Galerie 3, la dernière partie de l’exposition, « Chefs-d’oeuvre à l’infini », interroge la persistance de la notion de chef-d’oeuvre au fil du XXe siècle, à l’ère de la reproductibilité des images (jusqu'au 29 août 2011).
Confrontés à de nouvelles techniques, comme la photographie, le film et l’image numérique, les artistes du XXe et du XXIe siècle abordent le chef-d’oeuvre de manière radicalement nouvelle. Un grand nombre d’entre eux intègrent les notions de copie et de reproduction dans leur
démarche artistique et nous incitent à reconsidérer l’idée même de chef-d’oeuvre. Enfin, la multiplication des reproductions change notre rapport aux oeuvres. Qu’est ce qu’un chef-d’oeuvre aujourd’hui ? Quel est l’avenir du chef-d’oeuvre ? Sans prétendre apporter une réponse unique, cette dernière section de l’exposition nous invite à nous interroger sur la valeur que nous donnons aux oeuvres de notre temps.


Le Centre Pompidou Metz

Situé au coeur de l’Europe, à Metz, en Lorraine, le Centre Pompidou-Metz est la première décentralisation d’une grande institution culturelle nationale. Institution soeur du Centre Pompidou, elle propose une programmation pluridisciplinaire à la rencontre de tous les publics, en s’inspirant de l’esprit, du savoir-faire et des valeurs du Centre Pompidou.

Le Centre Pompidou-Metz présente des expositions temporaires d’art moderne et contemporain en puisant dans la célèbre collection du Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, qui, avec plus de 60'000 oeuvres, constitue la première collection d’art moderne en Europe. Des arts visuels à l’architecture en passant par le design, la danse, le théâtre et la musique, tous les champs de la création sont présents. Le Centre Pompidou-Metz propose une programmation pluridisciplinaire innovante, avec des
spectacles de danse, du théâtre, des performances, des concerts, des projections de films et des conférences. Des ateliers jeunes publics animent ce lieu ouvert à tous.

Le Centre Pompidou-Metz, figure de proue du nouveau quartier de l’Amphithéâtre en construction, est l’une des pièces maîtresses du développement urbain, économique, social et touristique de la Ville de Metz, de Metz Métropole et de la Région Lorraine. Il a été conçu par les architectes Shigeru Ban (Japon) et Jean de Gastines (France). Son impressionnante toiture – une charpente en bois recouverte d’une membrane translucide – allie élégance esthétique et technicité révolutionnaire. Jouant de la relation entre intérieur et extérieur, les espaces se déploient autour d’une flèche culminant à 77 mètres, en référence à l’année d’ouverture du Centre Pompidou à Paris, en 1977.

Les espaces d’une superficie totale de 10'700 m2 offrent de multiples possibilités de programmation : trois galeries et la Grande Nef – espace unique en Europe permettant de présenter des oeuvres de grandes dimensions – seront dédiées aux expositions sur 5'000 m2, le Studio sera consacré au spectacle vivant, et l’Auditorium accueillera des conférences et de projections de films. Enfin, un café, un restaurant et une librairie-boutique contribuent à faire du Centre Pompidou-Metz un véritable lieu de vie, de découvertes et d’échanges.

Son directeur du Centre Pompidou-Metz est Laurent Le Bon, conservateur en chef au Musée national d’art moderne, actuel directeur de l’Association de préfiguration du Centre Pompidou-Metz.

Le budget de fonctionnement du Centre Pompidou-Metz est estimé pour la première année à 10 millions d’euros, dont 4,6 millions d’euros donnés par Metz Métropole, 4 millions d’euros par la Région Lorraine, 400 000 euros par la Ville de Metz et un million d’euro d’autofinancement. Le Conseil Général de la Moselle s’engage à étudier annuellement une convention de partenariat avec le Centre Pompidou-Metz.

Le budget de construction du bâtiment est de 69'330'000 € HT et se répartit ainsi :
• Travaux bâtiment : 51'000'000 € HT
• Équipement mobilier, honoraires, frais divers : 18'300'000 € HT

Metz Métropole, compétente en matière d’équipements culturels d’intérêt communautaire, est le maître d’ouvrage du Centre Pompidou-Metz, qu’elle finance majoritairement à hauteur de 43,3 millions d’euros. Les autres financements proviennent de la Région Lorraine (10 millions d’euros), du Conseil Général de la Moselle (10 millions d’euros), de l’État (4 millions d’euros), et de l’Union européenne (Feder : 2 millions d’euros). La Ville de Metz met à disposition le terrain et finance l’aménagement du parvis et des jardins, dans le cadre de l’aménagement de la ZAC du Quartier de l’Amphithéâtre piloté par Metz Métropole.


Les dates clés de la naissance du Centre Pompidou-Metz

9 janvier 2003 : Annonce par le Centre Pompidou et la Ville de Metz, en accord avec le Ministère de la Culture et de la Communication, de la première décentralisation d’une institution culturelle nationale en France : le Centre Pompidou-Metz, institution soeur du Centre Pompidou, réalisée en partenariat avec les collectivités territoriales.

Mars 2003 : Lancement du concours international d’architecture.

15 décembre 2003 : Shigeru Ban (Tokyo), Jean de Gastines (Paris) et Philip Gumuchdjian (Londres), lauréats du concours international d’architecture.

2006-2009 : Chantier de construction.

Juin 2006 : Ouverture de la Maison du Projet, structure temporaire située aux abords du chantier, conçue par les architectes du Centre Pompidou-Metz, Shigeru Ban et Jean de Gastines. Elle informera sur le projet culturel et architectural du Centre Pompidou-Metz jusqu’en octobre 2009.

7 novembre 2006 : Pose de la Première pierre du Centre Pompidou-Metz.

15 mai - 4 octobre 2009 : Constellation, manifestation de préfiguration du Centre Pompidou-Metz : plus de 300'000 visites en cinqmois sur 19 lieux d’exposition, à Metz et en Lorraine.

10 novembre 2009 : Signature du protocole d’accord par Bernard Niquet, Préfet de la Région Lorraine, Jean-Pierre Masseret, président de la Région Lorraine, Philippe Leroy, président du Conseil Général de Moselle, Jean-Luc Bohl, président de Metz Métropole, Dominique Gros, maire de Metz, et Alain Seban, président du Centre Pompidou. Il détermine les aspects statutaires, budgétaires et de gouvernance du Centre Pompidou-Metz constitué en établissement public de coopération culturelle (EPCC).

12-16 mai 2010 : Journées Inaugurales



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egts 21/03/2010 08:41


Un avant-gout par notre article relatif au chantier : http://www.egts-fr.com/featured/egts-chantier-du-centre-pompidou-a-metz/64/