Publié par Paddythèque

Du 8 au 11 octobre 2010, la première édition de Marrakech Art Fair est parvenue à révéler le potentiel du marché de l'art marocain...

 

Marrakech-Art-Fair.jpgLe soir du 8 octobre 2010, 3'500 visiteurs ont assisté à l’inauguration de Marrakech Art Fair au Palace Es Saadi, une première dans l’histoire du marché de l’art au Maroc. Le vernissage s’est déroulé en présence de M. Bensalem Himmich (ministre de la Culture au Maroc), de M. Abdellatif Maazouz (ministre du Commerce extérieur au Maroc), de l’ambassadeur de France à Rabat...

L'ensemble des 31 galeries ayant participé à la première édition de la foire ont apprécié l’atmosphère conviviale et enthousiaste manifestée par des amateurs d’art et collectionneurs principalement marocains et français, mais aussi anglais, italiens, émiriens, hollandais, indiens...

 

De nouveaux collectionneurs pour les galeries françaises

  • L’ours en cintres Wild Thing de David Mach, posté à l’entrée du Palace Es Saadi a séduit nombre de visiteurs. L’un d’eux l’a apprivoisé, après tractation avec le galeriste Jérôme de Noirmont.

  • Sur son stand, André Magnin, commissaire de l’exposition « African Stories » a cédé deux toiles de Chéri Samba pour 50'000 et 60'000 €.

  • La Galerie JGM a vendu à de nouveaux collectionneurs marocains un cheval et une tortue de Jean-François Fourtou, et 3 dessins de la jeune artiste franco-marocaine Chourouk Hriech.

  • Jean Brolly a vendu un grand dessin acrylique et fusain de Dodeigne à un collectionneur marocain, et une œuvre de Rémy Hysbergue à un collectionneur français résidant au Maroc.

  • Nello di Meo a vendu, dès l’ouverture, deux œuvres réalisées en pain de mie toasté par David Reimondo à des collectionneurs marocains, ainsi qu’une œuvre d’Henri Michaux, datant de 1962, sans oublier un Degottex dans une veine similaire, et la table basse d’Yves Klein emportée elle aussi par un collectionneur marocain.

  • Laurent Godin a éveillé le désir des collectionneurs grâce au travail de David Kramer dont il a cédé 4 œuvres sur papier. Un collectionneur français de passage à Marrakech a acheté sur son stand une toile de Gérard Traquandi.

  • La Bank s’est départie de plusieurs pièces de Zoulikha Bouabdellah, vendues entre 450 et 36'000 €. Parmi elles : un robot est parti pour le Qatar, emmené par le Sheikh Hassan.

  • Sur le stand de la galerie Rive Gauche, une grande toile de Cameron Gray intitulée Love ainsi qu’une pièce de Robert Cottingham ont été achetées.

  • Outre la vente effective d’une light-box Hot Heels de Philippe Chancel, Artfact a remarqué un vif intérêt des collectionneurs français, allemands et hollandais pour les photographies vaporeuses de Meriem Bouderbala.

  • Sur le stand de la galerie Hussenot, le Qatar a cédé à l’attraction de Mounir Fatmi, qui sera exposé dans le musée arabe d’art moderne de Doha, le MATHAF, dont Son Excellence Sheikh Hassan bin Mohamed bin Ali Al Thani est le fondateur.

  • Orel Art a vendu un énigmatique tableau, intitulé Est du jeune peintre russe Ivan Plusch, parti pour 5'000 €.

  • La galerie Sophie Scheidecker est en train de concrétiser la vente de l’une des pièces phares présentées à Marrakech Art Fair : un dessin de Matisse, proposé à 1 million de dollars.

  • La galerie Pierre Marie Vitoux a aimé l’idée d’exposer au Maroc l’artiste Mahi Binebine ; deux de ses sculptures et plusieurs de ses peintures ont trouvé preneur.

  • La galerie Dominique Fiat a cédé plusieurs panneaux « calligraphiques » de Tania Mouraud.

  • Quant aux galeries Sorry We’re Closed et Enrico Navarra, elles se sont se réjouies des contacts de qualité qu’elles ont établis avec de nouveaux collectionneurs marocains, ou des français expatriés au Maroc.

 

Un bilan très positif pour les galeries du Maghreb et du Moyen-Orient

  • Isabelle Van Den Eynde, venue de Dubaï, a attiré tous les regards grâce au travail des Iraniens Ramin Haerizadeh et Rokni Haerizadeh dont elle a vendu plusieurs œuvres. Une impressionnante toile signée Khosrow Hassanzadeh a également trouvé acquéreur.

  • Nouant des contacts avec des collectionneurs à 90% étrangers mais vivant au Maroc, la galerie Tindouf a vendu plusieurs photographies de Lalla Essaydi, entre 12'000€ et 17'000€, dont les travaux sont également présentés dans l’exposition Résonances au musée de Marrakech.

  • Côté photographie, grand succès également pour la Galerie 127 qui a vendu plusieurs « mariées » de la photographe chinoise d’origine de Malaisie Diana Lui.

  • Loft Art Gallery a fait le bonheur de collectionneurs marrakchis, notamment avec le travail photographique du couple d’artistes Yasmina Alaoui et Marco Guerra, mais aussi avec Mohammed Melehi, dont au moins trois œuvres sont parties, entre 15 000 et 20 000 €.

  • Installé à Marrakech, David Bloch a enregistré quelques ventes encourageantes et créé des contacts de qualité avec des amateurs de street art, suscités par l’effervescence de Marrakech Art Fair.

  • Shart a suscité un large engouement pour les peintures numérisées de Najia Mehadji dont une Volute III, vendue 4'000€.

  • L’Atelier 21 a concrétisé des ventes pour chacun des artistes exposés sur son stand, dont Mohamed Mourabiti, fondateur de la résidence d’artistes d’Al Maqam de Tahannaout, Yamou ou encore Fouad Bellamine, pour ne citer qu’eux.

  • Venise Cadre a séduit les collectionneurs avec les œuvres de ses artistes et notamment celle de Malika Agueznay.

  • Matisse Art Gallery a vendu 80% des œuvres exposées sur son stand, à des institutions et des clients privés du Maroc. La galerie proposait à la fois les œuvres d’artistes occidentaux tels qu’Alechinsky et Philippe Pasqua, et marocains tels que Noureddine Daifallah ou encore Noureddine Chater.

  • La galerie Ward Art & Culture Center, venue du Caire a vendu plusieurs peintures d’Adel el-Siwi. Elle reste en contact avec des collectionneurs marocains désireux d’acquérir des sculptures de Sobhi Guergues.

  • Sur le stand de la galerie tunisienne Le Violon Bleu, deux diptyques de Meriem Bouderbala (pour 15'000 €), ainsi qu’un tableau et un tapis d’Abderrazak Sahli ont été retenus pour rejoindre les collections du musée de Doha.

  • Autre galerie tunisienne, El Marsa a, quant à elle, séduit les amateurs marocains férus de nouvelle peinture nord-africaine.

 

Témoignages des organisateurs

« Depuis des années, j’habille les murs et les suites du Palace Es Saadi avec les œuvres des peintres contemporains marocains que je collectionne avec passion. C’est pourquoi ce fut une grande émotion d’assister au dialogue, qui s’est établi avec les œuvres venues d’ailleurs, proposées par les galeries de Marrakech Art Fair. Cet événement a rempli sa mission : ce fut un véritable festival qui a rendu hommage à l’art et aux artistes. » (Elisabeth Bauchet-Bouhlal, propriétaire du Palace Es Saadi)

« Je me réjouis que cette première édition de Marrakech Art Fair ait représenté des oeuvres occidentales aux côtés d’expressions artistiques venant du continent africain et du monde arabe. Montrer la richesse de la création de tout un continent, au-delà de ses frontières me tenait à cœur, depuis longtemps. Elle est particulièrement bien mise en valeur par l’exposition 'African Stories', pour laquelle nous avons fait intervenir un bâtiment emblématique situé sur la place Jama El Fna. C’est aussi le cas de l’exposition « Résonances », au Musée de Marrakech et qui a été rendue possible grâce au concours du CCME (Conseil de la Communauté Marocaine à l’Etranger). Ces expositions, inaugurées pendant Marrakech Art Fair, montrent un formidable potentiel de création, que je tenais particulièrement à mettre en lumière. » (Hicham Daoudi, fondateur de Marrakech Art Fair).

 

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