Publié par Paddythèque

Du 7 septembre au 6 octobre 2010, le Groupe Passerelle organise la seconde édition d'Oplineprize, une opération à la fois virtuelle et réelle, qui permet l’accès de tous à l’art contemporain et favorise la rencontre des publics, avec les oeuvres du XXIe siècle, grâce au numérique.

 

Capture-d-ecran-2010-07-22-a-15.52.27.pngOpline met à l’honneur les structures qui défendent l’art contemporain et le numérique comme nouveau diffuseur d’œuvres artistiques. Grâce à la diffusion numérique, il permet une meilleur vision de l’art contemporain auprès des publics n’ayant pas coutume de se rendre dans les musées et permet d’élargir l’audience des nouveaux créateurs. Il permet une démocratisation de la culture grâce l’élection directe du lauréat par les internautes sur le net.

Le prix Opline d’une valeur de 5'000 euros est à partager entre l’artiste et la galerie, et un tirage au sort permet à l’un des internautes de recevoir une œuvre du lauréat d’une valeur de 1'000 euros.

En 2009, la première édition a connu un beau succès : 16 galeries bordelaises ont participé, plus de 7'000 internautes passionnés ont voté, et plus de 20'000 ont consulté le site. 

 

L'édition 2010

La thématique de l'édition 2010 est « Eternity ». Celle-ci doit permettre de mettre en exergue la question de la durabilité dans un monde ou le développement durable. Et ainsi faire le lien avec l’art dans les espaces publics, comme l’a présenté Dan Graham au parc des expositions de Paris.

Du 7 septembre au 6 octobre 2010, il sera possible de voter sur www.oplineprize.com. 15 galeries et structures réelles, 8 bordelaises, 5 parisiennes et 2 canadiennes et une virtuelle, Opline galerie, ont été retenues. 

> Galeries bordelaises : ACDC, Arret sur l’image, Ilka Bree, Cortex Athletico, DX, Eponyme, Espace 29 et Galerie d’Artois.

> Galeries parisiennes : Martine Aboucaya, Chez Valentin, Magda Danysz, de multiples et Dix9.

> Galeries canadiennes : Uquam (université Montreal) et Roger Bellamare Montréal.

Le prix sera officiellement remis par Alain Juppé, maire de Bordeaux le 8 octobre 18h, à la mairie de Bordeaux. Le même jour, une rencontre sur le thème «  Comment concevoir l’éternité dans un monde déterminé ? » sera organisée à 15h à l’auditorium de l’Entrepôt Lainé. Animée par Bernard Lafargue (professeur d’histoire de l’art et d’esthétique) et Allain Glykos (maître de conférence, écrivain), elle réunira Claudie Haigneré (Présidente d’Universciences), Nathalie Kosciusko-Morizet (Secrétaire d’état à la prospective et au développement de l’économie numérique auprès du 1er ministre), Roman Opalka, Philippe Lemoine (Président de Laser) et Michel Mendes France (Professeur émérite Université Bordeaux I).

      Opline-Prize.jpeg

 

Roman Opalka, invité d'honneur de l'édition 2010

En 1965, à Varsovie, Roman Opalka attend son épouse dans un café. Celle ci tarde à arriver. Ce temps mort lui donne la solution à son travail en gestation: il a l’idée de matérialiser la peinture du temps. Roman Opalka met alors le chiffre 1 en haut à gauche d’une toile. C’est le début de son «projet de vie».

« Ma position fondamentale, programme de toute ma vie, se traduit par un processus de travail enregistrant une progression qui est à la fois un document sur le temps et sa définition. Chaque détail qui appartient à une totalité ouverte du 1 à l’infini est désigné par mon nom et par une seule date (1965) suivi du premier et du dernier nombre portés sur la toile :

OPALKA 1965 / 1 - ∞ Détail …

Je compte de manière continue de 1 à l’infini sur des toiles de mêmes dimensions, à la main, au pinceau et à la peinture blanche sur un fond uni recevant pour chaque tableau suivant environ 1% de blanc supplémentaire. Arrivera donc le moment dans ma vie, du moins je l’espère, où je peindrai en blanc sur un fond blanc.

Chaque détail – tableau comporte la bande magnétique d’un enregistrement de ma vois prononçant les nombres pendant que je les inscris ainsi qu’une documentation photographique de mon visage établie quotidiennement après ma séance de travail ».

Sept années de réalisation de mon programme de tableaux comptés m’ont été indispensables, ainsi qu’une totale immersion de ma part dans cette entreprise, à laquelle je devrai me confronter durant toute ma vie, avant que je n’écrive ces quelques lignes citées plus haut : durée nécessaire à a compréhension et

à l’approfondissement de ses différents aspects structurels et techniques que j’avais été amené à saisir avant d’avoir marqué le premier chiffre sur le premier détail mais sans cette expérience suffisante qui me permettait enfin de définir, en pleine responsabilité une telle démarche et aussi comment l’accoupler à mon existence ou comment démarquer les limites du programme de celles de la vie.

Ce pari n’est pas un modèle à suivre mais à prendre en réaction à la situation actuelle où nous nous trouvons ; ce n’est pas non plus, une fermeture ; ce serait plutôt un regard qui approfondit mieux ce qu’il embrasse d’une seule fenêtre pour mieux comprendre celui qui regarde au lieu de se précipité*er vers une multitude de fenêtres pour voir, quoiqu’il en soit, toujours la même réalité et oublier l’essentiel. » (Roman Opalka)

 

> Résultat du Oplineprize 2010

 

Commenter cet article