Publié par Paddythèque

Le 8 janvier dernier disparaissait le peintre français Pierre Wemaëre, âgé de 96 ans. Après l’avoir présenté à ARPTARIS+GUESTS, la Galerie Guillaume (32 rue de Penthièvre - Paris 8) lui rend hommage du 26 mars au 15 mai 2010 en en lui consacrant une exposition personnelle titrée « Akanakka », du nom de la dernière série de toiles de l’artiste.                                       
 

Pierre WemaëreNé en Flandres en 1913, Pierre Wemaëre a grandi à Versailles et s’est mis à peindre en 1933 dans un style figuratif. Il devient en 1936 élève de Fernand Léger qui lui enseigne la simplification, la géométrisation des formes. Avec son grand ami Asger Jorn rencontré à l’atelier de Léger, il réalise en 1937 pour le maître « Le Transport des Forces » à l’occasion de l’Exposition internationale de Paris. Séduit par les travaux de Kandinsky, il s’affirme comme peintre abstrait à la fin des années 1930.
 
Pierre Wemaëre se distingue des courants abstraits d’après-guerre comme COBRA, en mêlant aux influences nordiques un foisonnement lyrique, des pulsions expressionnistes soulignées par l’emploi d’une palette riche, subtile et maîtrisée dans un raffinement très français. Dans son œuvre, les jaillissements, les empâtements, les fulgurances contrastent avec des plages fluides, des transparences et blancs subtils. Au-delà de ces compositions aux structures hardies, c’est un tempérament à la fois fougueux et intime qui transparaît… tout comme à travers ses titres, d’une poésie sensible et sibylline dont seul l’auteur a le secret. Au sujet de la peinture de Pierre Wemaëre, le poète belge Christian Dotremont écrira qu’elle « est comme un corps vivant, une croissance végétale, une formation organique qui respire et aspire, refoule et cristallise des informations, des fragments d’un tout à quoi elle aspire ».
 
C’est la troisième exposition personnelle que la Galerie Guillaume consacre à Pierre Wemaëre. Guillaume Sébastien présente ici les toutes dernières œuvres réalisées en 2009 par un artiste qui donne ainsi un ultime témoignage de continuité et de renouveau ; « des toiles d’une incroyable jeunesse », observe le galeriste.

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