Publié par Paddythèque

Sigalit Landau a été invitée à représenter le pavillon israélien de la 54e Biennale de Venise, organisée du 4 juin au 27 novembre 2011.

 

Sigalit-Landaue.pngLa démarche, engagée et poétique de Sigalit Landau (née en 1969 à Jérusalem) rend universelles des questions individuelles, philosophiques ou politiques. Pour y parvenir, elle associe souvent performances, installations, objets et films. Ses pièces ont la faculté de cristalliser en une image, un objet, des enjeux collectifs dont ses réalisations deviennent le symbole comme en témoigne par exemple l’immense notoriété de sa vidéo « Barbed Hula » ou elle apparaît, nue, sur une plage d’Israël faisant du hula hoop avec un cerceau en fil de fer barbelé.

Son œuvre a déjà fait l'objet de nombreuses expositions personnelles : au MoMA (2008, New York), à la Galerie Kamel Mennour (2008, Paris), au Kunst-Werke Institute for Contemporary Art (2007, Berlin)... Actuellement, l'artiste est présentée au sein des collections du Centre Pompidou, dans l'exposition collective « Elles@centrepompidou ». 

 

Un travail engagé sur l'eau

Depuis plusieurs années, Sigalit Landau s’est engagée dans une relation approfondie avec l’endroit le plus bas du monde, la mer morte (-456 mètres). Elle réagit, en artiste, aux terribles particularités de ce site qui, théâtre-même d’une catastrophe écologique en cours, est un lieu blessé par l’histoire comme par l’actualité du Moyen-Orient. C’est l’endroit qu’elle a choisi pour développer une œuvre singulière, nourrie par son attirance continue pour le rituel, le corps mais aussi la mémoire qu’elle met en scène en concevant une sorte d’archéologie du présent.

«  One man’s floor is another man’s feelings », le titre d’ores et déjà donné par l’artiste à son futur pavillon est une variation d'un dicton bien connu : « one man’s floor is another man’s ceiling ». On devine par cet intitulé que l’installation évoquera l’interdépendance entre les humains et le partage des richesses.

L’eau qui parcourra le pavillon, comme le sang qui irrigue les corps, ne sera pas seulement celle qui manque à un milliard d’humains, mais aussi la métaphore de la connaissance, du partage et des sentiments qui nous lient les uns aux autres et organisent la communauté de nos destins. Comme du sel qui se déposerait sur un objet ou sur une blessure, le parcours que Sigalit Landau conçoit pour la Biennale cristallisera les craintes et les espoirs de ces temps incertains.

Le commissariat du pavillon israélien est assuré par Jean de Loisy et Ilan Wizgan.

 

[Visuel : Sigalit Landau, DeadSee, 2005. Video, 11’’39’. © Sigalit Landau. Courtesy the artist and kamel mennour, Paris]

 

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lynda Bellity 01/03/2011 12:39


Nous cherchons les coordonnées téléphoniques de Sigalit Landau (en Israël, en France ou ailleurs) afin de l'inviter à participer à un projet d'art plastique important.
Merci de transmettre


Florence 28/10/2010 11:48


De magnifiques pièces de cette artiste étaient présentées sur le stand de la galerie Kamel Mennour lors de la dernière FIAC. Lors de mes deux passages, j'ai eu l'occasion d'en voir deux magnifiques
: une bicyclette recouverte de sel de la Mer morte et une superposition de portes trouées au même endroit ! Cette artiste a vraiment de très bonnes idées, et ses réalisations sont remarquables. A
suivre avec beaucoup beaucoup d'attention !