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Art contemporain - International

Jeudi 26 août 2010 4 26 /08 /2010 13:07

Du 6 septembre au 17 octobre 2010, le musée d’Art moderne de Moscou (Russie) présente l'exposition « Res publica » réunissant près de 70 œuvres de 25 artistes français et étrangers issues de la collection du Centre national des arts plastiques.

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Aujourd’hui, les artistes s’affichent en tant qu’acteurs d’un débat public et nous interrogent sur ce qui nous lie les uns aux autres. Vivre ensemble c’est aussi et surtout vivre avec les différences. Quels regards les artistes posent-ils sur la communauté, nos manières de vivre ensemble, l’engagement des uns pour des « causes communes » et des autres pour leur contestation ?

Comment la poésie des œuvres peut-elle nous amener à porter un autre regard sur notre quotidien ?

Les œuvres choisies pour « Res publica » appellent à l’interprétation de notre présent et proposent de réfléchir aux questions relevant du gouvernement de soi et des autres, du « bien commun » dans une perspective sociopolitique large touchant aux notions de territoire, de protestation, de dialogue et d’utopie.

 

Artistes

Francis Alÿs, Eleanor Antin, Renaud Auguste-Dormeuil, Thomas Bayrle, Guy Ben-Ner, Rebecca Bournigault, Rineke Dijkstra, Julien Discrit,Mounir Fatmi, Claire Fontaine, Yona Friedman, Cyprien Gaillard, Jochen Gerner, John Giorno, Fabien Giraud & Raphaël Siboni, William Kentridge, Jan Kopp, Pascal Lievre, Olivier Menanteau, Deimantas Narkevicius, Eva Nielsen, Raymond Pettibon, Henrik Plenge Jakobsen, Bruno Serralongue et Caecilia Tripp. 

 

L’Année France-Russie 2010

Organisée simultanément dans les deux pays, l’Année France-Russie 2010 vise, avec plus de 350 événements, à faire découvrir les diverses facettes de la Russie en France et de la France en Russie.

La Russie est conviée à présenter sur l’ensemble du territoire français la richesse de sa culture, à travers un ensemble de manifestations portant sur le patrimoine comme sur la création contemporaine. De même, le programme français en Russie vise à faire mieux connaître notre pays tel qu’il est aujourd’hui.

Préparée par une étroite collaboration entre les deux états, cette Année aspire à élargir la vision que Français et Russes se font du pays partenaire grâce à une multi- tude de projets portés par les responsables politiques, les acteurs économiques, les professionnels de la culture et les artistes, la société civile et les médias.

Cette année 2010 doit ainsi permettre d’explorer les liens historiques et vivants qui unissent la France et la Russie, d’encourager des rencontres et des coopérations inédites, et de susciter un vaste débat d’idées de Brest à Vladivostok.

 

[Visuel : Bruno Serralongue, Mr. Joe Shirley Jr., Président de la Nation Navajo, Salle de conférence de presse, Media Center, KRAM. PALEXPO, Tunis, 18.11.2005, 2005]


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Mardi 20 juillet 2010 2 20 /07 /2010 08:40

Du 20 juin au 26 septembre 2010,  l’Académie de France à Rome - Villa Médicis réunit des œuvres de deux grands maîtres de l’histoire de l’art, Ellsworth Kelly et Jean-Auguste-Dominique Ingres.

 

Kelly---Ingres.pngA travers cette exposition, il ne s’agit pas de comparer deux styles ou deux genres de formes, mais bel et bien de comprendre quelles relations de travail lient cet artiste abstrait qui figure parmi les plus importants au monde depuis la fin des années 1940, et le peintre français.

 

Les deux artistes

L'artiste américain Ellsworth Kelly (né en 1923) — qui a initié un renouvellement de l’abstraction depuis les prémices de son travail à la fin des années 1940 — a tissé au fil de son oeuvre des liens profonds avec la France : il y a vécu de 1948 à 1954, et a par la suite entretenu un rapport constant avec la culture française. S’il a déjà fait l’objet de nombreuses rétrospectives dans les musées américains, allemands, suisses, anglais et français, son travail n'a que peu été montré en Italie, hormis ses participations à la Biennale de Venise, en 1966 pour la première fois, en 2007 pour la dernière.

Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) a quant à lui dominé l’histoire de la peinture française pendant la plus grande partie du XIXème siècle, malgré la contestation de nombreux rivaux, notamment romantiques. S’il est généralement associé au néoclassicisme, sa postérité ne se trouve cependant pas exclusivement parmi les artistes de l’Académie des Beaux-Arts. Il a en effet profondément marqué la génération impressionniste (Renoir, Degas) et l’exposition qui lui fut consacrée à Paris en 1905 a eu une influence directe sur l’oeuvre de Matisse et sur celle de Picasso. Ingres a été pensionnaire à la Villa Médicis de 1806 à 1810, avant d’en être le directeur, de 1835 à 1841.

 

L'exposition

Le parcours de l’exposition a été conjointement conçu par Ellsworth Kelly et Éric de Chassey, directeur de l’Académie de France à Rome, qui a déjà montré les oeuvres de l’artiste dans plusieurs expositions dont « Henri Matisse – Ellsworth Kelly. Dessins de plantes » (qui eut lieu en 2002 au Musée national d’art moderne, Centre Pompidou et au Saint Louis Art Museum, en collaboration avec Rémi Labrusse). Il s’organise moins comme une confrontation directe que comme une organisation favorisant l’enrichissement des regards.

La première salle montre trois portraits d’Ingres, dont le Portrait de Desdéban (1810, Musée de Besançon), peint à la Villa Médicis, auxquels est confrontée une toile d’Ellsworth Kelly, Blue curves. Les trois salles suivantes montrent la série la plus récente de l’artiste américain : six reliefs monumentaux dont la composition quasi-identique varie selon les couleurs (série « Curves »). La suite du parcours articule des dessins des deux artistes, en regroupements séparés.

L’œil et l’esprit des visiteurs sont successivement confrontés à l’un puis l’autre des deux artistes, sans comparaison directe mais de telle sorte que le souvenir de l’un habite le regard porté sur l’autre, et vice-versa.

 

Des points communs ?

L’exposition présente transversalement trois aspects inhérents au travail d’Ingres, que l’on retrouve chez Ellsworth Kelly.

  • Le rapport aux contours et à la forme : Ingres s’appliquait en premier lieu, tel un sculpteur, à la forme des personnages qu’il dépeignait (« nous ne procédons pas matériellement comme les sculpteurs, mais nous devons faire de la peinture sculpturale »). La forme, le contour, Ellsworth Kelly les accentue jusque dans ses dernières oeuvres (Curves) de 2009. On les retrouve aussi dans ses dessins de plantes et dans une série de portraits inédits qui seront présentés, frappant par leur caractère linéaire.
  • La sérialité et la recherche de la « bonne forme » : Les dessins d’Ingres sont souvent l’occasion d’observer la façon dont se met en place la composition finale par déplacements et essais, particulièrement pour les membres. Comme chez Ellsworth Kelly, la raison de cette démarche sérielle n’est ni guidée par l’iconographie ni par une volonté expressionniste mais par la recherche d’une oeuvre qui soit formellement juste, dans une autonomie complexe à l’égard du monde des choses.
  • La dualité entre fragmentation et unité : Chez les deux artistes, la capacité d’efficacité visuelle est frappante, les oeuvres atteignant la vision et l’esprit comme d’un seul coup. Elle coexiste pourtant avec une construction par addition de parties qui conservent leur lisibilité individuelle.

 

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Mardi 13 juillet 2010 2 13 /07 /2010 13:20

Suite au succès de la première édition ayant mis en valeur l'œuvre de Jean-Michel Othoniel, l’association The Monaco Project for the Arts confie, cette année, « The Project » à Carsten Höller. Du 9 juillet au 30 août 2010, l'artiste présente « L’exposition amanite tue-mouche » à l'école superieure d'Arts plastiques de la ville de Monaco.

 

Carsten Höller (né en 1961 à Bruxelles) est connu pour appliquer des procédures d’expérimentation scientifique à ses créations artistiques. Au travers d'installations qui posent un regard froid sur la situation humaine, l'artiste allemand tente de réconcilier biologie, éthologie et humanisme.

 

Carsten-Holler-Monaco.png

 

A l'école superieure d'Arts plastiques de la Ville de Monaco, il expose six ensembles d’œuvres autour du thème de l’amanite tue-mouche. Ceux-ci sont exposés dans les jardins, le patio, les salles d’exposition et de cours de l’école :

  • un collage de trois reproductions de champignons géants, l’un d’entre eux étant une Amanite tue-mouche (Giant Triple Mushroom, 2010) ;
  • une vitrine avec 24 répliques originales de champignons, la moitié étant des amanites tue-mouches (Doppelpilzvitrine, 2010) ;
  • une valise avec le plâtre d’une amanite qui pourra être placée par terre et se déplacera en fonction de l’énergie solaire (Pilzkoffer, 2008),
  • une composition de 6 photographies représentant une femme tenant une amanite et un renne (« Soma Series », 2008);
  • une série de 12 photogravures d’amanites tue-mouches dans leur environnement naturel (« Mushroom Print », 2003) ;
  • et enfin une vidéo montrant l’artiste sous l’influence des composants psychoactifs de l’amanite tue-mouche (Muscimol, 1996).

L’artiste a également demandé aux étudiants de l’Ecole Supérieure d’Arts Plastiques de contribuer à cette exposition en intervenant avec leurs propres projets autour du thème de l’amanite tue-mouche, de son histoire, de ses effets ou de sa signification culturelle. Ainsi, dessin, peinture, photographie, impressions, films, sculptures, objets… envahissent et saturent l’espace, dialoguant ainsi avec l’œuvre de Carsten Höller.

 

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