Du jeudi 27 janvier au samedi 30 avril 2011, le musée des Avelines (Saint-Cloud) offre carte blanche à Jef Aérosol, pochoiriste de rue de la première génération, dans le cadre de son cycle « Un artiste - Un univers ».
Suite à ses «
photo-graphismes » (1981), Jef Aérosol se lance dans la technique du pochoir. En 1982, ses premières œuvres apparaissent dans les rues de Tours. Et progressivement, elles fleurissent sur les murs
de nombreuses villes françaises (la rue Mouffetard à Paris) et étrangères (Londres, Luxembourg, Chicago, Venise, Amsterdam, Pékin, Tokyo, New-York, Rome, Zurich, Lisbonne...).
Aujourd'hui, Jef Aérosol est considéré comme l'un des chefs de file du « street art », mais il n'expose pas que dans la rue. Ses œuvres sur toile et sur papier sont également présentées en galeries. L'exposition au musée des Avelines est la première reconnaissance muséale pour l'artiste.
L'exposition est divisée en trois espaces :
- Jef Aérosol s'empare du mythe de la Tour de Babel dans une construction inédite d'empilement de boîtes en carton, sur lesquelles l'artiste positionne ses pochoirs à l'instinct, essentiellement
des visages.
- La petite salle d'exposition est transformée en une immense boîte en carton, un zoom qui projette le visiteur à l'intérieur même d'un des étages de la tour.
- Un accrochage « Galerie VIP » est proposé dans la grande salle d'exposition avec des pochoirs sur toiles et panneaux représentant des célébrités
Les animations proposées dans le cadre de cette exposition
60, rue Gounod - Saint-Cloud
01 46 02 67 18
La galerie Pierrick Touchefeu présente, du 4 au 28 novembre 2010, « As Flesh », une exposition de dessins de Dany Danino.
Dany Danino (né en 1971, vit et travaille en Belgique) est, depuis toujours, taraudé par la question de la figuration et de ses multiples avatars. Depuis peu, il
délaisse la matière picturale pour adopter un médium strict - le stylo à bille - et enchevêtre des formes très diverses (champignons nucléaires, cœurs, vagins...) dans des contours de boîtes
crâniennes.
Lorsqu'on regarde ses œuvres en détail, on se perd dans une profusion de lignes convulsives. Une forme définie se voit saturée de corps érotisés, de crânes individualisés voire de réminiscences historiques, artistiques, religieuses autant qu’intimes. Divers fantasmes sont mis à nu, dans lesquels l’individuel rejoint le collectif.
Ces motifs ont rejailli du fond de la mémoire ou sont puisés ça et là, dans divers médias – journaux, revues, ouvrages esthétiques ou historiques. Ils sont recopiés, puis retouchés et retravaillés sous forme d’esquisses et de carnets de croquis afin d’en cerner la substance.
Le crâne est quant à lui perçu comme une boîte de Pandore. Il est tout à la fois le siège de la conscience et le symbole de la vanité à laquelle nous sommes tous confrontés ('souviens-toi que tu vas mourir').
2 rue Marguerite Renaudin
92300 Sceaux
[Visuels - en haut : Dany Danino, Vanité au Christ, 2009. Stylo bille sur papier, 60x60 cm // en bas : Dany Danino, Vanité d'artiste, 2009. Stylo bille sur papier, 80x120 cm]
Le 30 septembre 2010, Philippe Pasqua inaugure The Storage, un espace consacré aux expérimentations artistiques collectives et innovantes ainsi qu'à son propre travail.
Situé à
Saint-Ouen-l'Aumône (Val d'Oise), The Storage est tout à la fois un espace de présentation, un lieu de stockage, un atelier, un lieu d'exposition muséal, et un jardin de sculptures
où seront notamment présentées ses dernières œuvres monumentales réalisées à Carrare. C'est aussi pour Philippe Pasqua un laboratoire, une plateforme de travail et de réflexion destiné
à favoriser rencontres, échanges et collaborations artistiques internationales.
The Storage sera ouvert à différents publics et consacré à la création contemporaine sous toutes ses formes : art contemporain, design, nouvelles technologies, photographie, architecture...
L'exposition inaugurale « Mea Culpa » [Une sélection d'œuvres majeures et inédites de Philippe Pasqua]
« Comme avant lui Bacon ou Freud, dont il a beaucoup médité l'obstiné travail de destruction-reconstruction du réel, Philippe Pasqua nous dit encore, surtout, l'essentielle étrangeté du monde et de la figure humaine » (Michel WALDBERG, Philippe Pasqua, éditions de la Différence, 2005)
Cela fait plus de vingt ans que Philippe Pasqua peint de manière quasi compulsive des corps et des visages. Ceux qui, comme Pierre Restany, l'ont connu à ses débuts ont tout de suite été frappés par la puissance physique et émotionnelle qui émane de ses toiles. Lorsqu'on jette un regard rétrospectif sur ce travail, on ne peut qu'être frappé par le caractère inéluctable et la cohérence du cheminement qui l'a mené jusqu'à ses œuvres les plus récentes présentées à l'occasion de cette exposition.
« Mez Culpa » résonne à la fois comme un aveu cinglant et une profession de foi. C'est l'expression de la passion éprouvée par l'artiste pour la figure humaine comme pour la matière de la peinture, la trace du dessin et la densité de la sculpture.
« Mez Culpa » est aussi, par-delà le spectacle des images, une interrogation, une question viscérale sur les moyens et les enjeux de la représentation du visage et du corps aujourd'hui.
Handicaps, différences, obscénité ou sacré... C'est le fruit d'une lutte, d'une tension entre ce qui est montrable et « toléré » et ce qui est « immontrable », socialement refoulé ou occulté.
Des portraits d'aveugles, des corps véhéments, des vanités : un ensemble récent de près d'une cinquantaine de tableaux, d'œuvres sur papier et de sculptures monumentales seront présentées à cette occasion.
Biographie de Philippe Pasqua
Philippe Pasqua est né en 1965 à Grasse. Il vit et travaille en région parisienne. Peintre et sculpteur, son travail débute au milieu des années 1980. Il est aujourd'hui considéré comme l'un des artistes les plus marquants de sa génération et de nombreux auteurs, tel Pierre Restany et Michel Waldberg entre autres, lui ont consacré d'importants essais et publications. Ses œuvres figurent dans de prestigieuses collections françaises et internationales et sont régulièrement présentes dans les grandes ventes publiques d’art contemporain.
Philippe Pasqua expose régulièrement en France et à l'étranger dans le cadre d’institutions culturelles publiques et privées. Deux de ses sculptures monumentales ont été récemment exposées à Paris aux Champs-Élysées et à Venise, pendant la dernière Biennale d’Art Contemporain. En 2010, son œuvre peinte a fait l’objet de deux rétrospectives majeures, l’une à la Fondation Ahlers à Hanovre (Allemagne, l’autre à Moscou au MMOMA, organisée en collaboration avec la galerie RX, Paris).
En septembre, outre l'inauguration du Storage, deux expositions sont programmées: à Paris, une exposition personnelle intitulée « Palimpsestes » à la galerie Laurent Strouk présentant ses dernières œuvres sur papier et l’autre à Singapour, dans le cadre d’une exposition collective où figurent, entre autres, des œuvres de Marc Quinn.
Une monographie consacrée à l’artiste sera très prochainement disponible (Skira Éditions, 2010, en collaboration avec la galerie RX et le MMOMA, Moscou).
The Storage
38, avenue du fond de Vaux - 95310 Saint-Ouen l'Aumône
Ouverture du lieu sur rendez-vous - tél. 01 39 09 99 23