Après une première
exposition « YIA – Young International Artists » en 2010 (une quinzaine d'artistes
émergents représentés chacun par leur galerie à Paris) et un hors les murs organisé à l'occasion de cette dernière FIAC (présentation du travail de Jean-Philippe Illanes), YIA
propose, en ce début d'année, une exposition de Regis-R intitulée « Transit ».
Actuellement présenté au Centre Pompidou dans le cadre du projet « Green Attitude - Studio 13/16 », Regis-R expose dans le nouvel espace éphémère du YIA :
Régis-R
A la frontière du design et de l’art contemporain, Régis-R est repéré depuis 2002 par Philippe Starck avec qui il travaille sur de nombreux projets.
Régis-R concentre son art sur la mise en valeur du déchet tout en interrogeant, au travers d’installations gigantesques, les maux et les déviances de nos comportements éventuels.
A l’heure où le déchet s’impose comme un problème de civilisation majeur, son travail naît au coeur d’une profonde conscience écologique et d’une volonté de donner à voir le déchet autrement.
Si Régis-R insiste volontiers sur nos maladresses et nos pulsions les plus dionysiaques, il s’agit premièrement d’entretenir un rapport privilégié avec le rebus. Véritable moteur d’une attitude et d’une démarche artistique, le déchet devient matière première de l’oeuvre. « Il n’y a qu’à ramasser » disait déjà Dubuffet ; dans le prolongement de ces avants gardes qui n’ont cessé de donner à voir la face cachée du monde, Régis-R se sert dans nos poubelles, nos oubliés, nos rejetés…
Fasciné par les objets, plastiques de préférence, les formes, les couleurs et mécaniques qui les composent, c’est tout naturellement que l’artiste s’attarde à opérer et assembler les éléments qu’il récupère. Après avoir été triés et archivés, ses rescapés subissent un premier travail très spontané de transformation et de modelage. Fondus, découpés, pliés, ils sont recomposés et réunis afin de créer un tout nouvel objet.
En inscrivant le déchet au sein de l’oeuvre, il accorde une essence nouvelle au rebus en lui permettant de ne plus être un simple échec de l’objet.
Si Bataille parle « de chute de l’objet », Dagognet affirme qu’ils aspirent tous au même processus d’abandon dès que l’image s’éloigne de son idéal.
« L’objet dépend tellement de l’image qu’il nous renvoie que dès que son image cesse et que nous n’en usons plus, il devient un déchet, un débris, une loque, ce qui signe sa pauvreté. »
Comme pour retrouver une signification perdue aux déchets, l’artiste leur permet d’exister non seulement au travers de formes nouvelles, mais aussi de fonctions et de symboliques lourdes de sens et d’interrogations.
L’objet ainsi recréé, devient un élément véritablement accompli, pour la mémoire des matières qu’il comporte, sa réinsertion dans un nouveau cycle, mais surtout pour le message qu’il délivre. L’objectif étant bel et bien d’inviter le spectateur à une prise de conscience ou une interrogation, c’est au travers de la mise en scène de ses objets que le travail va pouvoir enfin opérer : « Addictions » (Junk, Galerie W, 2009), « Recherche de la richesse et du pouvoir » (Piuttosto Crepare, Milan, 2009), « The Party is Over » (Centre Pompidou, Paris, 2008), « Back To The Caves » (Centre Pompidou, Paris, 2009), « Inside Out » (Since Gallery, Paris, 2010), « Green Attitude » (Centre Pompidou, Paris, 2011) ; les installations participent à mettre à jour ces comportements qui nous sont propres.
Ce discours social et contemporain naît au œur d’une mise en scène ultra narrative.
Face à un récit à la fois tragique et sarcastique, le spectateur n’a d’autre choix que de se confronter avec les symboles et les images que sous entendent les installations de Régis-R. L’exagération des dimensions des oeuvres renforce la volonté de l’artiste à déclencher ce choc. Le travail de Régis-R ne consiste pas seulement à accommoder nos restes, il permet aux déchets de s’accomplir en nourrissant ses interrogations sociales. Il nous met face à nos propres responsabilités et nous invite à prendre conscience des enjeux de notre existence.
Lucile Fay.
Nouvel espace éphémère du YIA
Du 12 au 14 puis du 19 au 21 janvier, de 11h à 20h
Des rdv privés peuvent être pris tout au long de la période d'exposition, du 7 au 23 janvier
Tél. +33(0)6.10.61.95.70
11, rue Chapon
75003 Paris
Unique à Paris, l’American Center for the Arts est un lieu dédié au rapprochement entre
la France et les Etats-Unis, avec une ouverture sur le monde. Il s'intéresse à l’art sous toutes ses
formes : arts
plastiques, musicaux, performances etc.
L’American Center for the Arts répond au besoin fondamental de l’artiste d’élargir son réseau et de traverser les frontières. Il est basé au sein de la Dorothy’s Gallery, la plus américaine des galeries parisiennes.
Ses missions :
American Center for the Arts
27 rue Keller
75011 Paris
Tél. +33 1 43 57 08 51
americancenterforthearts@gmail.com
americancenter-arts.com
La seconde édition de CHIC Art Fair, enrichie d’une section Photo et de nombreux événements in situ
et hors de la Cité de la Mode et du Design, s’est imposée comme un événement majeur incontournable de l’automne culturel parisien.
Les 58 exposants français et étrangers — qui ont présentés des artistes émergents et établis — ont permis au salon d'accueillir 30% de visiteurs de plus que l’an dernier, soit près de 15000 visiteurs. 300 journalistes, des acteurs majeurs du monde de l’art, institutionnels et privés, des collectionneurs avertis, des curieux de l’art actuel et des amateurs...
En tout, 508 oeuvres de 10 à 7'000 euros ont été vendues.
Parmi les œuvres et artistes remarqués :
Des événements et instants appréciés :
Le Prix CHIC Photo :
Concours La Tribu des Artistes, Canson & Azart Photographie - Sous la présidence de Gérard Rancinan
Sur 445 oeuvres de 150 participants :