Magazine culturel sur l'actualité de l'art contemporain

Art contemporain à Paris

Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /2010 14:18

Du 4 septembre au 23 octobre 2010, Marlène Mocquet présente des céramiques et des peintures lors de sa troisième exposition à la Galerie Alain Gutharc. Le visiteur se retrouve happé dans un monde entre rêve et cauchemar, humanité et animalité, idéalisation et monstruosité...

 

Marlene-Mocquet----Galerie-Alain-Gutharc.jpgLa confrontation à un grand espace, lors de son exposition personnelle au musée d’Art contemporain de Lyon (février - avril 2009), a réveillé chez Marlène Mocquet le désir de la sculpture et le besoin d’expérimenter des volumes, des matières et des textures. 

Pour Marlène Mocquet, la céramique et la peinture se complètent, se nourrissent et s’enrichissent. Le travail en volume répond à la préoccupation de l’espace dans ses tableaux, au souci de la composition, voire même de la perspective. Il lui permet aussi de concevoir l’intérieur et l’extérieur, l’avant et l’arrière, les plans imbriqués, comme lorsqu’elle réalise ses tableaux dans le tableau, l’histoire dans l’histoire...

Marlène Mocquet part de la tâche, de l’éclaboussure, de l’accident. La céramique émaillée offre l'inattendu, la surprise. Les couleurs sont obtenues après cuisson, après passage au four. Des règles strictes régissent celles ci, mais la part d’aléatoire et l’accident sont des composantes dont l’artiste joue pour donner corps à un monde complexe où la petite fille à la robe rouge semble avoir cédé la place à un personnage doré...

Dans sa peinture, comme dans sa sculpture, sous couvert d’une facture faussement enfantine et donc à priori inoffensive, l’univers de Marlène Mocquet oscille et bascule entre légèreté et étouffement, élévation et écrasement, apparition et enfouissement, humour et drame. Ces sentiments contraires perturbent la perception et font germer l’intrigue. On retrouve son plaisir de faire, de créer et de nous embarquer dans ce monde sans en dévoiler les secrets. Elle nous propose d’ouvrir des portes sans en donner les clefs, nous laissant maître de l’appropriation des oeuvres...

 

Actualité de Marlène Mocquet 

  • Manufacture Nationale de Sèvres (« Circuit Céramique à Sèvres, La scène française contemporaine », du 14 septembre 2010 au 10 janvier 2011) 
  • Biennale de Shanghai, au Art Museum (du 23 octobre 2010 au 28 février 2011)

 

Informations pratiques 

 Galerie Alain Gutharc

7, rue Saint-Claude - 75003 Paris


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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /2010 16:40

Situé à deux pas de la place Clichy dans une ancienne salle de bal des années folles, l'espace du BAL (projet de l'association des Amis de Magnum Photo, présidée par Raymond Depardon) a pour vocation de faire découvrir au public des travaux d'auteurs engagés dans la représentation du réel par l'image, sous toutes ses formes et dans ses écritures les plus stimulantes.  

 

Le-Bal« Notre rêve est d'ouvrir à Paris un nouveau lieu dédié à l'image-document, à l'emplacement d'une ancienne salle de bal derrière la place de Clichy. Un lieu d'exposition, de confrontation et d'interrogation des multiples approches possibles du réel, un lieu en résonance avec l'histoire en marche. » (Raymond Depardon - Président du BAL)

Rénové par un duo de jeunes architectes, Caroline Barat et Thomas Dubuisson (Agence SEARCH), le BAL proposera une lecture inédite du monde contemporain grâce à des œuvres documentaires singulières (essais, typologies, albums, pamphlets, récits, détournements...), explorera de nouvelles formes visuelles et proposera des temps de réflexions mettant l'accent sur l'histoire sociale et culturelle des images où se tissent des implications politiques et enjeux esthétiques.

 

Les 4 principales missions du BAL

> Une mission de programmation

  • Découvrir des travaux historiques méconnus, de nouveaux projets de talents confirmés ou de jeunes auteurs ; 
  • Favoriser le dialogue entre les médias par la confrontation d'oeuvres de photographies, vidéastes et cinéastes ;
  • Organiser une programmation cinéma hors les murs en partenariat avec le cinéma des cinéastes, voisin du BAL ; 
  • Inviter des artistes et des commissaires indépendants à concevoir des projets d'expositions exigeants et audacieux ;
  • Coproduire des expositions avec des institutions partenaires, françaises et étrangères (de 3 à 4 cycles d'exposition par an).

 

> Une mission de réflexion : le BAL LAB

  • Susciter des débats et rencontres autour de la programmation des expositions ;
  • Organiser des conférences et séminaires pour penser les modalités de conception, production, diffusion et réception des images-documents ; 
  • Ouvrir la réflexion à des intervenants de tous horizons (sociologues, historiens, juges, géographes...) ; 
  • Organiser des soirées performances pour se confronter autrement aux oeuvres ; 
  • Travailler en partenariat avec des universités françaises et étrangères pour susciter des échanges autour de visual studies.

 

> Une mission d'éducation : la fabrique du regard

  • Former les enfants et les adolescents à la lecture des images: plus de 3000 écoliers, collégiens et lycéens de la région Ile-de-France sensibilisés aux actions du BAL depuis 2008 ; ceux-ci sont principalement issus d'établissements de l'éducation prioritaire ; 
  • Concevoir des programmes pilotes avec les enseignants et les équipes pédagogiques Former les enseignants à la pédagogie de l'image ; 
  • Organiser une fois par an un séminaire automnal autour des enjeux de la création documentaire, à destination des enseignants, des professionnels et du public ;
  • Proposer des programmes de formation pour tous les publics.

 

> Une mission d'édition

  • Coéditer des catalogues d'exposition et monographies d'artistes ; 
  • Proposer deux titres par an de "l'anti-collection": un graphiste de talent s'empare d'une oeuvre jamais publiée et conçoit un livre d'artiste en duo avec l'auteur ;
  • Publier des actes de séminaires et tous types de supports de réflexion liés aux activités du BAL LAB.

 

Parallèlement à ces missions, le BAL offrira deux espaces de rencontres et de vie : 

  • LE BAL BOOKS // Afin de donner une juste place au livre, forme d'expression privilégiée par les photographes, la librairie du BAL proposera une sélection pointue d'ouvrages historiques et contemporains, avec un accent particulier sur les livres rares ou peu diffusés en France, un choix de films et de vidéos qui ont marqué l'histoire du document de création sera également disponible. Le BAL BOOKS sera un espace dynamique où se rencontreront le public, les auteurs, les graphistes et les éditeurs.
  • LE BAL CAFE // Un trio de jeunes restaurateurs franco-britanniques, ayant participé à la création de Rose Bakery (Paris) offira une carte du jour gourmande, originale, abordable, aux accents très british. Un espace de plaisir pour déguster, se retrouver, travailler (espaces en Wi-Fi) ou consulter les revues françaises et internationales sélectionnées par le BAL BOOKS.

 

Informations pratiques

Le BAL

6, impasse de la défense (au niveau du 20, avenue de Clichy)

75018 Paris - M° Place de Clichy - lignes 2 & 13 / Bus 54, 74 & 81


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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /2010 16:48

Intitulé « Studio 13/16 », l'espace conçu par Mathieu Lehanneur pour les adolescents ouvre ses portes à partir du 11 septembre 2010 au Centre Pompidou. Cette proposition - forcément risquée pour un musée lorsqu’il s’adresse à une population par essence aussi volatile que les ados - trouve une réponse fonctionnelle et formelle basée sur l’ergonomie du désir. 

 

16-par-Mathieu-Lehanneur.jpg« Je rêvais d’un lieu qui soit pensé et construit comme un studio de télévision, de cinéma ou de musique. Je voulais que cet espace pour les ados offre le même potentiel d’action et de création que ce type de lieux professionnels. Loin d’une tentative de reconstituer un hypothétique style 'ado', je n’ai gardé de l’adolescence que ce désir – et parfois cette capacité – de distordre les choses et les lieux. J’admire cette manière unique d’assouplir le monde pour mieux s’y intégrer. Et ce qui est vrai pour une ville ou un vêtement, l’est plus encore pour une institution comme le Musée… » résume Mathieu Lehanneur.

Après le bureau de David Edwards pour le Laboratoire (2009) conçu comme une salle de musculation intellectuelle, c’est sur une échelle décuplée de 210 m2 que Mathieu Lehanneur applique une méthode intégrant autant les besoins fonctionnels, physiques que psychiques des utilisateurs.

« Visuellement et pratiquement, le Studio 13/16 est un lieu souple, presque élastique. Tout ici semble en mouvement ou prêt à l’être. Un immense gril technique noir (plus de 120 m) se déploie sur la totalité du plafond pour accueillir tout le matériel de sons et lumière.  Il permettra d’y installer également des œuvres, des écrans et tout ce qu’il reste à imaginer. Dessinant des courbes, des 'twists' et des 'loops', il devient, suspendu, un impressionnant roller-coaster inversé. » Des meubles mobiles en tôle ajourée / perforée pour intégrer la technique (DVD, Hifi, etc..) viennent compléter cet espace central à la tonalité backstage

La magie de l’état adolescent, cette promesse en mouvement perpétuel, trouve un lieu à sa mesure formelle et fonctionnelle. De part et d’autre de l’entrée, deux espaces lounge dessinés comme des reliefs. Semblant directement sorti d’un tube de dentifrice, ces surfaces permettent et invitent à toutes les postures possibles. Loin du fauteuil ou du canapé, nous sommes ici sur un paysage, une mer, un terrain vague. Des blocs média ponctuent ces espaces avec des écrans de vidéosurveillance inversés (ce sont les ados qui observe le centre Pompidou) et du contenu vidéo, ils disposent également de prises iPod pour s’y brancher et diffuser de la musique de façon zénithal et extrêmement précise par un système de laser sonore : deux ados ou groupes peuvent donc écouter leur propres musiques côte à côte sans entendre celle du voisin.

Accueillis dès l’entrée par ce vocabulaire qui se joue des codes multi médiatiques (marquage laser type night club, projection vidéo), les adolescents seront littéralement aspirés par un sas en forme de gigantesque soufflet d’appareil photo version chambre noire. Un véritable « aspirateur à adolescent » comme le suggère avec humour l’agence de Mathieu Lehanneur qui attend désormais ces crash testeurs pour vérifier toute l’ambition du lieu.

« Je ne veux donc pas trop présager de la façon dont les ados vont 'habiter' ce lieu. Je voudrais juste qu’ils y glissent depuis la Piazza jusqu’au Forum Bas de façon naturelle, comme une attirance. Je voudrais aussi qu’ils puissent s’y retrouver, élaborer, s’y draguer, se surprendre eux-mêmes, ou s’y endormir… Je voudrais enfin que dans le domaine de la création, le Studio 13/16 réussisse là où le collège et le lycée ont échoué. »


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